HEAVY WEEKEND DAY 3 – Electric Callboy, Three Days Grace, Ice Nine Kills, Shaârghot, Live Review

7 juin 2026. C’est le dernier jour du Heavy Week‑End, et pas le temps de souffler après les baffes monumentales du vendredi et du samedi.

Le festival remet les pendules à zéro avec un dimanche résolument éclectique rythmé plutôt par le metal core – electro core taillé pour secouer les festivaliers jusqu’au dernier riff . Shaârghot, Ice Nine Kills, Three Days Grace et Electric Callboy sont au programme.

Le soleil est au rendez-vous et l’ambiance est chaude. La journée s’annonce comme le sprint final d’un marathon heavy parfaitement lancé.

17h30 Il est temps de plonger dans l’univers cyber punk de Shaârghot. Le décor est sombre brut, crasseux, taillé pour une descente directe dans un futur en ruine façon Mad Max. Une brume d’un vert inquiétant rampe sur la scène, comme un avertissement toxique venu d’un autre monde.

Deux créatures insectoïdes, Mantis, tout droit sortis d’un épisode de Star Wars débarquent sur scène, lames en guise de bras, prêtes à trancher l’air et l’imagination. Le ton est donné : bienvenue dans le monde délirant de Shaârghot, où le métal indus fusionne avec la fureur d’un futur post-apocalyptique.

Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, petite parenthèse : Étienne Bianchi, alias The Shaârghot mutant à la peau noire et verte tisse son univers en musique : l’histoire d’un anti‑héros éponyme évoluant dans Great Eye, une cité‑ruche dystopique rongée par le contrôle et la décadence. Traumatisé et remodelé par une expérience scientifique qui l’a défiguré autant qu’elle l’a éveillé, le mutant et ses guerriers « les shadows » se dresse contre le régime autoritaire qui étouffe la ville.

Le voilà donc sur scène accompagné par O. Hurt/U à la batterie, Brun’o Klose à la guitare, Clem-X – basse et chœurs, B-28 – percussions, guitare et aussi Aliaume Giret alias Skarskin, un personnage danseur, une sorte de souffre-douleur officiel qui distribue de la peinture noire, des billets et des maladresses volontaires, transformant les premiers rangs en citoyens de la dystopie Shaârghotienne. Et qui plus tard dans le show se fera exécuter par le Shaârghot.

Peints en noir, costumes et masques cyberpunk, regards carnassiers, les musiciens happent instantanément l’audience et déclenchent un chaos où chaque geste semble chorégraphié pour dérégler la réalité.

Le groupe balance une énergie folle, intense, physique. Leur show ressemble à une décharge électrique, une dancefloor où les riffs martiaux crépitent – la guitare Brun’o Klose crachant des étincelles à chaque assaut, les beats électro irradient et les synthés lacèrent. C’est un cocktail explosif mêlant métal électro et punk, porté par des influences majeures comme Rammstein, The Prodigy ou encore Punish Yourself.

Les musiciens bougent sans arrêt parcourant la scène en long et en large. B-28 frappe fort dans se claviers et se tortille dans tous les sens comme un lion en cage.

Shaârghot possédé, véritable guerrier en transe, déborde d’une énergie brute qu’il injecte sans relâche dans la foule, qu’il galvanise à chaque seconde.

La set list composés par des titres extrais des 3 albums du groupe :  Kill Your Gods, Break Your Body, Now Die!!!, Great Eye  Let Me Out s’enchainent et déclenchent une l’émeute organisée dans la fosse : circle pits, slams, pogos, bonds synchronisés, mur de la mort improvisé. Pas sure que tout le monde s’attendant à un tel chaos dès le premier show de la journée !

Dommage qu’avec la lumière du jour, la fumée trop épaisse et tout ce noir sur scène, on distingue à peine ce qui s’y passe si on s’éloigne trop dans la fosse ou depuis les gradins.

Après quarante minutes de rage scénique tellement contagieuse Shaârghot peut se vanter d’avoir ouvert cette journée avec un show complètement addictif. Le public est désormais prêt pour la suite.

20 minutes de pause et à 18 h 30, Ice Nine Kills débarque sur scène et sans préambule  nous invite d’assister à une succession de scènes de films d’horreur cultes en puissantes sonorités de metalcore mélodique et symphonique.

