TOYBLOÏD -“Modern Love”- Album of the Month – Interview with Lou Sirkis

La scène rock française prend du galon avec TOYBLOÏD. Deux filles (Lou Sirkis – guitare/voix, Madeleine – bass) et un garçon (Greg à la batterie), du rock engagé, brut et sincère, TOYBLOÏD est un jeune groupe dont vous allez sûrement beaucoup entendre parler, car le trio garage rock punk vient de sortir leur excellent deuxième album Modern Love.

« Ce n’est pas un album, c’est une morsure. Ça tord, ça tape, ça tache, ça fait mal, ça fait sale et ça cravache » voilà ce que le groupe déclare sur ce nouvel opus. Ça donne envie de s’y plonger, n’est pas ?

Treize morceaux ultra énergiques, courtes et efficaces, des riffs endiablés, batterie soutenue et une voix féminine puissante et percutante, vous allez adorer. C’est mon cas !

Récemment, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Lou, jeune femme charmante et joviale, et on a parlé du groupe, du nouvel album, du rock féminin français, de la communauté LGBT, de son style de mode et de plein d’autres choses.  Découvrez l’interview !

Chérie ne t’inquiète pas tu vas passer un bon moment. Nous sommes 2 filles et un garçon, guitare- basse- batterie. On aime Rihanna, on aime Nirvana et on chante des chansons d’amour, tout en ayant un gros ampli Marshall branché au volume 11.

Lou presente TOYBLOÏD

Comment ça va ?

Lou : ça va nickel. On est heureux pour la sortie de l’album, une sortie d’album au top mais on ne peut pas faire de concert.

Il faudra juste patienter jusqu’au 16 septembre à la Maroquinerie  

Lou : Oui, le concert à la Maroquinerieest maintenu et on a une nouvelle tournée qui sera annoncé bientôt. Maintenant, il ne faut pas qu’il y ait des grosses catastrophes et on reprendra le chemin de concerts en septembre.

13 ans d’activité pour TOYBLOÏD quel regarde tu portes sur ces dernières années ? 

Lou : On a grandi, on a eu le culot et les couilles de dire à notre premier label, c’est fini, on ne veut plus travailler avec vous. On a beaucoup appris. Car se retrouver tout seuls en tant que musiciens, ce n’est pas facile. Ce n’est pas qu’apprendre à jouer de son instrument mais c’est savoir faire de clips, savoir faire une pochette, des photos, organiser des concerts… on a beaucoup appris et aujourd’hui, on arrive à être totalement autonomes. C’est hyper gratifiant.

Modern Love c’est votre deuxième album. Comment s’est passé son écriture ?

Lou : On a fait une grosse session d’écriture qui remonte à quasiment 2 ans et demi. On s’est enfermés, on a écrit et après, on a choisi d’enregistrer l’album avec notre ingénieur son live parce qu’il avait les manettes et parce c’est celui qui dans notre entourage comprenait mieux ce qu’on voulait faire en matière de son.

Après cette grosse session d’écriture, on a enregistré des petits demos et avec ces demos, on est parti en studio un peu à droite et à gauche. Pendant 1 mois, on a fait les batteries, quelques semaines plus tard, on a fait les basses et après les voix je les ai faits dans un studio à Pantin.     

On avait écrit les chansons et l’ingénieur de son et le réalisateur de l’album, qui du coup est un peu le 4 ème membre caché de la formation, nous a aidé parti par parti à peaufiner les chansons. Aujourd’hui, les chansons ont le meilleur rendu qu’elles pouvaient avoir.

Pas d’Internet, pas de session video, vous avez donc travaillé à l’ancienne

Lou : Toujours, on travaille toujours comme cela. Même pour le premier album on a toujours été dans la même pièce ensemble, où les morceaux se composent avec les instruments entre nos mains.

Là je t’avoue qu’avec le confinement, j’ai revu un peu ses manières de composer. Je me suis mise sur un ordinateur et j’ai balancé un peu tout ce qui me passait par la tête.

Vous avez voulu faire ce son garage rock punk dès le début ou c’est arrivé au fur et à mesure ?

Lou : ça s’est fait du début. C’est venue de nos influences. On avait envie de retranscrire un peu ce qui nous faisait kiffer quand on regardait à l’époque sur My Space, You Tube et tous les groupes qui nous donnait envie.

