“Wide Awake” – Quinn Sullivan – Interview

photo by Justin Borucki

À seulement 22 ans, le chanteur, auteur-compositeur et guitariste, Quinn Sullivan, a déjà parcouru le monde, collaboré avec les plus grandes légendes du rock et développé des incroyables talents et compétences de guitariste.

Son quatrième album, Wide Awake, sorti le 4 juin dernier via Mascot Label ouvre un nouveau chapitre dans sa carrière. Car si Quinn Sullivan a déjà fait largement ses prévues en tant que prodige de la guitare blues, avec Wide Awake l’artiste American révèle son talent authentique pour l’écriture des chansons et nous montre que ses qualités de chanteur sont toutes aussi excellentes.

Le producteur et partenaire d’écriture pour cet album Oliver Lieber (Ke$ha, Adam Lambert, Paula Abdul, The Corrs) a apporté son influence et l’a aidé à se concentrer plus sur la composition et l’écriture des chansons. Il l’a aussi fait découvrir d’autres horizons musicaux.

Son univers blues rock est complété par des excellents rythmes funky, des morceaux plus pop et des ballades soul à la guitare acoustique. Des chansons magnifiques, des mélodies accrocheuses, des refrains solides, des paroles significatives délivrant des messages paisibles et plein d’espoir sont mise en valeur par sa belle voix et la maîtrise sans faille de la guitare.

Sans aucun doute, Wide Awake marque un point important dans sa jeune carrière, et nous présente un musicien plus mature qui comprend mieux ses choix musicaux et ce qu’il veut accomplir musicalement.

Alors qu’il a commencé à donner ses premiers concerts depuis la sortie de l’album( les dates ici) , je vous propose de faire plus ample connaissance avec Quinn Sullivan. Il a eu la grande gentillesse de répondre à mes questions via Skype depuis sa ville natale New Bedford, dans le Massachusetts. Découvrez l’interview.

Salut comment vas-tu ?

Quinn : ça va bien, merci.

Tu es très jeune mais tu as déjà une grande carrière derrière toi, comment est-ce que tu as fait connaissance avec la musique ?

Quinn : Autant que je me souvienne, à 3 ou 4 ans, j’écoutais déjà de la musique. Mon père est musicien, il joue de la batterie et ma mère a toujours été un grand fan de musique. Il y avait toujours de la musique dans la maison. Divers disques tournaient en permanence.   

Mes parents m’ont toujours fait écouter beaucoup de choses : Grateful Dead, The Allman Brothers Band ou Dire Straits. Ma mère était une grande fan de James Taylor et de Joni Mitchell et elle me faisait écouter dans la voiture. Je me souviens les virées en voiture quand j’étais enfant avec la radio allumée et la musique qui passée en boucle.

Je me souviens que mon oncle m’a offert un CD des Beatles quand j’avais 3 ans ; c’était l’album numéro un des Beatles, le Red Album. Je l’ai mis dans mon lecteur CD et je me souviens d’avoir été complètement hypnotisé par cette musique.

Quand j’avais environ 5 ans, mes parents m’ont acheté une petite guitare comme une demi- guitare acoustique. Je ne pouvais vraiment pas jouer à l’époque évidemment, mais je me souviens juste que la prenait dans mes mains et je grattais en écoutant de la musique.

Puis quelques mois plus tard, j’ai commencé à prendre des cours parce que je voulais apprendre les accords et je voulais apprendre des chansons.

L’une des premières chansons que j’ai apprises était BlackBird des Beatles.

J’ai suivi des cours les années suivantes. J’ai fait aussi des spectacles locaux, dans ma région avec d’autres musiciens. J’étais juste un petit enfant sur scène avec tous ces hommes plus âgés qui jouaient autour de moi.

En fait, J’ai été obsédé par la musique depuis mon plus jeune âge et donc j’ai continué…

Félicitations pour ton nouvel album Wide Awake sorti le 4 juin. C’est ton troisième ou ton quatrième album ? 