Originaire de Boston et mené par Spencer Charnas, seul membre d’origine depuis 2002, le groupe dédie ses albums aux classiques du genre, d’American Psycho d’Hitchcock à Scream, du Silence des Agneaux à Matrix.

Dès les premières secondes avec Meat & Greet et un Hannibal Lecter en camisole amené sur scène, la machine INK se met en route.

Tronçonneuses, couperets à viande, clowns tueurs, bras coupés brandis comme des trophées : rien n’est trop extrême pour ces malicieux de Boston. Les écrans qui encadrent la scène permettent aux fans de savourer chaque détail du carnage. Les effets pyrotechniques explosent de temps en temps et transforme la fosse en fournaise.

Le set est sanglant, théâtral et la musique redoutable débordant de riffs tranchants, de breakdowns irrésistibles et des refrains fédérateurs.

Spencer Charnas, caméléon absolu, incarne chacun de ses personnages que ça soit Freddy Krueger ou Patrick Bateman avec une conviction totale. Il passe d’un costume à l’autre, d’un meurtre à l’autre, d’un univers à l’autre, comme s’il changeait de peau.

Le public, lui, est en transe : les fans hurlent à chaque morceau. Des circle pits simultanés, de walls of death, crowd surfing frénétique. Les nombreux fans qui attendaient INK de pied ferme ne sont pas déçus.

Chaque titre est accompagné d’une mise en scène délirante et l’arrivée d’un personnage différent. The Great Unknown propose un combat façon Matrix. The Shower Scene recrée la scène culte de Psychose. Wurst Vacation rend hommage à Hostel. Et A Work of Art atteint un sommet de folie avec l’arrivée d’Art the Clown du film Terrifier qui effectue une césarienne à la tronçonneuse et fait tournoyer le « bébé » par son cordon ombilical. On touche ici au grand-guignol assumé.

Une surprise de taille vient électriser encore plus la foule : Alissa White‑Gluz, ex‑Arch Enemy, rejoint Spencer pour deux titres. Sa présence, sa voix, son charisme déclenchent une nouvelle vague d’euphorie dans la fosse.

Objectivement, c’est un show impressionnant avec un set carrée et un délire gore parfaitement orchestré mais personnellement, je n’adhère pas totalement : trop de choses sur scène, trop de distractions, trop de spectacle pour vraiment écouter la musique comme elle le mérite.

Mais peu importe : le public, lui, vit un bon moment. Et c’est bien là que réside la force d’Ice Nine Kills : offrir un show que personne n’oubliera, un film d’horreur en live, un chaos jubilatoire où le metalcore devient cinéma.

crédit : GregH Photographer/GDP

Après deux groupes résolument tournés vers le metalcore moderne plutôt violent, l’atmosphère bascule vers un rock- métal alternatif massif, accrocheur, taillé pour les stades avec THREE DAYS GRACE.

Le contraste est immédiat. Plus de surenchère visuelle, plus de chaos scénique : place à un groupe qui frappe avec des hymnes, des mélodies solides et une énergie brute qui parle à tout le monde. Et visiblement, les Canadiens ont une fan base française fidèle, venue en nombre jusqu’à Nancy pour les retrouver car le public est euphorique.

Three Days Grace c’est une formation qui a traversé une histoire peu commune. Formé en 1997, le groupe Canadian a connu un succès colossal, a perdu son chanteur emblématique Adam Gontier, a poursuivi sa route avec Matt Walst… avant de réintégrer Adam en 2024.

Pour ma part, je ne les ai captés que l’an dernier avec leur album Alienation, une claque totale. Depuis, je brûlais d’impatience de les voir enfin sur scène.

Le set démarre avec Dominate, extrait du dernier album. Le groupe sonne immédiatement carré, précis, aussi solide que sur disque. Puis arrive Animal I Have Become, avec sa ligne de basse extraordinaire et la fosse explose. Les chants collectifs montent comme une vague, les bras se lèvent. Il ya une communion impressionnante qui s’installe entre le groupe et le public.

Depuis le pit photo, entendre la foule reprendre chaque mot, c’est impressionnant ! Même les musiciens semblent saisis par l’ampleur du moment, surpris et galvanisés par cette marée de voix qui porte la chanson.

