DIRTY SHIRT & Transylvanian Folkcore Orchestra at HELLFEST – Interview with Mihai Tivadar

Cette année, le 24 juin, le groupe roumain, DIRTY SHIRT, s’est produit pour la première fois à HELLFEST, sur la scène Temple. Le show a été tout simplement éblouissant.

Avec sur scène pas moins de 19 musiciens pleins d’énergie et d’entrain, l’ambiance a été à la fête et à la bonne humeur. Et pas seulement sur scène, mais aussi dans le public qui a accueilli leur sonorités crossover folklore metal avec un extraordinaire enthousiasme. D’ailleurs, vous pouvez dès maintenant découvrir l’intégralité de show.

Après ce remarquable succès, DIRTY SHIRT seront de retour en France, le 2 décembre au Glazart, à Paris, pour une soirée qui s’annonce inoubliable. Venez les voir !

Le 26 juin, sur le site du HELLFEST, on a rencontré le fondateur du groupe, Mihai Tivadar, ainsi que les 3 adorables choristes Tea, Miruna et Alexa.

Aujourd’hui, je vous propose la première partie de cette agréable rencontre avec l’interview de Mihai. On a parlé du festival, des concerts mais aussi de leur dernier album, Get Your Dose Now, sorti en Avril 2022 et de leur soutien à l’Ukraine.

Salut Mihai, Félicitations pour le concert ! c’était génial, la réaction du public incroyable 

Mihai : Merci ! C’était l’un de plus difficile concert de l’histoire du groupe. Il y a eu une grande pression évidente pour jouer à HELLFEST. On a fait de grands festivals mais pas en France. Et la France quand même, c’est le deuxième pays du groupe. On savait qu’on est attendus et on l’a bien vu car déjà une demi-heure avant de jouer, Le Temple était à moitié plein donc les prévisions se sont confirmées.

C’était la plus grande audience qu’on a jamais eu France. La tente était pleine et il y a avait même de gens dehors.

Et en plus, on a eu de soucis techniques. Mais c’est normal, c’est un festival. Seulement 45 minutes pour s’installer. Et on était 19 personnes sur scène, pas de Sound Check, un grand bordel… et quelques minutes avant on avait compris qu’il y avait un problème de patch sur le retour et le premier morceau, on a joué quasiment sans retour.

Mais le public ne s’est par rendu compte qu’on n’était pas bien. Et puis après 3-4 morceaux, comme d’habitude dans les grands festivals, les choses ont été réglés et c’était magique. Voire la foule comme ça, c’était magique. Ça dansait jusqu’au très loin. Tout le monde sautait, dansait. Incroyable !

C’était votre premier fois à Hellfest ? Vous êtes le premier groupe roumain qui joue à Hellfest ?

Mihai : Oui. C’était la première fois pour Dirty Shirt à Hellefest et on n’est pas le premier groupe roumain à se produire à HELLFEST. Il ya eu Negura Bunget en 2010 et DordeDuh en 2014, avant que Hellfest devient si grand que ça.

Vous avez joué aussi d’autre concerts en France cette été ?

Mihai : Hier soir, on a joué au Festival Les Bichoiseries et on joue au Plane’r Fest, un super festival aussi. On travaille pour revenir en France en Décembre.

“La musique de Dirty Shirt ne sera pas pareille s’il n’y avait pas eu Nine Inch Nails avant”

J’ai l’impression qu’il ya plus de musiciens sur scène qu’avant

Mihai : la formule de base c’est huit. Hier soir on a joué à huit. Après, en fonction des possibilités techniques, logistiques et financières, on y va plus nombreux.

On a une formule intermédiaire a 13 – 14, une autre à 16-17 et donc à Hellfest on était 19. Mais on a fait même des concerts à 28, le maximum qu’on a fait jusqu’à maintenant. C’est en fonction des possibilités de musiciens. On s’adapte en fonction de la scène.

Du cachet aussi, parce que venir à 20 musiciens plus l’équipe technique, donc faire venir environ 30 personnes de Roumanie, ce n’est pas facile.

Tu vis en France, les autres vivent en Roumanie, la vie en tournée, ce n’est pas trop difficile pour toi ?

Mihai : Je vais en Roumanie quand je peux, mais je rate de concerts des fois, je rate environ 20% des concerts. Apres les parties synthés, quand je ne suis pas là, sont samplerisés et le son est à peu près la même chose. Mais bon ce ne pas la même chose quand je suis là. On fait comme on peut.