Quinn : Merci. Je le considère comme mon quatrième car j’ai sorti un album intitulé Cyclone quand j’avais 11 ans. Je n’en parle pas forcément beaucoup. C’est définitivement plutôt ce genre d’album comme une capsule temporelle. Cela vous emmène à ce moment de ma vie.

Comment tu considères l’évolution de ton style musical depuis Midnight Highway, le précédent album sorti en 2017 ?

Quinn : Je pense qu’avec Midnight Highway, j’étais encore en train de comprendre qui j’étais en tant qu’artiste et quel est mon style musical. C’est pour cela qu’on peut entendre tous ces différents genres sur cet album. Même si honnêtement vous pouvez aussi l’entendre sur Wide Awake aussi, je pense que maintenant je me comprends mieux en tant qu’artiste. Et musicalement, je sais mieux ce que je veux faire.

Je jouais des concerts à l’âge de 9 à 10 ans et je suppose qu’atterrir dans l’industrie de la musique à un si jeune âge ne m’a pas donné trop le temps de penser vraiment au style musical dont je veux faire partie, à l’endroit où je veux être stylistiquement ou à quoi je veux ressembler.

J’étais tellement occupé à tourner et tellement occupé à jouer et répéter. Je ne pensais pas vraiment au style que je voulais faire.

J’ai commencé à y penser davantage quand j’avais 19-20 ans et avec Wide Awake j’ai l’impression d’avoir fait ça. C’est un peu l’album qui représente le passage à l’âge adulte pour moi. J’en suis enfin à ce point où je dis Ok maintenant, je commence à le comprendre moi-même …

Je n’ai que 22 ans, j’aurai une réponse différente quand j’aurai 25 ou 30 ans. Mais pour l’instant, je pense que musicalement cet album dit tout ce que je voulais dire. La musique parle d’elle-même. C’est l’album le plus mature que j’ai jamais sorti. J’en suis super fier et je le soutien totalement.

Comment s’est déroulé le processus d’écriture ?

Quinn : Le processus d’écriture a commencé à Los Angeles en Californie avec le producteur de l’album Oliver Leiber. Quand je l’ai rencontré pour la première fois à Los Angeles en 2018, on n’était pas encore au point où il allait le produire … car je ne l’avais jamais rencontré auparavant… Donc, on s’est rencontré pour la première fois et ce jour-là on a fini par écrire une chanson ensemble. La chanson intitulée She is Gone qui est sur l’album.

Ensuite, j’allais à Los Angeles tous les deux à trois mois et je restais environ une semaine pour écrire et collaborer avec Oliver. En même temps, j’étais toujours sur la route pour jouer des concerts.

Je lui ai demandé de produire l’album quelque part au cours de ce voyage d’écriture avec lui. C’était tout à fait logique pour lui de produire ce projet parce que nous étions déjà très impliqués dans ce projet ensemble.

Donc, il a fini par produire cet album et nous avons eu des excellents musiciens de studio qui sont venus jouer là-dessous : Abe Laboriel Junior joue de la batterie sur certaines chansons, Aaron Sterling joue de la batterie, Paul Petersons joue de la basse, Mike Finnegan joue à l’orgues Hammond. J’oublie beaucoup de noms, mais ils étaient tous là pour me soutenir. C’était un processus vraiment très intéressant. J’ai beaucoup appris sur l’enregistrement et j’ai beaucoup appris sur le fait d’être en studio.

On a fait tout l’album dans son studio situé dans l’arrière-cours de sa maison. C’était la première fois que je faisais un album chez quelqu’un. J’adore les studios, les studios sont vraiment cool mais parfois on se sent un peu contraints. Le temps est limité car les studios peuvent être très chers et faire ça chez lui nous a donné beaucoup de liberté. On ne devrait pas se soucier de temps car on pouvait rester dans le studio jusqu’à 23 heures et même plus tard.


« C’est un peu l’album qui représente le passage à l’âge adulte pour moi… musicalement cet album dit tout ce que je voulais dire. La musique parle d’elle-même ».