Three Days Grace déroule une succession de titres connus par cœur par les fans : So Called Life, Break, I Am Machine, I Hate Everything About You, Just like you… Une avalanche de tubes, sans temps mort, sans baisse de régime.

Le groupe navigue entre puissance brute et moments plus introspectifs. Pain et Kill Me Fast notamment installent une tension émotionnelle très forte.

Les deux chanteurs se partagent parfaitement le rôle de frontman avec une fluidité déconcertante. La force du concert tient beaucoup à leur complémentarité vocale. Juste deux voix, deux présences, deux énergies qui se complètent et amplifient la puissance du show.

Matt Walst apporte une couleur plus mélodique, plus aiguë, parfois ponctuée de cris qui dynamisent les refrains. Adam Gontier, lui, conserve cette voix rugueuse, profonde, chargée d’émotion.

Ensemble, ils créent un duo vocal rare dans le rock moderne : harmonies impeccables, alternance naturelle, intensité partagée. Adam prend même le temps de revenir sur son départ en 2013, son retour, et de dire toute sa gratitude envers le groupe — et envers Matt — d’avoir gardé la flamme vivante.

Barry Stock, fidèle barbu à la collection de guitares impressionnante, enchaîne les soli mémorables et distribue des médiators à chaque fin de morceau. Brad Walst et Neil Sanderson assurent une section rythmique impeccable, donnant au set une cohésion totale.

Le public, moins violent que sur les groupes précédents, garde pourtant l’énergie constante : mains levées, chants massifs, quelques circle pits, des sauts en cadence. Il réagit avec une chaleur et savoure chaque seconde, scandant « Three Days Grace » entre les morceaux.

Never Too Late devient un moment suspendu, chanté avec une intensité presque douloureuse. Puis Riot vient tout balayer dans un chaos contrôlé, transformant la fosse en un champ de sauts, de pogos.

Three Days Grace délivre un rock alternatif pur, elegant et efficace, fédérateur, porté par une double voix qui transforme chaque titre en moment fort.

Une performance sincère, puissante, parfaitement calibrée pour un festival de cette ampleur. Près de trente ans après leurs débuts, les Canadiens prouvent qu’ils savent toujours faire vibrer une foule entière — et que leur usine à tubes n’a rien perdu de son impact. Mon grand coup de cœur du Heavy Weekend.

On a une heure devant nous pour faire un dernier tour dans l’enceinte du festival, choper un souvenir, recharger les batteries… le tout porté par l’excellente playlist de Mathieu David (Rolling Stone France), qui pour la troisième année joue les DJ entre les sets. Une bande‑son impeccable pour accompagner ce dernier tour de piste avant le grand final.

Les fans d’Electric Callboy affluent par vagues, nombreux et souvent déguisés à l’image de leur groupe préféré. On remarque aussi beaucoup plus d’enfants sur le site que les jours précédents, donnant à cette fin de journée une ambiance encore plus festive et familiale.

22 h. Et voilà qu’ELECTRIC CALLBOY débarque pour transformer le Zénith en une zone de turbulence multicolore et festive où le métal, la techno et l’humour fusionnent dans une orgie d’énergie pure.

Le public, déjà survolté après trois concerts d’anthologie, explose littéralement au moment où le rideau frappé de l’inscription « TANZNEID » s’effondre. En une seconde, la scène se dévoile et la fosse bascule dans un déchaînement collectif.

Le Zénith devient rapidement une dancefloor titanesque, saturé de riffs fuzz qui crépitent comme des câbles sous tension. Les breakdowns frappent comme des uppercuts en plein sternum, tandis que les refrains pop electro déclenchent des salves de sauts frénétiques.

Les tubes s’enchaînent comme des bombes :  Tekkno Train, Hypa Hypa , Pump It, MC Thunder, Hurrikan, Revery, Hypercharged, Mindreader, MC Thunder II, Elevator Operator  c’est un marathon de hits survitaminées ou chaque drop électronique se transforme en riff métallique, chaque rupture brutale en refrain pop brillant.

Electric Callboy maîtrise son cocktail metalcore signature avec une précision chirurgicale.

