TRANK talks about “THE ROPES” – Interview with Johann Evanno and David Spatola

Mélodies accrocheuses, guitares spectaculaires, rhythmique puissantes, TRANK, est le nouveau groupe français qu’il faut absolument découvrir. A la croisée du rock métal alternatif avec la cold wave et le post punk, leur son est riche et contrasté, énervé et émotionnel. Leurs chansons sont à la fois énergiques et mélancoliques et portent un regard sensible, aiguisé et aguerri sur l’existence et ses perversions.

Formé fin 2016 è Genève par Julien Boucq – (guitare, effets), Michel André Jouveaux (vocals, clavier et programation), Johann Evanno – (batterie), David Spatola (Bass)le groupedoit à ses singles auto-produits ‘Take the Money and Run’, ‘In Troubled Times, ‘Bend or Break’ et le récent ‘Undress to Kill’, d’attirer l’attention de Deep Purple, Anthrax, Papa Roach et Disturbed, qui leur offrent des premières parties triomphales à travers les arènes rock d’Europe de l’Est.

Le premier album, l’excellent « THE ROPES » sorti le 15 Septembre est un album nourri de l’expérience du groupe sur scène et de son travail acharné en studio.

J’ai eu le grand plaisir de rencontrer Johann et David et discuter musique, souvenirs, tournée avec des légendes du rock, style de mode… Interview :

Comment ça va ?

Johann : Ça va bien, on parle musique depuis ce matin.

Comment est-ce que vous traversez cette crise sanitaire ?

Johann : Avec philosophe, c’est-à-dire il y a des choses qu’on peut influencer et d’autres pas. On va accepter ce qu’on ne peut pas influencer et cette situation en fait partie. Par rapport à la musique ça ralenti, voir arrête beaucoup de choses, mais il y a beaucoup d’autre choses à faire. Il y a toujours des choses à faire quand ça nous passionne.

On utilise notre temps différemment, on compose des chansons, on essaye de faire parler de notre album et de le faire écouter aux plus de gens possible. C’est une période difficile pour tout le monde.

Comment TRANK est né ?

Johann : Ça a commencé en 2016. Michel jouait dans un groupe de reprises qui marchait très bien dans la région génoise. Ce groupe-là avait du mal à franchir le cap de la compo, donc il s’est dit qu’il aimerait bien pouvoir faire de la compo.

Il a regardé les petites annonces du coin et il a trouvé l’annonce de Julien, notre guitariste, qui avait un groupe avec des compos. Les deux se sont entendus hyper rapidement, ils ont trouvé qu’il y avait vraiment du potentiel dans ces chansons. Il fallait donc trouver les autres instruments.

Moi, je connaissais Michel depuis pas mal de temps et on s’est toujours dit il faut qu’on fasse un truc ensemble. Il avait besoin d’un batteur sur ce groupe-là, j’ai dit il n’y a pas de problème, j’arrive. En plus, il me l’a très bien vendu alors qu’il n’avait même pas besoin.

Le bassiste à l’époque a fait un autre choix de vie et on a eu du mal à trouver un bassiste. Et puis David est tombé du ciel. Et là on s’est dit, on a vraiment 4 personnalités qui sont à la fois fortes mais complémentaires. En plus, on s’entend très bien humainement, donc il n’y a pas de raison qu’on ne fasse pas de la bonne musique.

TRANK, ça veut dire quoi ?

Johann : C’est né d’une mauvaise blague que j’ai faite. D’ailleurs, la mauvaise blague, c’est ma spécialité. On cherchait un mot assez court, assez punchy et à un moment donné je leur envoie un texto en disant : on peut s’appeler TRANK. C’est comme un tank mais tranquille. C’était une blague mais les 3 ont trouvé ce nom génial. Je me suis trouvé un peu bête.

J’aimerais bien avoir une raison hyper intelligente et réfléchi mais non. En même temps, il ya des groupes qui on bien marché et qui s’appellent les Pierres Qui Roulent (The Rolling Stones) ou les Portes (The DOORS). Donc pourquoi pas TRANK !

Le premier album sort le 15 septembre, The Ropes, comment vous l’avez composé ?

David : Il y a eu quelques singles au début mais déjà en préparations d’un album et après on est parti de l’idée de mettre sur table tout ce que chacun avait en tête, de développer nos idées et concevoir quelque chose. Ça a pris du temps, ça a pris de l’énergie et on arrive avec une belle galette. C’était un travail de longue haleine.