Donc la pandémie ne vous a pas vraiment impacté  

Quinn : On a fini d’enregistrer l’album au début de 2020, en janvier. J’ai fait quelques concerts en février et tout d’un coup, tout le monde est allé en confinement. J’ai réenregistré quelques voix en mars et avril 2020 mais j’ai pu le faire depuis chez moi. J’avais tout le matériel qu’il fallait à la maison, puis j’ai envoyé tous les fichiers à Oliver.

On a pu tout faire à distance mais la base était déjà enregistrée. Je me suis senti très chanceux de ne pas devoir à y retourner. Cela aurait été terrible. D’une manière ou d’une autre, nous avions tout fait avant.

La chanson All Around the World est une chanson très positive et semble écrite pour cette période. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour l’écrire ?

Quinn : All Around the World a été écrite par Oliver et moi au milieu de 2019. Habituellement, quand je vais écrire avec lui, on a beaucoup de conversations sur la vie, sur les choses qui se passaient dans le monde et sur la façon dont elles nous affectaient. Je pense qu’un jour, nous parlions juste du monde dans l’état où il était. Évidemment 2020 ne s’est pas encore produit, les choses n’étaient pas encore devenues si folles, mais il y a toujours des choses qui se passe dans le monde et on en parlait.

Je voulais qu’une chanson de l’album parle de l’unité. Comme ce que serait le monde si nous nous réunissions et tenions les mains, ce type de vibe.

Lorsque la pandémie a frappé et aussi le mouvement Black Lives Matter et le meurtre de George Floyd, tout cela a changé la façon de voir les choses et cela a définitivement changé ma façon de voir la sortie du premier, deuxième, le troisième single.

En fait, cette chanson n’était même pas sur ma liste des singles de l’album. Au fur et à mesure que les choses se sont déroulés, le message de cette chanson résonnait de plus en plus parmi toutes les autres chansons de l’album juste à cause de ce qui se passe.

C’était très logique de la sortir et j’ai parlé à ma maison de disques et ils ont été d’accord avec l’idée de le faire. Je voulais que ça soit le premier single et je suis fier car il a eu une assez bonne réponse jusqu’à présent. Je suis heureux et fier de voir que les gens s’y retrouvent dans cette chanson car j’aime ça à propos de la musique. Écoutez une chanson qui vous ramène à une certaine époque. J’ai l’impression que cette chanson fera ça pour les gens d’une certaine manière.

In a world without you c’est ma préférée. Quel est l’histoire de cette chanson ?

Quinn : C’était une chanson amusante à écrire. Je me souviens qu’on était dans le studio et on avait écrit une autre chanson ce jour-là et on n’était plus tellement en mode écriture. On déconnait une peu. Je jouais des accords sur une guitare électrique et j’avais ce groove et Oliver a attrapé la guitare et on a commencé à jouer ensemble. J’ai commencé à chanter des mélodies aléatoires.  C’est un peu comme ça que beaucoup de chansons se passent. Lui et moi sur les guitares ou parfois ça peut commencer avec un groove de batterie. On faisait du scat et ensuite on a commencé à penser à une histoire et à rassembler des idées des paroles.

La chanson s’est assemblée en 1h 30 – 2h et on a fait la démo le lendemain. On a posé la guitare, la basse et le groove de la batterie. J’ai chanté quelques mélodies sur le couplet et on a choisi celle qui convient mieux. Le lendemain la chanson était prête et puis on l’a un peu modifiée dans les mois suivants. 

Une chanson qui était plus difficile à faire en particulier ?

Quinn : Bonne question…  Peut-être deux qui ont pris un peu plus du temps que les autres. C’est drôle car ceux dont je me souviens le plus vivement – sont ceux qui ont pris le moins de temps à s’écrire.