Pourquoi vous avez choisi le titre Modern Love ?

Lou : J’étais en voyage en Irlande et j’ai vu une photo de deux hommes qui s’embrassent, du style un soldat en train d’embrasser un capitaine. Et sur la photo quelqu’un avait taguée Modern Love.

Je me suis dit oui, c’est ça, c’est le sujet de l’album, c’est exactement cette esthétique-là, car cet album est beaucoup plus profond, plus autobiographique, plus personnel.

C’est toi qui écris tous les textes ?

Lou : Majoritairement c’est moi qui ai écrit tout l’album. Madeleine a écrit le morceau d’entrée Violence et aussi la chanson Shiny Kid pour laquelle on vient de sortir un nouveau clip.

Vos chansons parlent du féminisme, de la communautés LGBT, de la société actuelle, tu pense que la musique est un bon moyen pour sensibiliser les gens à ces sujets ?

Lou : Absolument, le fait qu’on soit dans un groupe de rock, on a un petit podium dont on s’en sert, on l’utilise pour parler et pour dire que ça existe des filles qui aiment les filles. Ce n’est pas un sujet tabou, on est là, on existe et on le vit bien. C’est important d’assumer notre appartenance à la communauté LGBT Queer parce c’est encore trop silencieux aujourd’hui.

Je sais que c’est toujours difficile de choisir une chanson favorite mais tu pourras me dire si tu as une chanson qui te tient à cœur. 

Lou : Queer est quand même assez important parce que la chanson porte bien son nom. Parce qu’on parle d’une communauté, un style de musique bien rock. C’était important qu’une chanson comme cela se fasse entendre, pour dire que toutes les différences par la sexualité, la corpulence, la religion, le gendre soit représenté et qu’on en parle.

Vous avez sorti plusieurs vidéo clip qui sont vraiment très bien. D’où vient votre l’inspiration pour faire Beauty and the Beast et Monster par exemple ?

Lou : En fait, tout est sorti de ma tête. Pour Monster dès le début de l’écriture de la chanson, je savais que je voulais une ambiance de film d’horreur. On a réussi à faire ça avec du faux sang, des fausses tripes et on s’est amusés à reproduire un film d’horreur avec des créatures étranges, des zombies. Pour le clip Beauty and the Beast, il se trouve que c’est une des danseuses, qui est prof de danse et de pole danse, qui nous a envoyé un vidéo de ses élevés, en train de danser sur les barres de pole danse sur une chanson de TOYBLOÏD.

On s’est dit qu’il fait absolument qu’on fasse un clip. Comme nous est pas très sportives on s’est dit qu’on va faire une battle et on verra qui gagnera.

Vous avez d’autre projets de clips en préparation ?

Lou : Oui, on a un clip en attente qui représentera un peu la vie en tournée avec le groupe. Vu qu’on a des moins en moins de concerts, le clip va être notre nouveau media phare pour communiquer sur nos chansons

Qu’est-ce que tu en pense des femmes dans le rock français ?

Lou :  Malheureusement on ne nous entend pas assez. On n’a pas assez de place. On est heureuses de voir de plus en plus de groupe de filles se monter. On est ravies de voir de plus en plus de jeunes filles qui se mettent à faire de la basse, de la batterie, de la guitare et qui se lâchent.  Ça nous fait énormément plaisir et j’espère que cela ne va jamais s’arrêter.

As-tu des groupes féminins préfères sur la scène française en ce moment ?

Lou :  Oui, dans notre milieu parisien, on a un groupe de copines qui s’appellent SLURP. C’est un groupe de trois filles. Elles sont super cool et les voir sur scène c’est un petit shot de bonheur.

On a aussi un groupe de copines qui s’appelent CATISFACTION, elles feront notre première partie à la Maroquinerie le 16 septembre. Ce sont des filles très engagées pour la place des femmes au milieu de la musique. Elles organisent aussi des ateliers où n’importe quelle fille peut s’inscrire et le temps d’un après-midi apprendre à jouer dans un groupe, à faire du punk, à faire du rock, à te détendre et à te dire que tu peux aussi le faire, peu importe de quel milieu tu viens. Tant que tu te sens femme tu viens et tu passes un bon après-midi sans jugement.

Tu viens d’une famille musicale quel est ton premier souvenir musical ?