Johann : En fait, on compose tout le temps, on ne se dit pas par exemple, les prochains mois on compose un album et c’est parti. Ça veut dire que les chansons arrivent petit à petit. Et comme on est tous de perfectionnistes, une chanson est finie et quand on la réécoute 2 mois plus tard, on s’est dit non, il faut peut-être changer, il faut faire ça et ça.

Les chansons sont venues progressivement et à un moment, on s’est dit il faut quand même qu’on fasse un album. On pense qu’on a un album qui est à la fois intéressant et cohérant.

David : Et qui reflète une certaine maturité, expérience

Johann : oui, et qui reflète aussi la personnalité un peu complexe de TRANK avec nos 4 individualités réunies.

En même temps vous avez beaucoup tourné, spécialement en Europe de l’Est…  

Johann : On a eu la chance de faire quelques gros concerts, d’ouvrir pour de groupes légendaires comme Deep Purple, Anthrax, Papa Roach ou Disturbed. C’est vrai que le fait de faire ces concerts-là nous a appris énormément sur comment gérer le stress pour un concert devant 5, 10,15 milles personnes.

On a appris comment gérer notre jeu de scène sur une grand scène, car on ne joue pas pareil sur une scène qui fait 3 m2 et on a surtout appris sur notre son en live.

En fait entendre nos chansons jouées live dans ces grandes salles, on s’est dis c’est ça le son qu’on doit avoir en studio.

C’est pour cela qu’on a retravaillé toutes les chansons qu’on avait y compris les 3 singles qu’on avait tout au début. Ça a aussi influencé la façon dont on a composé les chansons pour le reste de l’album. C’est vrai que c’était une expérience exceptionnelle qui a eu beaucoup d’impact sur nous.

David :  ça nous a appris de moins s’éparpiller, être un peu plus rigoureux, à faire les choses bien tout de suite. On a vraiment travaillé ciblés pour prendre le chemin qu’on voulait car comme disait Johann on a compris ce qu’on voulait comme son.

La vidéo Chrome a été réalisé avec des images des concerts, pourquoi vous avez choisi cette chanson et pas une autre ?

Johann : La vidéo de Chrome a été capté pendant deux concerts : le premier concert était avec Deep Purple et deuxième était avec Anthrax à Moscou. En fait, on s’est dit Chrome on l’a joué sur scène, visiblement il y a une très bonne réaction du public et on n’a pas encore de clip dessous. C’est une chanson qui est assez représentative du style de TRANK et du niveau d’énergie qu’on transmet en live. On s’est dit que ça sera bien de la capter en vidéo pour montrer aux gens voilà TRANK en live ça ressemble à ça.

La chanson The Ropes qui est le titre de l’album fait références au boxeur débutant à qui on va lui montrer les cordes « I will show you the Ropes » parlez moi un peu de cette idée.

Johann : c’était l’idée de Michel. En fait l’expression I will show you the rope c’est effectivement le point de départ : un boxeur quand il débute, il est souvent dans les cordes à se faire taper dessous. Mais cette expression a été extrapolé pour signifier je vais te montrer les ficelles du métier ou l’envers du décor. Ça parle de manipulation. C’est quelqu’un qui dis à quelque d’autre tu sais que tu es manipulé comme une marionnette, libère-toi de cette manipulation et viens avec moi. Et finalement cette personne-là va se libérer mais elle manipule, emprisonne l’autre juste après. L’idée est de montrer qu’au final souvent dans la vie, il y a des relations dominant – dominée qui ne sont pas forcément évidentes. Les gens ne se rend pas compte forcement, mais souvent on est dominé par quelque chose. Cela peut être une personne, un environnement : professionnel, familial ou amoureux. On ne se rend pas compte qu’il a des choses qui nous gouvernent inconsciemment.

Quand est-ce que vous avez écrit The Ropes au début ou vers la fin ?

David : On l’a écrite il ya un petit moment mais elle a été mise de côté. Il y avait déjà une trame quasiment faite mais on est revenu après.

Johann : C’est une chanson qui a été composé il y a peut-être 2 ans et demi et qu’on a mise dans nos sets de concerts, notamment les concerts qu’on a faits avec Deep Purple.