Je dirais que Jessica a pris un peu plus de temps pour l’écrire. Je me souviens que c’est parti d’une autre conversation que nous avons eue au sujet de gens que nous connaissons et qui traversent une période de dépression. On a donc écrit une chanson dans la perspective de moi chantant à un de mes amis qui a peut-être vécu cette période difficile. Jessica n’est en fait pas une personne réelle, elle est juste un personnage fictif dans la chanson, mais il pourrait s’agir de quelqu’un que je connaissais, quelqu’un que nous connaissions tous.

Il a fallu environ un jour ou deux pour l’écrire, mais ensuite nous avons changé les choses et je me souviens de la production quand on a commencé à l’enregistrer.

On a mis beaucoup de temps dans la production pour adapter les choses. On ne voulait pas qu’elle soit trop grande, mais on ne voulait pas non plus l’avoir super petite. On a essayé de trouver ce juste milieu, une sorte d’hybride. Et ça a pris beaucoup de temps. 

Et puis, je pense que Baby Please a pris beaucoup de temps aussi. La plupart du temps, on a une grande partie d’une chanson et quand on arrive à la production, on se demande quelle décision prendre ici et là ça prend du temps.

Certaines chansons ont pris plus de temps, mais j’ai la chance de dire que la plupart des chansons se sont fait assez rapidement.

Ta musique est très blues rock et, sur cet album, on peut entendre quelques inspirations funky notamment sur des chansons comme She is so Irresistible et Strawberry Rain qui sonnent très Prince ou Lenny Kravitz. Est-ce que ce sont des artistes qui t’ont influencé ?

Quinn : 100% oui. Quand on était en studio pour faire cet album, on faisait des pauses et Oliver aimait me faire écouter une musique différente qu’il aime vraiment. Il m’a fait écouter beaucoup de très grands artistes.

Bien sûr, je connaissais Prince, Sly and The Family Stone, Otis Redding mais je ne les ai jamais vraiment écoutés jusqu’à ce que je rencontre Oliver et qu’il commence me faire découvrir leurs chansons.

J’ai été complètement époustouflé et j’ai commencé à approfondir. C’est un peu comme ça que je fais quand je découvre quelque chose de nouveau. Je deviens obsédé et j’écoute tout le temps et donc je suis vraiment inspiré.

Ces deux chansons en particulier sont directement inspirées de Prince. En fait, je donne du crédit à Oliver d’avoir inventé ce riff sur She is so irresistible et ensuite on l’a écrite ensemble.

Pour Strawberry Rain, j’ai eu cette idée de groove et de refrain. J’ai eu une idée presque comme un morceau d’Oasis, du rock britannique avec le gros refrain et harmonie. Pour être honnête, ce sont en fait deux de mes chansons préférées.

photo by Justin Borucki

Tu as déjà joué sur scène avec certains de tes guitar heroes comme Carlos Santana et Buddy Guy, est-ce que tu aimerais jouer avec quelque d’autre en particulier, certaines de tes idoles ?

Quinn : La liste est longue mais je dois réduire à 2-3 personnes, je dirais probablement John Mayer. J’aimerais bien jouer avec lui. Il est une grande source d’inspiration pour moi. Et aussi bien sûr, Eric Clapton. Ce serait fou de jouer sur scène avec lui. Un tête-à-tête avec lui serait génial. Je pense que je pourrais probablement tout arrêter le lendemain. Ce serait correct.

Et bien sûr, celui avec qui j’ai toujours voulu jouer depuis que je suis tout petit, ce serait Paul McCartney. Ce serait un autre grand moment de ma vie.

Quel est ton style de mode ?

Quinn : Je pense que j’ai commencé à développer mon propre style et une sorte d’intérêt pour la mode probablement quand j’avais entre 17 et 18 ans.

J’ai toujours été fan des boots. J’aime les vestes en cuir, les jeans skinny. J’aime beaucoup les bijoux et je porte beaucoup de bagues quand je joue. J’adore les montres aussi. Je suis un peu comme un gars à montres. 

J’aime accessoiriser des T-shirts très simples, des vestes, des jeans, des bottes. J’essaie de mélanger les choses, mais j’ai certainement été plus conscient de la mode, surtout au cours des dernières années. Je change constamment. J’aime aussi la mode japonaise. Je suis un grand fan de la façon japonaise de s’habiller. Je suis beaucoup des choses différentes sur Internet.