Un concert que tu as aimé à Hellfest 2022

Mihai : Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de regarder.  Vendredi on a joué et puis on a enchainé avec les interviews et le soir on était morts. Je suis un grand fan de Nine Inch Nails.

La musique de Dirty Shirt ne sera pas pareille s’il n’y avait pas eu NIN avant. Le son synthé qui m’a influencé le plus, c’est NIN, mais j’ai regardé tranquillement depuis la terrasse, je n’ai pas pus y aller j’étais trop fatigué.

J’espère vraiment voir 2 groupes aujourd’hui : AVATAR – je les ai vues 2-3 fois et j’adore. Et aussi, Bring Me the Horizon, je suis un grand fan mais je ne les jamais vu live.

« Get your dose now », votre nouvel album est sorti en avril dernier, comme ça s’est passe la création de cet album ?

Mihai : En termes d’écriture et de création, c’est toujours me même processus on va dire. J’ai composé les grandes idées, j’enregistre chez moi les maquettes, ensuite, sur cette base on travaille avec le groupe et tous les collaborateurs. Et en général, ça devient beaucoup plus grand que prévu initialement.

Par contre, cette fois, la pandémie a un peu changé le cours des choses. Par rapport aux albums précédent quand on pouvait rester plus de temps en studio et sortir un album d’un coup, cette fois – ci, on a sorti des singles au fur et à mesure.

Pendant la pandémie, on a fait de nombreux web show pour rester en contact avec le public et on a sorti des singles, un après l’autre.

Donc de ce point de vue ça a beaucoup changé par rapport aux autres albums. On n’est pas arrêté pendant la pandémie. On a continué. La pandémie a été un grand désavantage, on a raté des dizaines de concerts, mais ça nous a quand même boosté. On a surtout beaucoup augmenté la partie on line avec le public.

“Il faut soutenir la scène indépendante et underground… si le public veut avoir de la bonne musique dans 10 ans – 15 ans, il ne faut pas hésiter, Il faut écouter la musique en ligne, acheter les albums, aller aux concerts.”

Vous avez l’habitude des reprendre des chansons très connus du folklore traditionnel roumain. Pour les albums précédents vous avez repris Saraca Inima Me ou Cobzarul, pour ce nouvel album vous avez repris Cand s-o-mpartit Norocu (Quand la chance a été partagée). Comment est venu l’idée pour cette reprise ?

Mihai : Avec Saraca Inima Me, je voulais faire Cand s-o-mpartit Norocu depuis que j’étais au lycée. Ce sont les deux chansons traditionnelles de notre région qui sont assez tristes, dark et je trouvais qu’un version rock est nécessaire. C’est en 2011 quand entre les 2, j’ai choisi Saraca Inima me, elle est sortie sur l’album Freak Show et voilà que Cand s-o-mpartit Norocu a eu de la place que 10 ans après.

On a commencé avec l’idée de la chanson après on l’a développée et on est allé dans des choses très différentes. J’avais toujours les bases, j’avais dans ma tête les grandes lignes avant et puis, on devrait avoir une session studio mais le chanteur avait été trouvé positif et il n’a pas pu venir.

On s’est donc retrouvé à 4- 5 instrumentistes et on a passé un weekend end en studio en Roumanie. On a fait la fête et on a fait de jams sessions et c’est à ce moment là que la structure de la chanson a pris contour. Initialement c’était prévue en 3 parties et mais la 3eme partie on l’a coupé sec car elle n’avait rien à voir. C’était très rapide, très métal.

Moi, initialement je croyais mais en voyant les réactions de mes collègues on l’a annulé.

Elle donc en 2 parties – la première est vraiment inspiré par la chanson traditionnelle, et les refrains sont originaux et la deuxième partie est complètement originale, sauf les paroles qu’on a reprises, on a transformé et on a adapté en anglais.

Vous ne l’avez pas joué vendredi  

Mihai : On l’a justement joué hier soir, mais pas à Hellfest, car on avait seulement 45 minutes et on ne peut pas mettre un morceau long de 8 minutes. Pour un set de 45 minutes, on met de morceaux courtes et rapides.

Justement cela a pris beaucoup de temps de choisir la playlist pour Hellfest. On a même fait un sondage avec le groupe et l’orchestre, tout le monde a dû voter quelle chanson éliminer du set.