En fait en préparation des concerts, on a vraiment bossé chaque morceau nickel pour qu’on les joue le mieux possible. Et dans la salle de répétition, quelques jours avant le concert, on a fait tourner le morceau et il y avait un truc qui nous chagrinait. D’un coup, on a changé un truc et ça y est, on a eu la chanson tel qu’on l’avait en tête. On s’est dit maintenant on la bloque et on va l’enregistrer comme ça.

David : C’était une petite histoire de rhythmique qui était mal calé et on a bien fait de la retravailler car le morceau a pris d’autres couleurs juste par ce petit bout de rhythmique.

Vous avez une chanson préférée, un riff préféré… ?

David : Moi, je les aime toutes, chacune pour ses raisons. Cela va dépendre de mon humeur. Il y a des jours quand une chanson va moins me parler mais que je vais réécouter 2 jours après et elle va me parler ce jour-là.

Johann : Pour moi, c’est un peu pareil. Ce qu’on recherche dans une chanson, le point de départ, c’est la mélodie quel qu’il soit le style rock, métal ou plus soft. Une mélodie qui fonctionne veut dire une mélodie qu’on peut retenir facilement, que ça soit la partie de guitare, de basse ou de chant, peu importe, mais il ya un in truc qui rentre dans la tête et cela ne ressort plus.  Sans l’avoir écouté 50 fois. La mélodie ça donne une émotion qui va dépendre du jour, de son humeur.

Et c’est un vrai test. Par exemple, depuis ce matin il y a peut-être 5 personnes qui nous ont parlé de leurs chansons préférées et les 5 personne ont donné un titre différent et c’est ça qui est intéressent.

Ma préfère est ilustrated girl … quel est son histoire ?  

Johann : C’est une de première chanson qu’on a écrite avant qu’on s’appelle TRANK. C’est Julien, notre guitariste qui a amené cette mélodie. C’est une mélodie qui rentre facilement dans la tête. Il y a le début qui démarre assez fort, et après elle est plus atmosphérique sur les couplets et les refrains sont facilement mémorisables.

Ça s’est écrit assez rapidement mais ce qu’il faut savoir est que Julien avant de jouer avec nous 3, ça faisait un petit moment qu’il bossait des compos dans son coin, donc quand j’ai dit qu’on l’a écrite assez rapidement, peut être pas forcement de son côté … les arrangements, ce que chacun joue, cela s’est fait assez vite car effectivement, c’est une chanson dans laquelle est assez facile de rentrer.

Et d’un autre côté, j’ai beaucoup d’affection pour les paroles parce que ce morceau parle de la routine qu’on peut voir au quotidien dans un couple, dans le boulot, dans la famille. C’est Michel qui écrit les textes et c’est une des chansons sur lesquelles je trouve le texte plus personnel, pas forcément son expérience à lui mais dans lequel on peut s’identifier facilement.

Une mélodie qu’est assez accrocheuse, dans laquelle est assez facile de rentrer et des paroles dans lesquelles c’est facile de s’identifier, c’est la formule qui fonctionne bien.

David : Donc, tu es la sixième personne qui nous parle de d’une sixième chanson préférée différente.

Johann : Il nous en reste encore 6 autres sur l’album. C’est intéressant car même quand on regarde les commentaires sur You Tube et sur les réseaux sociaux il y a des gens très différents qui aiment nos chansons. On fait la musique qu’on a envie de faire mais quand on voit ça on s’est dit finalement que ça plait à des gens différents et je trouve ça très bien.

Quels sont vos influences en général, quelle musique vous écoutez ?

David : On a tous nos influences qui sont très différentes. Moi, je viens du rock métal des années 90 avec d’autre choses comme Queen, Supertramp et après des choses beaucoup plus dures. Je suis un grand fan de Slipknot, Deftones. C’est assez varié mais il y a une base de rock métal des années 90.

Johann : Julien est très fan de Muse et sur l’intro d’Ilustrated Girl on nous a fait le commentaire qu’il ya un passage qui ressemble à Muse. C’est vrai qu’inconsciemment ça ressort dans ce qu’on joue.

Michel est ultra fan de Depeche Mode et tout ce qui est de la cold wave des années 80, donc il on injecte un peu dans les séquences. C’est Michel qui fait le clavier et la programmation.

Moi, je me suis toujours dit qu’en tant que batteur, il fallait connaitre tous les styles de musique parce que on ne sait pas ce qu’on peut nous demander de jouer. J’aime tous les styles et ça va aller de Simon et Garfunkel à Dream Theatre en passant par Slipknot et Miles Davis, peu importe.