Perruques, casques, tenues kitsch : doudounes futuristes, combinaisons de chef de train, tenues de sport fluo pour une séance d’aérobique 80s… Le groupe pousse le délire encore plus loin, tournant en dérision les codes sacrés du metal comme ceux de la pop culture, tout en gardant une puissance intacte et un groove qui ne faiblit jamais.

Les circle pits tournent à plein régime, turbines humaines en roue libre, et les walls of death explosent en vagues successives.

La frontière entre concert metal et rave techno se dissout : ce n’est plus un live, c’est une collision frontale entre deux mondes, un chaos dansant où tout se mélange et tout s’embrase.

Impossible de rester spectateur : l’énergie du groupe est un aimant, un vortex qui embarque tout le monde, sceptiques compris. Dans la fosse comme dans les gradins, ça danse, ça hurle, ça pogote.

Les effets scéniques ajoutent une couche de folie : canons à confettis, pluie d’étincelles, colonnes de flammes, visuels hyper-saturés sur les écrans LED…

Le groupe s’amuse aussi à revisiter des classiques :Still Waiting (Sum 41), All the Small Things (Bodies) ou encore une version lumineuse de  Everytime We Touch (Maggie Reilly), cette dernière portée par des milliers de téléphones levés. Le moment est presque irréel, suspendu. RATATATA sera accompagné de BABYMETAL sur écran géant et plongera l’amphithéâtre dans un délire disco-metal totalement surréaliste.

Nico Sallach et Kevin Ratajczak dominent la scène comme deux maîtres de cérémonie déchaînés. Brutalité, humour, mélodie, tendresse… Ils naviguent entre les émotions avec une aisance déconcertante. Leur complicité est palpable, leur charisme implacable. Ils annonceront également que leur nouvel album sortira le 7 août prochain et qu’ils ont hâte de le partager.

Le Drum solo explosif avec Frank Zummo (Sum 41), derrière la batterie, apporte une puissance supplémentaire.

Le public, déjà lessivé par trois jours de festival, puise dans ses dernières réserves pour suivre le rythme infernal.

Electric Callboy ne lâche rien. Ils veulent achever la foule, Spaceman et We Got the Moves terminerons le set dans un déluge de son et des feux d’artifice.

Electric Callboy n’a pas seulement fermé le festival : ils l’ont dévasté. Une rave metal en roue libre, un bulldozer festif qui a embarqué tout le monde, même les sceptiques, dans un tourbillon de folie parfaitement huilé.

La preuve éclatante que le groupe s’impose désormais comme l’un des live acts les plus explosifs de toute la scène heavy moderne.

Et voilà que Le Heavy Week-End tire sa révérence. Pour sa troisième édition, le festival a donc frappé un grand coup : trois jours, une programmation solide, près de 40 000 spectateurs, et un Zénith de Nancy transformé en véritable open air dédié aux musiques qui cognent.

Heavy Week-End a désormais trouvé sa place parmi les rendez‑vous majeurs de l’été, porté par une formule simple mais redoutablement efficace qu’on continue d’adorer.

4 groupes par soir, une seule scène, zéro dilemme, aucun sprint entre deux shows. On enchaîne les groupes sans stress, sans choix déchirants, juste du son, du rythme et du plaisir brut. Une mécanique simple, mais diablement efficace, qui change complètement la manière de vivre un festival. Et pour couronner le tout, il faut ajouter une organisation impeccable et un cadre ultra agréable qui rendent l’expérience encore plus fluide.

La suite est déjà dans les tuyaux : rendez-vous les 4, 5 et 6 juin 2027 (les forfaits 3 jours sont déjà en vente). Maintenant, on attend l’affiche — et on la veut explosive.

Merci à Replica Promotion (Olivier Garnier) et à Gerard Drouot Productions pour les accréditations.

PHOTOS Shaârghot

PHOTOS THREE DAYS GRACE

PHOTOS ELECTRIC CALLBOY

PHOTOS AMBIENCE

ENGLISH VERSION

7th of June 2026- It’s the last day of the Heavy Weekend, and there’s no time to breathe after the monumental slaps of Friday and Saturday.

The festival resets the clock with a Sunday that’s boldly eclectic, driven by metalcore and electrocore built to shake festival‑goers right down to the last riff Shaârghot, Ice Nine Kills, Three Days Grace and Electric Callboy are on the program.