As-tu des vêtements préférés que tu prends toujours avec toi en tournée ?

Quinn : J’ai toujours une paire de boots avec moi. De préférence des boots Chelsea et j’ai toujours une belle paire de jeans noirs. C’est toujours dans ma valise car on ne sait jamais quand on en a besoin.

Tu as des nouvelles pour la prochaine tournée ?

Quinn : Oui, j’ai commencé à réserver des choses et cela fait du bien. Je suis à la maison depuis si longtemps, donc finalement des choses arrivent, donc je suis vraiment très impatient. Il y aura des annonces bientôt. Il y aura quelques concerts pour cet automne et je suis sûr que pour l’année prochaine on reprendra certainement les tournées.  Je suis vraiment excité surtout pour aller en Europe. Je suppose que d’ici 2022, on sera de retour à plein régime.

Tu as déjà joué en France ?

Quinn : Oui, J’ai joué à Paris plusieurs fois à l’Olympia (ndlr en ouverture de Buddy Guy 2014 et 2016). On aime l’Europe et on adore jouer là-bas, donc je suis vraiment impatient d’y retourner bientôt.

Un dernier mot…

Quinn : Comme je l’ai dit avant cet album, c’est un album de passage à l’âge adulte pour moi ; il met en valeur tout ce que j’aime vraiment dans la musique et ce que je veux que les gens apprécient. Je pense que la guitare est toujours une très grande partie de ce que je fais et une partie de moi en tant qu’artiste, mais aussi, je pense que cet album met également en valeur ma voix plus que tout autre album jusqu’à présent.

Je suis co-auteur sur chaque chanson ce que je n’ai jamais été auparavant. J’ai écrit des chansons sur les autres albums mais pas toutes les chansons, donc celui-ci est le premier sur lequel j’ai écrit sur chaque chanson et je suis vraiment fier.

C’est quelque chose que je suppose que les gens voudraient savoir. Je veux juste garder la force d’une manière ou d’une autre et reprendre la route et jouer album en live pour les gens. J’espère que cet album me propulsera et m’emmènera là où je veux aller musicalement.

Merci beaucoup Quinn

Merci à toi

‘Wide Awake’ by Quinn Sullivan

1. All Around The World

2. She’s So Irresistible

3. How Many Tears

4. In A World Without You

5. She’s Gone

6. Baby Please

7. Real Thing

8. You’re The One

9. Wide Awake

10. Strawberry Rain

11. Jessica

12. Keep Up

Online

Quinn Sullivan Online

www.quinnsullivanmusic.com

www.facebook.com/QuinnSullivanMusic/

www.twitter.com/QuinnSullivan1

www.instagram.com/therealquinnsullivan/

English Version

photo bu Justin Borucki

Singer, songwriter and guitarist, at only 22 years old, Quinn Sullivan, has already travelled the world, collaborating with greatest Rock legends and developed incredible guitar talents and skills. 

His fourth album, Wide Awake, released on June 4 via Mascot Label opens a new chapter in his career. Because if Quinn Sullivan has already largely well known as a prodigy of blues guitar, with Wide Awake the American artist reveals his authentic talent for song writing and shows us that his qualities as a singer are also fabulous.

Producer and writing partner for this album Oliver Lieber (Ke$ha, Adam Lambert, Paula Abdul, The Corrs) brought his influence and helped him focus more on composing and writing songs. He also introduced him to other musical horizons.

His blues rock universe is complemented by excellent funky rhythms, some pop songs and soul ballads on acoustic guitar. Beautiful songs, catchy melodies, solid choruses, meaningful lyrics delivering peaceful and hopeful messages are highlighted by his beautiful voice and flawless mastery of the guitar.

Undoubtedly, Wide Awake marks an important stage in his young career, and introduces us to a more mature musician who better understands his musical choices and what he wants to accomplish musically. 