Au final quand on met tout ça sur le papier, on s’est dit c’est quand même bizarre comme mix mais au final comme le point de départ c’est la mélodie et après, on construit au tour.

Vous vous souvenez le premier album que vous avez acheté ou le premier concert ?

Johann : Oui – Sting en 1992– Ten Sumonner’s Taies – un album exceptionnel, compos super, musiciens énormes. Et je les ai vu 6 mois après en concert à Lyon. Je venais de commencer la batterie et ça m’a calmé toute de suite.

David : je ne me rappelé pas de l’album, mais une chose dont je me rappelle et qui m’a marqué est quand Dave Grohl a formé les Foo Fighters. Je me rappelle, je les ai vu 6 fois d’affilé parce que j’avais vraiment trouvé ce truc énormissime. Voire ce gars en fontman et éclater tout ce qu’il y a eu de Nirvana et passer complément à autre chose, j’ai vraiment trouvé ça humainement et musicalement très très fort.

On va parler de la mode. Comment vous décrivez votre style de mode ?

David : Je suis habillé comme ça depuis que j’ai 11-12 ans. Je suis percé depuis très jeune, tatoué depuis longtemps aussi. J’ai les cheveux longs souvent sinon aussi très courts. Je dirais que c’est un style naturel, je n’ai jamais essayé de trouver une case comme tu sais gothique, post punk, class, etc.  Je suis bien comme ça. Un jean noir, un T-shirt, les cheveux longs. Quand on me croise, on me demande vous êtes musicien monsieur ?  Donc ça se voit.

Johann : Moi quand on me croise on me demande vous êtes comptable monsieur ? Mon style vestimentaire est effrayant. C’est jean- baskets- T-shirt ! C’est pratique et ça passe quel que soit le contexte.

Et votre style en tant que groupe

David : C’est en chantier…

Johann : Dans TRANK on essaye d’avoir une certaine identité visuelle, un tout petit peu élaboré, pas parce que on veut jouer un rôle mais parce qu’on veut que l’image soit aussi élaborée que la musique. On veut aussi rester éloignés des clichés, quel que soit les cliché métal, pop, etc

En fait, on essaye de trouver un truc qui nous est propre comme notre musique et comme disait David c’est en chantier.On aime bien cette idée de rebelle et class, de faire un effort pour bien s’habiller. Mais on fait de la musique, on fait du rock. Le costume cravate risque d’être compliqué. Il ya des gens que le portent très bien comme Ghost, par exemple, et tant mieux pour eux.

Quand on est à la batterie comme moi, je cherche la praticité et si on met une veste, ça va être compliqué. Je l’ai fait plusieurs fois pour les clips, ça va quand on joue 5 minutes, mais quand on joue 1 heure, c’est plus compliqué.

On essaie de trouver le coté puissant et raffiné.

David : On n’essaie de pas de copier ou de se déguiser. On se sentira très mal être déguisés sur scène et on ne jouera pas très bien. Autant rester naturel, mais on va essayer de trouver quelque chose de bien et peut être pas très courant. Et je pense qu’on trouvera. Comme on a réussi à se faire notre identité musicale le reste va suivre naturellement sans aller chercher dans un bouquin ou un magazine de mode.

Vous avez un vêtement ou un objet qui ne vous quitte pendant les tournées ?

David : Un bandana toujours dans la poche arrière de mon jean. Et ma bague que j’ai depuis 20 ans et qui ne m’a jamais quitté en concert et dans la vie de tous les jours

Johann : J’aime bien les converses à la fois pratique et sympa. C’est un look qui me va bien.

Des nouvelles pour la tournée ?

Johann : Le 7 novembre il y aura la Relase Party au CCO à Villeurbanne de côté de Lyon. Après, on reprendra quand tout le monde reprendra et malheureusement, on ne sait pas quand.

Un concert de rock c’est un concert dans lequel les gens passent un bon moment, s’éclatent et notamment il ya ce côté communautaire. On arrive avec 3 copains et on repart avec 20. Si c’est faire des concerts où les gens sont à 1 mètre de distance avec des masques et devant 100 personnes dans une salle qui pourra contenir 2000 personnes, franchement ni le public ni le groupe ne prend plaisir à le faire. Donc, autant attendre que les choses arrivent à peu près au normal. On veut tout donner et communiquer proprement avec le public.