Lou : C’est vrai, j’ai un papa qui jouait dans Indochine (ndlr Stéphane Sirkis), une maman à la pointe dans la musique des années 80 et quand j’ai été petite, ils m’ont offert les albums de L7, de Patti Smith. Mais mon premier souvenir musical est mon premier concert – CHER à Bercy.

Comment tu as commencé la guitare ?

Lou : On m’a inscrit au conservatoire du quartier quand j’étais petite et après, quand j’ai eu 15 ans j’ai voulu arrêter la guitare classique pour pouvoir faire la guitare électrique. À partir de là, en autodidacte avec un ampli dans ma chambre, je faisais péter les décibels.

Tu joues d’un autre instrument ?

Lou : De temps en temps, j’aime m’amuser à la basse et à la batterie, sans me perfectionner ou aller à fond.

Quel est ton style de mode ?

Lou : J’ai l’impression que plus je grandis plus je deviens un peu tomboy. Je mets plus des habits unisexes. Patti Smith m’a toujours fasciné, son style, ses poses et plus recémentant Alison Mosshart de The Kills. Ces nanas quand elles arrivent sur scène elles ont une présence incroyable par leur fringues, leur prestance, leur voix. Au début, j’étais plus fasciné par ça et aussi attiré par le L7, Joan Jett.

Le style perfecto, des vêtements en cuir et des solos des guitare avec un gros son métal, c’est un peu mon langage.

Aujourd’hui, je me sens plus tomboy. Madeleine est très féminine sur scène. Toujours en brassière parce qu’il fait très chaud.

On met des paillettes, des boots pailletés, des fringues shiny. On veut avoir une tenue de scène qui nous fait sentir un peu spéciales.

Tu as un vêtement qui ne te quitte plus en ce moment ?

Lou : J’adore mettre de grandes chemises, tu sais les chemises que tu shope en friperies et qui font 2 fois ta taille. Quand tu les regardes elles sont moches, mais quand tu les porte elles sont vachement bien. En ce moment, c’est mon dada. Ma couverture.

Un objet fétiche que tu prends toujours avec toi en tournée

Lou : En tournée, il faut que j’aie toujours ma guitare avec moi évidement. Sinon, l’enceinte bluetooth qu’on trimbale partout. Comme ça quand on va monter sur scène, on écoute du Rhianna très fort et ça nous tout de suite dans l’ambiance.

Un groupe qui t’a influencé pendant ta carrière

Lou : L7

Quel sons vos espoirs pour cet album, qu’est-ce que tu souhaites pour cet album ?

Lou : On est déjà heureuses qu’il soit sorti dans les bacs. On n’a jamais eu une retombée aussi grosse dans la vie du groupe, donc on profite de chaque instant. Tout ce qu’on souhaite est le faire parler, le faire tourner. On espère que les concerts pourront reprendre sagement à la rentrée.

Et moi, le meilleur des compliments qu’on puisse me faire c’est que la communauté LGBT, ceux qui sont isolés, nous disent que votre album nous fait du bien. Ça sera le plus grand compliment.

Tu fais un show de Drag King – sous le pseudo Juda la Vidange – tu continues les shows ?

Où est-ce qu’on pourra te voir ?

Lou : En ce moment, c’est un peu compliqué. Je n’ai pas trop de nouvelles comment cela va reprendre. Le bar La Mutinerie à Paris accueille une fois par mois des shows Drag Kings et j’espère qu’ils vont reprendre. On attend des nouvelles. Il y a vraiment une communauté de Drag Queen et de Drag King sur Paris. On se tiens au courant, on est là, les unes pour les autres.

Un message pour quelqu’un qui ne connait pas TOYBLOÏD…

Lou : Chérie ne t’inquiète pas tu vas passer un bon moment. Nous sommes 2 filles et un garçon, guitare- basse- batterie. On aime Rihanna, on aime Nirvana et on chante des chansons d’amour, tout en ayant un gros amplis Marshall branché au volume 11.

TRACKLIST “Modern Love” :

1. Violence

2. Monster

3 Diamonds

4. Ants

5. Seven

6. Rck n rll

7. Sunrise

8. Queer

9. Shiny kid

10.Halo

11. Beauty & the beast

12. Fur

13. Donna

English Version

The French Rock is getting stronger with TOYBLOÏD. Two girls (Lou Sirkis – guitar/vocals, Madeleine – bass) and a boy (Greg on drums), committed rock, raw and sincere, TOYBLOÏD is a young band that you will surely hear a lot about, because the garage rock punk trio has just released their second excelent album Modern Love.