The sun is out and the atmosphere is warm. The day promises to be the final sprint of a heavy marathon that is perfectly launched.

5:30 p.m. It’s time to dive into the cyber punk universe of Shaârghot. The setting is dark, raw, dirty, cut out for a direct descent into a ruined future like Mad Max. An ominous green haze creeps across the scene, like a toxic warning from another world.

Two insectoid creatures, Mantis, straight out of an episode of Star Wars arrive on stage, blades for arms, ready to cut the air and the imagination. The tone is set: welcome to the delirious world of Shaârghot, where industrial metal merges with the fury of a post-apocalyptic future.

For those who don’t know the band, a little digression: Étienne Bianchi, aka The Shaârghot mutant with black and green skin, weaves his universe into music: the story of an eponymous antihero evolving in Great Eye, a dystopian city eaten away by control and decadence. Traumatized and reshaped by a scientific experiment that disfigured him as much as it awakened him, the mutant and his warriors “the shadows” stand up against the authoritarian regime that is suffocating the city.

So here he is on stage accompanied by O. Hurt/U on drums, Brun’o Klose on guitar, Clem-X – bass and backing vocals, B-28 – percussion, guitar and also Aliaume Giret alias Skarskin, a dancer character, a kind of official whipping boy who distributes black paint, tickets and voluntary blunders, transforming the front rows into citizens of the Shaârghotian dystopia. And who later in the show will be executed by the Shaârghot.

Painted black, cyberpunk costumes and masks, carnivorous looks, the musicians instantly grab the audience and trigger a chaos where each gesture seems choreographed to disrupt reality.

The group balances a crazy, intense, physical energy. Their show feels like an electric discharge, a dancefloor where martial riffs crackle – the Brun’o Klose  guitar spitting sparks with each assault, electro beats radiate and synths lacerate. It’s a cocktail of explosive electro metal and punk, carried by major influences such as Rammstein, The Prodigy or Punish Yourself.

The musicians move non-stop, running the length and breadth of the stage. B-28 hits hard in his keyboards and squirms in all directions like a caged lion.

Shaârghot possessed, a true warrior in a trance, overflows with a raw energy that he relentlessly injects into the crowd, which he galvanizes every second.

The set list composed of tracks from the band’s 3 albums:  Kill Your Gods, Break Your Body, Now Die!!, Great Eye Let Me Out follow one another and trigger a riot organized in the pit: circle pits, slams, pogos, synchronized bonds, improvised wall of death. Not sure that everyone expected such chaos from the first show of the day!

It’s a shame that with the daylight, the smoke too thick and all this darkness on stage, you can barely make out what’s going on if you go too far away in the pit or from the stands.

After forty minutes of such contagious stage rage, Shaârghot can boast of having opened this day with a completely addictive show. The public is now ready for the future.

20 minutes break and at 6:30 p.m., Ice Nine Kills arrives on stage and without preamble invites us to attend a succession of cult horror movie scenes in powerful melodic and symphonic metalcore sounds.

Originally from Boston and led by Spencer Charnas, the only original member since 2002, the band dedicates its albums to the classics of the genre, from Hitchcock’s American Psycho to Scream, from The Silence of the Lambs to The Matrix.

From the first seconds with Meat & Greet and a Hannibal Lecter in a tank top brought on stage, the INK machine gets going.

Chainsaws, meat cleavers, killer clowns, severed arms brandished like trophies: nothing is too extreme for these mischievous Boston people. The screens that frame the stage allow fans to savor every detail of the carnage. The pyrotechnics explode from time to time and turn the pit into a furnace.

The set is bloody, theatrical and the music formidable overflowing with sharp riffs, irresistible breakdowns and unifying choruses.

Spencer Charnas, an absolute chameleon, embodies each of his characters, whether it is Freddy Krueger or Patrick Bateman, with total conviction. He goes from one costume to another, from one murder to another, from one universe to another, as if he were changing his skin.

The audience is in a trance: the fans scream at each song. Simultaneous circle pits, walls of death, frenetic crowd surfing. The many fans who have been waiting for INK are not disappointed.