Quelle est votre meilleur souvenir des concerts que vous avez faits ?

David : c’était la première rencontre avec les gars Deep Purple, qui sont des gars hyper abordables, tellement gentils. C’est des grands messieurs, très ouverts, sympathiques, qui sont là depuis longtemps. En plus, quand on nous a donnés des directives qu’il ne faut pas les approcher, qu’il ne faut pas leur parler, ce qui est normal, et en fait ce sont eux qui sont venus vers nous à bras ouverts à nous prendre en photo et à nous demander des CD, à nous parler… ça fait vraiment plaisir. Ça fait évoluer et ça fait grandir musicalement et humainement. Et c’est bien pour l’industrie de la musique. On voit qu’il y a encore une fibre humaine dans le milieu du rock et ça fait plaisir.

Johann : Pour moi, c’est la même expérience. Et j’ai un souvenir précis. Deep Purple joue sur scène, on est sur le côté de la scène, un peu derrière, cachés derrière un paravent et on regarde. Et à un moment le clavier fait un solo et les autres membres vient sur le côté de la scène. Le guitariste Steve Morse est devant nous et il demande à son guitare tech si les jeunes qui jouait avant eux sont là et son guitare tech il dit oui ils sont là. Et il vient derrière pendent que son groupe est donc en train de jouer en disant, hey salut moi c’est Steve et nous parle pendant 5 minutes en nous disant votre set était super. On n’y croyait pas … c’était déconcertant. Déjà tu prends une claque musicale et puis humainement, ils sont hyper gentils. C’est un très bon model.

David : Même à ce niveau-là il faut rester humble, faire ce qu’on aime faire et partager avec les plus jeunes qui démarrent.

Johann : Il y a aussi un élément important. Ces gros groupes sont souvent entourés des gens pour gérer la logistique et leur boulot est que le groupe soit dans les meilleurs conditions possible pour faire le meilleur show possible. Donc, quand les gens autour n’ont pas accès, ce n’est pas forcément parce que le groupe dit qu’il ne veut pas, c’est surtout les gens autour qui le disent parce que c’est leur boulot. C’est vrai qu’après on peut se sentir une peu vexé, rejetés mais il ne faut pas parce que ça ne veut pas dire que c’est le groupe. En occurrence, Deep Purple avait beaucoup de gens autour mais ils faisait ce qu’ils avaient envie de faire.

Le mot de la fin : votre souhait pour cet album ?

Johann : On va dire qu’on souhaite pour cet album que si on demande à 12 personnes différentes quel est leur morceau préféré, les 12 personnes nous dirons qu’ils ont un morceau préféré diffèrent. Après pour les tournées, on reste à l’écoute et on reprendra quand ça ira mieux. Mais on a très très hâte de remonter sur scène pour interagir avec le public

The Ropes – Track List

01. Shining / 02. Illustrated Girl / 03. The Ropes / 04. Undress to Kill / 05. Forever and a Day / 06. In Troubled Times / 07. Again / 08. Chrome / 09. The Road / 10. Take the Money and Run / 11. Bend or Break / 12. Refugee

English Version

Catchy melodies, spectacular guitars, powerful rhythm, TRANK, is the new French band that you have to discover. A unique cross between alternative metal rock, cold wave and post punk, their sound is rich and contrasting, edgy and emotional. Their songs are both energetic and melancholic and show a sensitive, sharp look at existence and its perversions.

Formed in 2016 in Geneva by Julien Boucq (guitars and effects), Johann Evanno (drums and percussion), Michel André Jouveaux (vocals, keyboards and programming), David Spatola – (Bass)the band owes its self-produced singles ‘Take the Money and Run’, ‘In Troubled Times, ‘Bend or Break’ and the recent ‘Undress to Kill’, to gain the attention of giants like Deep Purple, Anthrax, Papa Roach and Disturbed, who offer them triumphant opening act in major concert arenas across Eastern Europe.

Their debut album, the excellent “THE ROPES” released on September 15, is an album fueled by the band’s experience on stage and its hard work in the studio.  I had the great pleasure of meeting Johann and David and discussing music, good memories, touring with rock legends, fashion style… Interview!

How are you doing?

Johann: We are going well. We’ve been talking about music since this morning…

How are you going through this pandemic situation?