Le vidéo clip est superbe

Mihai :  Le clip a été fait par Costin Chioreanu, qui est un de grands illustrateurs et graphistes de vidéoclips dans le milieu du métal, un artiste internationalement reconnu.

On a une collaboration à longue terme avec lui. C’est un ami. On a déjà collaboré sur de pochettes d’album aussi. Je voyais vraiment que lui pour faire le clip de ce morceau. Il y avait que lui qui pouvait retrouver l’esprit roumain.

Ce qui était intéressant, c’est qu’avec tous les gens qu’on collabore on essaie de mettre le minimum d’indications avant pour que chacun peut être libre de créer et de cette fois avec Costin, il a fait une première version de clip qu’on a pas du tout aimé. C’était trop joyeuse.

Et on lui a dis mais pourquoi tu as fait un clip si joyeux, tellement coloré et il a dis mais avec vous c’est toujours très joyeux et j’ai essayé de garder le même esprit .. Et on a dit mais non, là on cherche un autre truc, plus triste et il a dit ok, on refait.

Et il refait le clip de zéro dans une semaine. Il a travaillé comme un fou. Il a fait des dizaines de dessins à la main, il a travaillé jour et nuit là-dessous. J’ai quand même fait une liste de ce qu’on voulait transmettre, j’ai donné de mots clés par exemple tristesse, guerre…  Car une de plus grande malchance dans la vie est d’être dans une guerre. Et la guerre en Ukraine a éclaté justement au moment quand il était en train de travaillé sur le clip.

C’est pour ça qu’il a été influencé par la guerre en Ukraine. Si tu vois les images avec le paysan avec les flammes, ça c’est l’Ukraine.

Quand j’ai vu le clip la première fois, j’ai pleuré. Trop d’émotion.  

Vous vous êtes beaucoup impliqué pour aider, faire des donations pour soutenir l’Ukraine

Mihai :  On a essayé de tout faire pour aider. D’un côté, on a fait beaucoup de promotion, on a mis des links pour les donations. On a beaucoup fait de donations personnellement, aussi. Par Example, Rini, notre chanteur qui travaille dans une association, il a fait la queue des réfugiés pendant un mois et il nous racontait des choses vraiment très dures. On a fait et on fait tout ce qu’on peut à notre niveau.

L’album a été bien accueilli par les media français. Comment cela a été accueil par les médias roumain ?

Mihai : Il n’y a pas vraiment des media spécialisé en Roumanie, même si la scène roumaine se développe beaucoup. Il y a vraiment beaucoup de bons groupes, on a des clubs, des salles de spectacles.

Est-ce qu’il y a intérêt pour votre style de musique, pour le métal en général ?

Mihai : Très peu, malheureusement. Mais on a beaucoup de public, il y a des chroniques des concerts, mais dans des webzines indépendants comme en France.

Le prochain lieu où tu voudras jouer ?

Mihai : On a fait Wacken et Hellfest donc, comme festival il me reste Rock Am Ring.

Et pourquoi Rock Am Ring ? Parce ce que dans les années 2000 quand j’étais étudiant à Lille, j’allais toutes les années à Rock am Ring comme spectateur. Donc ça reste le festival qui m’a grandi et je rêve toujours de jouer à Rock am Ring.Le problème est c’est un festival avec 3 scènes seulement, et c’est donc très difficile de jouer à Rock Am Ring.

Apres il y’a tous les grands festivals comme par exemple, Graspop qui restent partout en Europe. Sinon, on aimerait un jour faire une tournée au Etais Unis et au Japon.  

Un dernier mot que tu voudras rajouter  

Mihai : Il faut soutenir la scène indépendante et underground parce que à part les gros festivals, tous les autres ont du mal. Après deux ans de pandémie plein d’agence de booking, plein de salles et des groupes ont dû s’arrêter parce que financièrement, ils sont dans des situations très précaires.

Donc si le public veut avoir de la bonne musique dans 10 ans – 15 ans, il ne faut pas hésiter, il faut aller aux concerts, surtout aux petits concerts, parce que c’est là que ça se fait plus. Il faut soutenir la musique, il faut écouter la musique en ligne, acheter les albums, aller aux concerts.

English Version

This year, on June 24th, the Romanian band DIRTY SHIRT performed for the first time at HELLFEST on the Temple stage. The show was simply fantastic. The atmosphere was festive and with lot of good humor on stage with no less than 19 musicians full of energy. And also, in the audience who welcomed the crossover folklore metal sounds mixed with huge enthusiasm. You can see it by yourself as the full concert is now available.