Each title is accompanied by a delirious staging and the arrival of a different character. The Great Unknown offers a Matrix-style fight. The Shower Scene recreates the cult scene from Psycho. Wurst Vacation pays homage to Hostel. And A Work of Art reaches a peak of madness with the arrival of Art the Clown from the film Terrifier who performs a caesarean section with a chainsaw and twirls the “baby” by his umbilical cord. Here we touch on the assumed grand guignol.

A big surprise electrifies the crowd even more: Alissa White Gluz, exArch Enemy, joins Spencer for two tracks. Her presence, her voice, her charisma trigger a new wave of euphoria in the pit.

Objectively, it’s an impressive show with a square set and a perfectly orchestrated gore delirium but personally, I don’t totally agree: too many things on stage, too many distractions, too much show to really listen to the music as it deserves.

But it doesn’t matter: the audience is having a good time. And  that’s where the strength of Ice Nine Kills lies: offering a show that no one will forget, a live horror movie, a jubilant chaos where metalcore becomes cinema.

crédit : GregH Photographer/GDP

8 p.m After two bands resolutely turned towards modern metalcore rather violent, the atmosphere shifts towards a massive, catchy, stadium-ready alternative rock-metal with THREE DAYS GRACE.

The contrast is immediate. No more visual one-upmanship, no more stage chaos: make way for a band that hits with anthems, solid melodies and a raw energy that speaks to everyone. And obviously, the Canadians have a loyal French fan base, who came in large numbers to Nancy to meet them because the audience is totally euphoric.

Three Days Grace is a band that has gone through an unusual history. Formed in 1997, the group Canadian has enjoyed colossal success, lost its emblematic singer Adam Gontier, continued its journey with Matt Walst… before reintegrating Adam in 2024.

For my part, I only caught them last year with their album Alienation, a total slap in the face. Since then, I couldn’t wait to finally see them on stage.

The set starts with Dominate, taken from the last album. The band immediately sounds square, precise, as solid as on record. Then comes Animal I Have Become, with its extraordinary bass line and the pit explodes. The collective songs rise like a wave, arms are raised. There is an impressive communion that is established between the group and the audience.

From the photo pit, hearing the crowd take up every word is impressive! Even the musicians seem to be gripped by the magnitude of the moment, surprised and galvanized by this tide of voices that carries the song.

Three Days Grace unfurls a succession of tracks known by heart by fans: So Called Life, Break, I Am Machine, I Hate Everything About You, Just like you… An avalanche of hits, with no downtime, no drop in speed.

The band navigates between raw power and more introspective moments. Pain and Kill Me Fast in particular install a very strong emotional tension.

The two singers share the role of frontman perfectly with disconcerting fluidity. The strength of the concert is very much due to their vocal complementarity. Just two voices, two presences, two energies that complement each other and amplify the power of the show.

Matt Walst brings a more melodic, higher colour, sometimes punctuated by screams that energize the choruses. Adam Gontier, for his part, retains this rough, deep, emotionally charged voice.

Together, they create a vocal duo rare in modern rock: impeccable harmonies, natural alternation, shared intensity.

Adam even takes the time to look back on his departure in 2013, his return, and to express his gratitude to the band — and to Matt — for keeping the flame alive.

Barry Stock, a bearded faithful to the impressive collection of guitars, plays memorable solos and distributes picks at the end of each song. Brad Walst and Neil Sanderson provide an impeccable rhythm section, giving the set a total cohesion.

The audience, less violent than on the previous bands, nevertheless keeps the energy constant: raised hands, massive chants, a few circle pits, jumps in rhythm. It reacts with warmth and savors every second, chanting “Three Days Grace” between songs.

Never Too Late becomes a suspended moment, sung with an almost painful intensity. Then Riot comes to sweep everything away in controlled chaos, transforming the pit into a field of jumps, of pogos.

Three Days Grace delivers pure, elegant and effective alternative rock, unifying, carried by a double voice that transforms each track into a strong moment.

A sincere, powerful performance, perfectly calibrated for a festival of this magnitude. Nearly thirty years after their debut, the Canadians are proving that they still know how to thrill an entire crowd — and that their hit factory has lost none of its impact. My big favorite of the Heavy Weekend.

We’ve got one last hour to wander around the festival grounds, grab a final souvenir, refuel, and soak up the excellent playlist curated by Mathieu David (journalist at Rolling Stone France), who—for the third year in a row—took on DJ duties between sets.