As he already started his first concerts since the release of the album (more information here) I invite you to discover more about Quinn Sullivan. He kindly answered to my questions via Skype from his hometown of New Bedford, Massachusetts some weeks ago.

Hi, how are you?

Quinn: I am good, thank you.

You are very young and you already have a big career. How did you get into the music?

Quinn: For as long as I can remember at 3 or 4 years old, I was listening to music. My dad is a musician, he plays drums and my mom, she has always been a huge music fan. There was always music going around in the house and various records have been played.

I remember actually my uncle who has given me a Beatles CD when I was like 3 years old; it was the number one Beatles album, the Red Album. I put it in my CD player and I remember just being completely mesmerised by that music.

My parents were always playing me also lot of stuff like Grateful Dead, The Allman Brothers Band or Dire Straits. My mother was a big James Taylor’s fan and also Joni Mitchell fan and she would be playing me that stuff in the car.

I remember the car rides as a kid with the radio on and listening to that music. I was definitely getting a lot musically as a kid.

I think when I was around 5 years old, they bought me a little guitar like a half size acoustic guitar and I remember just putting it in my hand. I couldn’t really play at the time obviously, but I just remember strumming along to it, put on albums and just play, you know, do my thing.

Then a few months after that, I started to take lessons because I wanted to learn chords and I wanted to learn songs. I had my first lesson and started up with simple chords then I wanted to learn songs. One of the first song I learn was BlackBird by The Beatles. So, it was like this the next couple of years. I also did some local shows in my area with other musicians.

I was just a little kid on stage with all these older men playing around me. I was obsessed with that from a young age.

Congratulation for Wide Awake released on 4th of June. Will you say that it is your third or your fourth album?

Quinn: Thank you. I agree that it is my fourth album as I put out an album called Cyclone when I was 11 years old. I do notnecessarily talk much about it. It’s definitely that kind of album as a time capsule. It takes you to that time of my life.

What can you tell us about your musical style evolution since the Midnight Highway, the previous album released in 2017?

Quinn: I feel that with Midnight Highway,I was still discovering myself and who I was, that’s way you can hear all these different genders on that album.

But honestly, you get that on Wide Awake as well, but I think I understand myself more as an artist, and musically what I want to do. Before I was still figuring out.

I was playing shows by 9 – 10 years old and I guess that being introduced to the music industry at such a young age, I did not really think about where I do want to be stylistically, what do I want to sound like. I was so busy touring and so busy playing and practicing. I wasn’t really thinking about of what style I want to be.

I think I really started to think more about it, when I was 19-20 and I think that with Wide Awake I feel like I’ve done that. It’s a coming of the age album for me because I am finally at that point where I say Ok now, I am starting to figure it out myself …

Well, I am only 22. I will have a different answer when I will be 25 or 30 and so on. But for now, I think musically this album says everything I wanted to say and the music speak for itself. It’s the most mature album that I’ve ever put out. I am super proud of it and I am totally stand behind this one.

How was the writing process?

Quinn: The writing process started in Los Angeles California with the producer of the album Oliver Leiber. When I went to LA in 2018 for the first time, it hadn’t really got in to the point where he is producing the album because I haven’t meet him before…so, I meet him for the first time and we ended up by writing a song together that day. The song called She is Gone that actually it is on the album.

Then, I would go to LA every few months because I was always on the road playing shows during that time. So early 2019, I would fly every few months to see him and stay like a week and get together and write and collaborate on ideas and stuff, that finally turned into him producing the album.

I asked him somewhere along that journey of writing with him. This makes perfect sense for him of producing this project because we were already so heavily involved in this together. So, he ended up producing this album and we had some great studio musicians coming and play on this : Abe Laboriel Junior playing drums on some songs, Aaron Sterling is playing some drums, Paul Petersons playing some bass, Mike Finnegan playing Hammond.  I am sure that I’m forgetting many names but they were all stand up for me.

It was just a really great interesting process. I learned a lot about recording and I learned a lot about being in a studio.