Johann: With philosophy. There are things that we can influence and others not. We’re going to accept what we can’t influence and that’s part of it. Regarding music situation, everything is slowing down, some things are stopped, but there are many other things to do. There are always things to do when we’re passionate about it. We use our time differently, we compose songs, we talk about our new album and make as many people as possible listen to it. This is a difficult time for everyone. 

How did TRANK started?

Johann: It started in 2016. Michel use to play in a band that perform covers that worked very well in the Genoese region. This band was having a hard time getting over the compositions, so he thought he’d like to be able to do compositions. He looked at the local advertising and found the ad from Julien, our guitarist, who had a band with compositions. The two got along very quickly, they found that there was real potential in these songs. I’ve known Michel for quite some time and we’ve always said we have to do something together. He needed a drummer on that band, I said there’s no problem, I’m coming.

The bassist at the time made another life choice and we had a hard time finding a bass player. And then David fell from the sky. And then we said, we really have 4 personalities that are both strong but complementary. On top of that, we get along very well, so there’s no reason why we shouldn’t make good music. 

TRANK, what does it mean?

Johann: It was born out of a joke that I made. We were looking for a rather short word, quite punchy and I text them saying: we can call ourselves Trank. It’s like a tank but tranquil. It was a joke, but the three of them thought it was a great name. I would like to have a reason hyper intelligent and really thoughtful but no. At the same time, there are bands that work well called The Rolling Stones or The Doors and so why not TRANK!

The first album is released on September 15, The Ropes, how did you write it? 

David: there were a few singles at the beginning but already in preparation for an album and then we started developing our ideas, putting them on the table and then create something. It took a while; it took a lot of energy and we come in with a nice album. It was a long-term work.

Johann: Actually, we write songs all the time, we don’t say to each other, for example, that the next few months we’re composing an album and we’re off. It means the songs are coming in little by little. And since we’re all perfectionists, a song is over and when we listen to it again 2 months later, we said no, maybe we have to change, we have to do this and that. The songs came gradually and at one point, we said we have to make an album. We think we have an album that is both interesting and cohesive. 

David: it reflects a certain maturity and experience

Johann: yes, and that also reflects the complex personality of TRANK with our 4 individualities.

At the same time, you have toured a lot, especially in Eastern Europe… 

Johann: We had the chance to do some big concerts, to open for legendary bands like Deep Purple, Anthrax, Papa Roach or Disturbed. It’s true that doing these concerts we learned a lot about how to handle the stress for a concert in front of 5, 10.15 thousand people.

We learned how to manage our stage performance on a big stage. And especially, we learned about our live sound.  In fact, when we heard our songs played live in these big venues, we said that’s the sound we should have in the studio.

That’s why we reworked all the songs, we had including the 3 singles we had at the beginning, thinking that’s what we should have. It also influenced the way we composed the songs for the rest of the album. It’s true that it was an exceptional experience that had a lot of impact on us.

David: It taught us less to scatter, to be a little more rigorous, to do things right away. We really worked targeted to take the path we wanted, as Johann said we understood what we wanted.

The Chrome video was made with images from these live concerts, why did you choose this song and not another one?

Johann: Chrome‘s video was captured during two concerts: the first concert was with Deep Purple and second was with Anthrax in Moscow. In fact, we said Chrome we played it on stage, obviously there is a very good reaction from the audience and we did not film yet a video for it. It’s a song quite representative of TRANK’s style and the level of energy we transmit live and we thought it would be nice to capture it on video and to show people how TRANK looks live.

The song The Ropes which is also the title of the album refers to the boxer who starts his career “I will show you the Ropes” said the chorus tell me a little about this idea.

Johann: it was Michel‘s idea. In fact, the expression “I will show you the ropes” is actually the starting point: a boxer when he starts, he is often in the ropes to get hit under. But this expression has been extrapolated to mean I’ll show you “the tricks of the trade” or the “behind the scenes”. It speaks of manipulation. It is someone who says to someone else – you know that there you are manipulated like a puppet, free yourself from this manipulation and come with me. And finally this person will free himself but he manipulates, imprisons the other person just after. The idea is to show that in the end often in life, there are dominant – dominated relationships that are not necessarily obvious. People don’t necessarily realize, but often you’re dominated by something. It can be a person, an environment: professional or family, in love. We don’t realize that there are things that govern us unconsciously.