Electric Callboy fans flock in waves, numerous and often disguised as their favorite band. We also notice many more children on the site than in the previous days, giving this end of the day an even more festive and family atmosphere.

A flawless playlist to carry us through this final lap before the grand finale.

10 p.m. ELECTRIC CALLBOY arrives to transform the Zenith into a multicolored and festive turbulence zone where metal, techno and humor merge in an of pure energy.

The audience, already overexcited after three anthology concerts, literally exploded at the moment when the curtain with the inscription “TANZNEID” collapsed. In a second, the scene is revealed and the pit topples over into a collective unleashing.

The Zenith quickly becomes a titanic dancefloor, saturated with fuzz riffs that crackle like live cables.

The hits follow one another like bombs:  Tekkno Train, Hypa Hypa, Pump It, MC Thunder, Hurrikan, Revery, Hypercharged, Mindreader, MC Thunder II, Elevator Operator  it’s a marathon of supercharged hits where each electronic drop turns into a metal riff, each brutal break into a brilliant pop chorus.

Electric Callboy masters its signature metalcore cocktail with surgical precision.

Wigs, helmets, kitsch outfits: futuristic down jackets, train conductor suits, fluorescent sports outfits for an 80s aerobics session… The band pushes the delirium even further, making fun of the sacred codes of metal as well as those of pop culture, while keeping an intact power and a groove that never falters.

The circle pits are running at full speed, human turbines freewheeling, and the walls of death explode in successive waves.

The border between metal concert and techno rave dissolves: it’s no longer a live show, it’s a head-on collision between two worlds, a dancing chaos where everything mixes and everything goes up in flames.

It’s impossible to remain a spectator: the group’s energy is a magnet, a vortex that takes everyone on board. In the pit as in the stands, people dance, scream, and pogo.

The stage effects add a layer of madness: confetti cannons, rain of sparks, columns of flames, hyper-saturated visuals on the LED screens…

The band also has fun revisiting classics: Still Waiting (Sum 41), All the Small Things (Bodies) or a luminous version of Everytime We Touch (Maggie Reilly), the latter carried by thousands of raised phones. The moment is almost unreal, suspended. RATATATA, the bandwill be accompanied by BABYMETAL on a giant screen and will plunge the amphitheater into a totally surreal disco-metal delirium.

Nico Sallach and Kevin Ratajczak dominate the stage like two unbridled masters of ceremonies. Brutality, humour, melody, tenderness… They navigate between emotions with disconcerting ease. Their complicity is palpable, their charisma implacable. They will also announce that their new album will be released on August 7 and that they can’t wait to share it.

The explosive solo Drum with Frank Zummo (Sum 41), behind the drums, brings extra power.

The audience, already exhausted by three days of festival, draws on its last reserves to keep up with the infernal pace.

Electric Callboy is not giving up. They want to finish off the crowd, Spaceman and We Got the Moves will end the set in a deluge of fireworks.

Electric Callboy didn’t just shut down the festival: they devastated it. A freewheeling metal rave, a festive bulldozer that took everyone, even the sceptics, into a whirlwind of perfectly oiled madness.

The dazzling proof that the band is now one of the most explosive live acts of the entire modern heavy scene.

And now The Heavy Weekend is bowing out. For its third edition, the festival has therefore struck a blow: three days, a solid and eclectic programme, nearly 40,000 spectators, and a Zenith in Nancy transformed into a real open air dedicated to music that hits hard.

The festival has now found its place among the major events of the summer, carried by a simple but formidably effective formula that we continue to love it.

4 bands per night, only one stage, zero dilemma, no sprint between two shows. We play the bands without stress, without heartbreaking choices, just sound, rhythm and raw pleasure. A simple but devilishly effective mechanism that completely changes the way of experiencing a festival.

The rest is already in the pipeline: see you on June 4, 5 and 6, 2027. Now, we’re waiting for the line up — and we want it to be explosive. The 3 days ticked already available.

Special Thanks to Replica Promotion (Olivier Garnier) et à Gerard Drouot Productions for the accreditations.

PHOTOS Shaârghot

PHOTOS THREE DAYS GRACE

PHOTOS ELECTRIC CALLBOY

PHOTOS AMBIENCE