We actually did the whole album in his studio in the back yards of his house. That was my first time doing an album in somebody’s house. I love studios. The studios are really fun but you know sometimes you feel a little bit the time constrain because studios can be really expensive. Doing the album at his house, we felt a little more free and we do not have to think about time. We could be in the studio till 11 pm. It was really a fun process.

So actually, you were not impacted by Covid

Quinn: Right, we finished recording the album by January 2020. We had some shows in February and then all of a sudden everybody went to lockdown. I’ve done some overdubs in March and April 2020 but I could do it from my house.

I had all things home and then I sent all the files to Oliver. We were able to do everything remote but we had all the basic tracks recorded, so everything was pretty much done. I felt very lucky that I did not have to go back. This would have been terrible. Somehow, we had everything done and accomplished before pandemic.

The song All around the World is very positive and spread some very good vibes. What inspired you to write this song? It was written before the pandemic but it feels it was written for now …

Quinn: All Around the World was written by Oliver and me in the middle of 2019. Usually, when I go write with him, we had a lot of conversation about life, about things going on and about how they were affecting us.

I think one day, we were just talking about the world in the state it was in. Obviously 2020 hasn’t happen yet, things weren’t gone crazy yet but still things going on socially in the world and we were thinking and talking about.

I wanted to write a song on the album about people coming together and having a theme like the unity. What the world would be if we just came together and hold our hands and that kid of vibes, so we wrote a song about that.

When the pandemic hit and everything was happening with the Black Lives Matter movement and George Floyd murder and all that, it brought us on a new meeting.

It definitely changed the way I saw the first, the second, third single coming out. That actually wasn’t even on my list like single on the album. As things begun unfold, this song just complete resonates of all the other songs of the album just because of what’s happening. It made a lot of sense and I talked to my record company and they were super on board with the idea of doing it.

I wanted to be the first single and I am proud as it’s got a pretty good response so far and I am happy and proud to see that people are sort of taking their own meeting to it. I love that about music. Listen to a song that brings you back to a certain time. I feel like this song will do that for people in some way. 

” It’s like a coming of the age album for me… I think musically this album says everything I wanted to say and the music speak for itself. It’s the most mature album that I’ve ever put out. I am super proud of it and I am totally stand behind this one.

In a world without You is my favourite. How did you put together this song?

Quinn: That was a fun song to write. I remember we were in the studio and we actually wrote another song that day so we were not so much in writing mode anymore. We kind of messing around in the studio. I was playing some chords on an electric guitar and I had this groove and Oliver grabbed the guitar and we started playing together. I started singing like random melodies.

That’s how a lot of the songs happen. Me and him on the guitars or sometimes a drum groove.

We were just like scat melodies over that, then started to think about a story and started to put some lyrical ideas together.

The song came together in 1h 30 – 2h. I believe we demo the song the following day. We lay down the guitar, we lay down a bass and a drum groove and I think he told me like just sing some melodies over this verse and we picked up the one that fits. The following day we came up with the song.

Did you have a particular song that was more challenging to do?

Quinn: That’s a good question … there were a couple that took more than the other ones took. It’s funny as the ones that I do remember the most vividly – are the ones that took the least time to write.

I would say Jessica took a little time to write. I remember that it was another conversation that we had about people and about people that we know going through some depression and things like that. So, we wrote a song into perspective of me singing to a friend of mine that may have go through this. Jessica is actually not a real person, she is just a fictional character in the song, but it could be about somebody that I knew, somebody that all of us knew.

It took about a day or two to write it but then we were changing things around and I remember the production when we’re getting to recording it. There were a lot of time where we were figuring out production and things should fit. We did not want it to make it too big but we also did not want to have it super small. We tried to find that happy medium, a kind of hybrid. That one definitely took a long.

I think that Baby Please took a long time as well. Mostly, we had a bulk of a songs and when we get to production time, it was like wondering what decision we should make here, what should be doing there. Definitely, it took a little bit of time but I am lucky to say that most of the songs did happen pretty quickly.