After this remarkable success, the DIRTY SHIRT will be back in France, on December 2nd at Glazart, in Paris for an evening that promises to be unforgettable. Come to see them!

On June 26th, on the festival site, we met the founder of the band, Mihai Tivadar as well as the 3 adorable backing vocals Tea, Miruna and Alexa. 

Today, I invite you to discover the first part of this beautiful meeting:  Mihai’s interview. We talked about the festival, the concerts but also about their latest album, Get Your Dose Now, released in April 2022 and their support to Ukraine.

Hi Mihai, Congratulations for the concert! It was great, the reaction of the audience was incredible!

Mihai: Thank you! It was one of the most difficult concerts in the band’s history. There was obvious a big pressure for us to play HELLFEST. We’ve done big festivals but not in France. And France anyway, it is the second country in the ban. We knew that we were expected and we saw it because already half an hour before playing, The Temple was half full, so the forecasts were confirmed. 

It was the biggest audience we’ve ever had France. The tent was full and there were even people outside. And in addition, we had some technical problems. But it’s normal, it’s a festival. We had only 45 minutes to settle in. And we were 19 people on stage, no Sound Check, a big mess… And a few minutes before the concert, we understood that there was a patch problem on the sound return and the first song, we played almost without return.

But the audience didn’t realize that we weren’t well. And then after 3-4 songs, as usual in big festivals, things were sorted out and it was magical. A crowd like that, it was magical. They danced all the way around.

Everyone was jumping, dancing. Incredible!

Was it your first time at Hellfest? Are you the first Romanian band to play at Hellfest?

Mihai: Yes. It was the first time for Dirty Shirt at Hellfest but we are not the first Romanian band to perform at HELLFEST. There was Negura Bunget in 2010 and DordeDuh in 2014, before Hellfest became so big.

Did you also play other concerts in France this summer?

Mihai: Last night, we played at the Festival Les Bichoiseries and we play at the Plane’r Fest, a great festival too. We are working to come back to France in December. 

I have the impression that there are more musicians on stage than before

Mihai: the basic formula is eight. Last night we played at eight. Then, it’s depending on the technical, logistical and financial possibilities, we go on stage more numerous. We have an intermediate formula at 13 – 14, another at 16-17 and so, at Hellfest we were 19. But we even did concerts at 28, the maximum we’ve done so far. It is according to the possibilities of musicians. We adapt according to the stage and the money too, because coming with 20 musicians plus the technical staff, so bringing about 30 people from Romania, it’s not easy.

You live in France, the others live in Romania, life on tour, it’s not too difficult for you?

Mihai: I go to Romania when I can, but I miss concerts sometimes. I think I miss about 20% of concerts. The synth parts, when I’m not there, are sampled and the sound is pretty much the same. But it’s not the same thing when I’m there. We do what we can.

A concert you liked at Hellfest 2022

Mihai: Unfortunately, I didn’t have time to watch.  Friday, we played and then we did interviews and in the evening we were dead. I’m a big fan of Nine Inch Nails.

The music of Dirty Shirt won’t be the same if it hadn’t been for NIN before. The synth sound that influenced me the most was NIN, but I watched quietly from the terrace, I could not go to concert, I was too tired. I really hope to see 2 bands today: AVATAR – I’ve seen them 2-3 times and I love it. And also, Bring Me the Horizon, I’m a big fan but I’ve never seen them live.

Get your dose now”, your new album was released last April, how was the creation of this album?

Mihai: In terms of writing and creating, it’s always the same process. I composed the big ideas, I save the demos at home, then, on this basis, we work with the group and all the collaborators. And in general, it becomes much bigger than originally expected. 

However, this time, the pandemic has changed a bit the course of events. Compared to previous albums when we could stay longer in the studio and release a full album at once, this time, we released singles.

During the pandemic, we did a lot of web shows to stay in touch with the audience and we released singles, one after the other. So, from that point of view, it was a big change compared to other albums. We did not stop during the pandemic. We kept going. The pandemic was a big disadvantage, we missed dozens of concerts, but it still boosted us. We especially increased a lot the online part with the audience.

“We have to support the independent and underground scene… if the audience want to have good music in 10– 15 years, don’t hesitate, you have to support music, you have to listen to music online, buy the albums, go to concerts.”

You are used to covering well-known songs from traditional Romanian folklore. For the previous albums you covered Saraca Inima Me (Poor Little Heat of Mine) or Cobzarul, for this new album you covered Cand s-o-mpartit Norocu (When luck was portioned out). How did the idea for this cover come about?