“It’s not an album, it’s a bite. It’s twisting, it’s tapping, it’s staining, it hurts, it’s dirty and it spits” is what the band says about this new album. It makes you want to dive into it, isn’t? 

Thirteen ultra-energetic, short and effective tracks, frenzied riffs, sustained drums and a powerful female voice, you’ll love it. I do!

Recently, I had the pleasure to talk to Lou, a charming and jovial young woman, and we chat about the band, the new album, women in French rock, the LGBT community, her fashion style and many other things.  Check out the interview!

Honey, don’t worry you’re going to have a good time. We are 2 girls and a boy, guitar-bass-drums. We love Rihanna, we love Nirvana and we sing love songs, while having a big Marshall amps plugged on volume 11.

Lou about TOYBLOÏD

How are you?

Lou: Fantastic, we’re happy for the release of the album but we cannot do a concert.

We have to wait until September 16th ….

Lou: Yes, right on 16th of September at the Maroquinerie, Paris. The concert is maintained and we will announce a new tour soon. Now, there must not be any major disasters till then and we are back on the road in September. 

13 years of career for TOYBLOÏD, what do you think about these years?

Lou: We grew up, we had the nerve and the balls to say to our first label, it’s over, we don’t want to work with you anymore. We’ve learned a lot. Because being alone, as musicians is not easy. It’s not just learning to play your instrument but it’s knowing how to make video clips, know how to make a cover, photos, organize concerts… we have learned a lot and today, we are able to be totally autonomous. It’s super gratifying.

Modern Love is your second album. How did you write it?

Lou: We did a big writing session that goes back to almost two and a half years. We locked ourselves in, we wrote and then we chose to record the album with our live engineer because he was the one who understood better what we wanted to do in terms of sound.

After this big writing session, we recorded demos and with these demos, we went into the studios here and there. For a month, we recorder the drums, a few weeks later, we did the bass and I made the vocals in a studio in Pantin.     

We had written the songs and our sound engineer, who is a bit of the 4th hidden member of the band, helped us to refine the songs. Today, the songs are the best they could be.

No Internet, no video sessions, you worked the old fashion way

Lou: Right, we always work like this. Even for the first album we were always together, the songs are composed in the same room, with the instruments in our hands.

Now, I confess that with the quarantine period, I have revised a little bit my ways of composing. I got on a computer and threw a little bit of everything that was going through my head. 

Did you want to make this garage punk rock sound from the beginning or did it happen step by step?

Lou: It was from the beginning. It came from our influences. We wanted to transcribe what we loved when we look on My Space, You Tube at that time.

How did you choose Modern Love as name of the album?

Lou: I was on a trip to Ireland and I saw a picture of two men kissing, like a soldier kissing a captain. And on the photo, someone had tagged Modern Love. I said yes, that’s it, that’s the subject of the album, it’s exactly that aesthetic, because this album is much deeper, more autobiographical, more personal.

You’re the one who writes all the lyrics?

Lou: Yes, most of the album is me. Madeleine wrote the track Violence and also the song Shiny Kid for which we have just released a new music video.

 

Your songs talk about feminism, the LGBT community, the today’s society, do you think music is a good way to raise awareness about these topics?

Lou: Absolutely, the fact that we’re in a rock band, we have a little podium that we use, we use it to talk and to say that there are girls who loves girls. It is not a taboo subject, we are there, we exist and we live it well. It’s important to show that we are part of the LGBT Queer community because it’s still too quiet today.

I know it’s always hard to pick a favourite song but you can tell me if you have a song with a message more important for you.  

Lou: Queer is quite important because we are talking about a community, a style of rock music. It was important for a song like this to be heard, to say that all the differences by sexuality, corpulence, religion, gender has to be represented and talked about.

You’ve released several video clips that are really great. What was your inspiration to make Beauty and the Beast and Monster for example?

Lou: Actually, all came out of my head. For Monster from the beginning, when I start writing the song, I knew I wanted a horror movie atmosphere. We managed to do this with fake blood, fake tripe and had fun reproducing a horror movie with strange creatures and zombies. For the music video of Beauty and the Beast, it happens that it is one of the dancers, who is a teacher of pole dance, who sent us a video of her students dancing on a TOYBLOÏD song.