Your music is very blues and, on this album, we can hear some funky inspirations especially on songs like She is so Irresistible and Strawberry Rain which sound very Price and Lenny Kravitz style. Are these artists among the artists that influenced you?

Quinn: 100% Yes. When we were in the studio making this album, we did some breaks sometimes and Oliver would like to play me different music he really loves. He turned me on to a lot of really great artists. I knew about Prince or about Sly and The Family Stone, Otis Redding but I have never really got into them and listen to them deeply, until I meet Oliver and he started me playing these songs by them. I was completely blown away and I went to school on that music. That’s what I do when I discover something new. I go crazy, I just completely listen to them all the time and I just get really inspired.

Those two songs in particularly are directly inspired by Prince. We were listening to Prince in the studio. I give actually credit to Oliver for coming up with that riff on She is so irresistible and we wrote that together. And on Strawberry Rain I came up with this groove and the chorus idea. I had an idea almost like an Oasis, British Rock kind of big chorus big and harmony. To be honest, those are actually two of my favourite songs.

You played on stage with some of your guitar heroes like Carlos Santana, Buddy Guy, would you like to play with somebody else especially, some of your idols?

Quinn: Actually, I have a huge list but I have to narrow down to 2-3 people, I would probably say John Mayer. He is a huge inspiration of mine. And also of course, Eric Clapton would be insane to play with him on stage. One on one with him would be great. I think I can probably quit the next day. That would be OK.

And of course, the one that I always wanted to play with since I was a little kid, it would be Paul McCartney. That would be another huge moment of my life that even happen.

What is your fashion style?  

Quinn: I think I started developing my own fashion style and I started to get a kind of interest in fashion probably when I was like 17- 18 years old. I’ve always been fan of boots. I like skinny jeans cool leather jackets. I love jewellery a lot and I wear a lot of rings when I play. I love watches too. I am a little bit like “watches guy.”

I like accessorize very simple T shirts, jackets, jeans, boots. I try to mix it up but definitely I’ve been more conscious of fashion especially in the last couple of years.

I am always changing. I love Japanese fashion also. I am a huge fan of Japanese way of dressing. I am into a lot of different kind of fashion. I am always paying attention to lot of stuff on the line.

Do you have favourite thing that you always take with you on tour?

Quinn: I always have a pair of boots with me. Preferably like Chelsea boots and I always have a nice pair of black jeans. That’s always in my suitcase as you never know when you need to put those on.

Do you have already some tour dates for this year and next year?

Quinn: Yes, I have started to book some stuff that was really fun. I’ve been home for so long, so finally some stuff is been coming in, so I am actually very excited that would be an announce soon. Definitely, something is been happening for this fall.  I am really excited just to get out up there, especially to get in Europe. I am assuming that by 2022 will be back in full motion and do some touring.

Have you already played in France?

Quinn: I played Paris at Olympia a couple of times (with Buddy Guy in 2014 and 2016) but we love Europe and we love playing there, so I am really excited to hopefully head back soon.

Your final word … what you would like to say about the album some wishes and expectations.

Quinn: Like I said before this album it’s a coming-of-age album for me; it showcases everything that I really love about music, what I want people to know me as. I think the guitar is always be a very big part of what I do and part of me as an artist but also, I think this album also showcases my voice more than any other album has so far.

I am a co-writer on every single song which I have never been before. I’ve written songs on the other albums but not every song, so this one is the first one I have writing credit on every song which I am really proud of. That’s something that I guess people would want to know. I just want to keep the strength going in some way and get back out on the road and play his album live to people. I hope this record propose me and takes me where I want to go musically.

Thank you very much Quinn

Thank you

Wide Awake – Tracking List

  1. All Around The World
  2. She’s So Irresistible
  3. How Many Tears 
  4. In A World Without You
  5. She’s Gone (& She Ain’t Coming Back)
  6. Baby Please
  7. Real Thing
  8. You’re The One
  9. Wide Awake
  10. Strawberry Rain
  11. Jessica
  12.  Keep Up

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