When did you write The Ropes?

David: It was written some time ago but it was put aside. The most important part of the song was almost done and we came back afterwards

Johann: if I remember well, the song was composed maybe two and a half years ago and that we put in our live sets, especially the concerts we did with Deep Purple. In fact, in preparation for the concerts, we really worked and reworked each song very well to play them as best we could.

And in the rehearsal room a few days before the concert, we played the song and there was something that upset us. Then, we changed something and that’s it, we had the song as we had it in mind. We said to we’re blocking this and we’re going to record it like this.

David: It was a little story of rhythm and we did well to rework it because it input another colour to this song.

Do you have a favourite song, a favourite riff…? 

David: I love them all, each for its own reasons. It’s going to depend on my mood. There are days when a song talks to me less that I’m going to listen to two days later and it’s going to talk to me that day. I think it’s nice because if it does that to us, it can be really nice if it does the same for the audience.

Johann: Same for me. What we look for in a song, the starting point, is the melody whatever the style: rock, metal or softer. A melody that works means a melody that can be easily memorised, whether it’s the guitar riff, the bass or the vocal part, whatever but that goes into the head and it does not come out.

The melody gives an emotion that will depend on the day, his mood. And it’s true that it’s a real test. For example, since this morning there are maybe 5 people who have told us about their favourite songs and the 5 people gave a different title and that’s interesting.

My favourite is ilustrated girl… What’s story of this song?  

Johann: It’s a song written before we called TRANK. It is Julien, who brought this melody. It’s a melody that fits easily into the head. The beginning of the song is quite strong, and after it is more atmospheric on the verses and the choruses are easily memorable. It was written quite quickly but what you need to know is that Julien before playing with us 3 it’s been a while since he worked his compositions in his corner so when, I said it’s written pretty quickly can not necessarily be on his side … but the arrangements, what everyone plays, it was done pretty quickly because actually it’s a song in which is quite easy to fit.

And on the other hand, I have a lot of affection for the lyrics because they talk about the routine that you can see every day in a couple, in work, in family. It is Michel who writes the lyrics and I find this text more personal; it is not necessarily his experience but we can identify ourselves easily in these lyrics. 

A catchy melody in which is quite easy to enter and lyrics in which we can identify easily is the formula that works well.

David: So, you’re the sixth person who talks to us about a sixth different favourite song

Johann: And we still have six more songs on the album. It’s interesting because even in the comments we can read on You Tube and on social media, there are very different people who like our songs. We make the music we want to make and we finally thought that it pleases different people. I think it’s very good. 

What are your influences in general, what music do you listen to? 

David: We all have our influences, which are very different. I come from the metal rock of the 90s. I also listen other things like Queen, Supertramp and after things much heavy. I’m a big fan of Slipknot, Deftones.

Johann: Julien is a big fan of Muse and on the intro of Ilustrated Girl we were told that there is a part that looks like Muse. It’s true that subconsciously it comes out in what we play. He likes Muse and Bring Me the Horizon, bands like that. Michel is an ultra-fan of Depeche Mode and all that of the cold wave of the 80s, so he injects a little in the sequences. Michel does the keyboard and the programming.  On my side, I always told myself that as a drummer, you have to know all styles of music because you don’t know what we can ask us to play. I love all styles and it’s going to go from Simon and Garfunkel to Dream Theatre to Slipknot and Miles Davis, whatever. 

In the end, when we put all this on paper, we said it’s still weird as a mix but the starting point is the melody and then we build around.

Do you remember the first album you bought? Or the first concert you went?

Johann: Yes – Sting Ten Sumonner’s Taies – I think it was in 1992, an exceptional album, super compositions, huge musicians. And I saw them six months later in concert in Lyon. I had just started playing drums and it calmed me down right away.

David: I don’t remember the album but a moment that had big impact on me it was when Dave Grohl formed the Foo Fighters. I remember I saw them live 6 times in a row because I had really found something huge. This guy burst all that was Nirvana and pass to something else. I really found it humanly and musically very very strong.

Let’s talk about fashion. How do you describe your fashion style? 

David: I’ve been dressed like that since I was 11-12. I’ve been pierced since I was very young, tattooed for a long time too. I have long hair often if not also very short. Otherwise, I would say it’s a natural style, I’ve never tried to be in a box like you know gothic, post punk, class, etc. 