We thought it was absolutely necessary that we make a clip. As we are not very sporty, we thought we will do a battle and we will see who will win.

Do you have other video clips in work?

Lou: Yes, we have a clip in preparation that will represent the life on tour with the band. Since we have fewer and fewer concerts, this video is going to be our new flagship media to communicate on our songs

What do you think of women in French rock?

Lou: Unfortunately, we’re not heard enough. We don’t have enough visibility. We’re happy to see that more and more bands of girls come together. We are delighted to see that there are more and more young girls who start playing bass, drums, guitar. We are very pleased and I hope it will never stop. 

Do you have any favourite female bands on the French scene right now?

Lou: A group of 3 girlfriends called SLURP. They are super cool and seeing them on stage is a little shot of happiness.  Another band is CATISFACTION, they will open for us at the Maroquinerie on September 16th. They are very committed girls to the place of women in the middle of music. They also organize workshops where any girl can come and, in the afternoon, you learn to play in a band, to play punk, to rock, you relax and you tell yourself that you can also do it, no matter where you come from. As long as you feel like a woman, you come and have a good afternoon without judgment.

You come from a musical family what is your first musical memory?

Lou: That’s right, my dad played in Indochine (Stephane Sirkis), my mom knows everything about 80s music and when I was a little girl, they offered me the albums of L7 or Patti Smith. But my first musical memory is my first concert – CHER at Bercy, Paris

How did you start playing the guitar?

Lou: At the local conservatory when I was little and after when I was 15, I wanted to stop playing classical guitar, so I could do the electric guitar. From then on, self-taught with an amp in my room, I blew the decibels.

Are you playing another instrument?

Lou: Occasionally, I live playing bass and drums, without perfecting myself, just for fun.

What’s your fashion style?

Lou: Getting older, I become more tomboy. I wear unisex clothes. Patti Smith has always fascinated me, her style, her poses and recently Alison Mosshart of The Kills, also. These girls when they arrive on stage, they have an incredible presence by their clothes, their voice. Then, I was also attracted by the L7 or Joan Jett style.

The perfecto style, leather clothing and guitar solos with a big metal sound, that’s my language.

Today, I feel more tomboy. Madeleine is very feminine on stage. She is always wearing a bra on stage because it’s very hot.  We put sequins, glitter boots and shiny clothes. We want to have a stage outfit that makes us feel a little special.

Do you have a piece of clothing that doesn’t leave you right now?

Lou: I love wearing big shirts, you know, the shirts you shop vintage stores that are twice your size. When you look at them, they’re ugly, but when you wear them, they’re really good. Right now, it’s my dada.

A fetish object that you always take with you on tour

Lou: On tour, I must always have my guitar with me of course. Otherwise, a bluetooth speaker that is carried around everywhere. In that way when we go on stage, we listen to Rhianna very loud and immediately we are in a good mood.

A band that influenced you during your career till now

Lou: L7

What are your hopes and wishes for this album?

Lou: We’re already glad that it is out now. We’ve never had such a big feedback in the life of the band, so we enjoy every moment. We want to make it talk, to make it spin on tour.

We hope that the concerts will resume soon. And the best compliment I get is that the LGBT community, those who are isolated, tell us that your album is great for us. That’ll be the biggest compliment that would make me feel good.

You’re doing a Drag King show – under the pseudonym Judah the Vidange – you’re continuing the shows?  Where will we be able to see you?

Lou: Right now, it’s a bit complicated. I don’t have too many news how it will resume.  The bar La Mutinerie in Paris hosts Drag Kings shows once per month and I hope they will resume. We’re waiting for news. There is a Drag Queen and Drag King community in Paris. We keep up to date, we’re here for each other.

A message for someone who doesn’t know TOYBLOÏD

Lou: Honey, don’t worry you’re going to have a good time. We are 2 girls and a boy, guitar-bass-drums. We love Rihanna, we love Nirvana and we sing love songs, while having a big Marshall amps plugged on volume 11.

TRACKLIST “Modern Love” :

1. Violence

2. Monster

3 Diamonds

4. Ants

5. Seven

6. Rck n rll

7. Sunrise

8. Queer

9. Shiny kid

10.Halo

11. Beauty & the beast

12. Fur

13. Donna

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