Mihai: Together with Saraca Inima Me, this song I’ve wanted to do since I was in high school. These are the two traditional songs of our region that are quite sad, dark and I thought a rock version was necessary.

It was in 2011 when between the 2 songs, I chose Saraca Inima me, it came out on the album Freak Show and now, 10 years later, Cand s-o-mpartit Norocu found its place.

We started with the idea of the song and then we developed it and went into very different things. I always had the basics in my head and then, we should have a studio session but the singer had been found positive and he did not come.

So, we ended up with 4-5 instrumentalists and we spent a weekend in the studio in Romania. We partied and we did a lot of jam sessions and that’s when the structure of the song took shape.

Initially, it was planned in 3 parts and but we finally cut the 3rd one because, it had nothing to do. It was very fast, very metal.  Initially, I believed in it but seeing the reactions of my colleagues we cancelled it.

So, the song is in 2 parts – the first is really inspired by the traditional song, and the choruses are original and the second part is completely original, except the lyrics that we have translate and we have adapted into English.

You didn’t play it on Friday

Mihai: We played it last night, but not at Hellfest, because we only had 45 minutes and we can’t put an 8-minute-long song in such a short set. For a 45-minute set, we put short and fast songs.

It took a long time to choose the playlist for Hellfest. We even did a poll with the band and the orchestra, everyone had to vote which song to eliminate from the set.

The music video is superb

Mihai: The clip was made by Costin Chioreanu, who is one of the great illustrators and graphic designers of music videos in the metal world. He is an internationally recognized artist. We have a long-term collaboration with him. He’s a friend. We’ve already collaborated on album covers as well. I really imagined only him to make the video for this song. Only he could find the Romanian spirit.

What was interesting is that with all the people we collaborate we try to give the minimum of indications before, so that everyone can be free to create.

And this time with Costin, he made a first version of clip that we did not like at all. It was too joyful. And we asked him but why did you make such a joyful, so colourful and he said but with you it’s always very joyful and I tried to keep the same spirit.

And we said but no, here we are looking for another thing, sadder and he said ok, we do it again.  And he remakes the clip from scratch in a week. He worked like crazy. He made dozens of drawings by hand; he worked day and night underneath.

I made a list of what we wanted to transmit, I gave some keywords for example sadness, war …  as one of the biggest bad luck in life is to be in a war. And the war in Ukraine broke out just when he was working on the music video.

That’s why he was influenced by the war in Ukraine. If you see the pictures with the peasant and the flames, this is Ukraine.  When I first saw the clip, I cried. Too much emotion.   

You are very involved in helping, making donations for Ukraine

Mihai: We tried to do everything to help. On the one hand, we did a lot of promotion, we put links for donations. We made a lot of donations personally as well. Rini, our singer who works in an association, he queued for refugees for a month and he told us really hard things. We have done and we are doing what we can.

The album was well received by the French media. How was it received by the Romanian media? 

Mihai: There are not really specialized media in Romania, even if the Romanian scene is developing a lot. There are really a lot of good bands, we have clubs and beautiful venues.

“The music of Dirty Shirt won’t be the same if it hadn’t been for Nine Inch Nails before”

Is there interest in your style of music, in metal in general?

Mihai: Very small from the media, unfortunately. But we have a lot of audience, a lot of fans. There are concerts review, but independent webzines as in France.

The next place you would like to play

Mihai: We did Wacken and Hellfest, so as a festival, I have Rock Am Ring in my mind.  And why Rock Am Ring? Because in the 2000s when I was a student in Lille, I went every year to Rock am Ring as a spectator. So, it’s still the festival that grew me up and I still dream of playing at Rock am Ring.

The problem is it’s a festival with only 3 stages, and so it’s very difficult to play Rock Am Ring. But there are all the other big festivals to do all over Europe, like Graspop, for example.

Otherwise, we would like one day to tour the United States and Japan.   

A last word you’d like to add

Mihai: We have to support the independent and underground scene because apart from the big festivals, all the others are struggling. After two years of pandemic, a lot of booking agencies, many concert venues and bands have had to stop because financially, they are in very precarious situations.  So, if the audience want to have good music in 10 years – 15 years, don’t hesitate, you have to go to concerts, especially small concerts, because that’s where it’s done more. You have to support the music, you have to listen to the music online, buy the albums, go to concerts.

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