That’s how I feel. Black jeans, T-shirt, long hair and that’s it. When people meet me, they ask me, are you a musician? 

Johann: When they meet me, they asked me if I am accountant…my style it’s scary. It’s jean, sneakers and T-shirt! It’s is convenient, it passes regardless of the context.

And your style as a band?

David: it’s works in progress  

Johann: In TRANK we try to have a certain visual identity a little bit elaborate, not because we want to play a role but because we want the image to be as elaborate as the music.

We also want to stay away from the cliché, like metal, pop or whatever.  In fact, we try to find something that is proper of our own like our music, as David said it’s in the works but in fact, we like this idea of rebels and classy and to make an effort to dress well.

We make music, we rock. The tie suit can be complicated. There are people who wear it very well like Ghost for example.

When I play drums, I’m looking for comfort and we if I wear a suit jacket it’s going to be complicated. I’ve done it several times for the video clips, it’s fine when you play 5 minutes but when you play 1 hour it’s more complicated.

We’re trying to find the powerful and refined side.

David: We don’t try to copy or dress up. Dressing up on stage will make us feel very bad and we won’t play very well. We might as well stay natural but we’ll try to find something good and maybe not very common. And I think we will find, as we managed to make our musical identity, so the rest will follow naturally without searching in a book or in a fashion magazine.

Do you have a piece of clothing or other object that you always have with you on tour?

David: a bandana always in the back pocket of my jeans. And my ring that I have for 20 years and which has never left me in concert and in everyday life

Johann: I like the Converse both practical and nice. It’s a look that suits me. 

Any news for the next concerts?

Johann: On November 7th there will be the Relase Party at the CCO in Villeurbanne near to Lyon. Then we’ll start the concerts when everyone will restart and unfortunately, we don’t know when.

A rock concert is a concert where people have a good time, have fun and especially there is this community side. We arrive with three friends and we leave with twenty. If we have to do concerts where people have to keep 1-meter distances, they were masks and in front of 100 people in a venue that can welcome 2000 people, frankly neither the audience nor the band takes pleasure in doing so. We will wait for things to get better and pretty normal; we want to give our best and communicate properly with the audience.

What is your best memory of concerts you have done till now?

David: When we first met the guys of Deep Purple. They are very nice guys and super accessible guys. They are great gentlemen, very open, friendly, who have been there for a long time. In addition, when we had the instructions that we should not approach them, that we should not talk to them, which is normal, and in fact they are the ones who came to us with open arms to take our picture and ask us for CDs, to talk to us… it’s really fun, it makes you evolve and it makes you grow musically and humanly. It’s also great for the music industry. We see that there is still a human fibre in the world of rock and it’s nice.

Johann: For me, it’s the same experience. And I have a specific memory. Deep Purple plays on stage, we’re on the side of the stage, behind a screen and we watch. And at one point the keyboard does a solo and the other members comes to the side of the stage and guitarist Steve Morse is in front of us. He asks his guitar engineer where are the young people who played before them and his tech guitar, he says they are here. And Steve Mores comes behind while his band is playing and he said hey I am Steve and he is talking to us for 5 minutes, telling us that our set was great. We didn’t believe that it is true … it was disconcerting. Already you take a musical slap and then humanly, they’re super nice.

David: Even at this level you have to stay humble, do what you like to do and share with the younger ones who start.

Johann: there is also an important element, these big bands are often surrounded by people to manage the logistics and their job is that the band has the best possible conditions to make the best show possible. So, when the band is not accessible, it’s not necessarily the band that says they don’t want it, it’s mostly the people around who say it because it’s their job. It’s true that after you can feel offended and rejected but you don’t have to because it doesn’t mean it’s the band. Deep Purple had a lot of people around but they did what they wanted to do.

The final word: your wish for this album? 

Johann: We’re going to say we want for this album that if we ask 12 different people what is their favourite song is, the 12 people we’ll say they have a different favourite song. For the tour, we stay tuned and we resume when it gets better. But we can’t wait to get back on stage and interact with the audience.

The Ropes – Track List

01. Shining / 02. Illustrated Girl / 03. The Ropes / 04. Undress to Kill / 05. Forever and a Day / 06. In Troubled Times / 07. Again / 08. Chrome / 09. The Road / 10. Take the Money and Run / 11. Bend or Break / 12. Refugee

Comments are closed.

Powered by WordPress.com.

Up ↑

%d bloggers like this: