ROCKING AT ROCK EN SEINE -Paris- 23-25 of August 2019- Review

Un groupe légendaire (THE CURE), des guitares rock et rebelles, des magnifiques voix soul, le Festival Rock En Seine à sa 17 -ème édition, nous a offert une programmation très variée. Plus de 60 artistes confirmées ou des étoiles montantes se sont réunis comme d’habitude dans le Domaine de Saint Cloud, situé aux portes de Paris. 100 000 festivaliers ont partagé plein d’émotion et de la bonne humeur, devant les 5 scènes installés dans ce magnifique écrin de verdure.

Cette année parmi les nouveautés sur le site du festival notons la Scène des 4 Vents, une scène très petite mais avec une grande programmation éclectique et son village voisin qui proposait des rencontres et discussions avec des professionnels de la musique (comme Les Inrocks ou le label Beggars) mais aussi un disquaire, des luthiers, un atelier de bien-être et une boutique vintage. La scène Firestone a pris du galon en taille at en nombre de concerts. Des food trucks, bars et restos, des animations et des ateliers, une ambiance cool et relax régnait dans les allées ombrages du parc.

Vendredi, une journée rock et sold out portée bien sûr par le mythique groupe THE CURE, dont les fans étaient venus nombreux pour assister à leur unique concert en France. Samedi, une journée très rap- soul- électro, avec un public plutôt jeune et peu nombreux, tandis que la journée de dimanche affichait une très belle programmation avec un mélange des genres et des groupes qui ont la côte en ce moment : Royal Blood, Foals ou Two Doors Cinema Club.

Voilà donc un retour sur les concerts d’un weekend caniculaire d’été.

ROCK LEGENDS

Magistral concert des THE CURE (Grand Scène) le 23 août 2019. 40 ans après la sortie de leur premier album, Three Imaginary Boys, leurs chansons inoubliables ont résonnées avec beaucoup d’émotion leurs pendant 2H30. Robert Smith, Simon Gallup, Roger O’Donnell, Jason Cooper et Reeves Gabrels nous ont émerveillés avec Plainsong, A Forest, Close To Me, Lullaby, Picture of Me, Just Like Heaven, Disintegration, Why Can’t I Be you et Boys Don’t cry pour citer juste quelques morceaux de leur set list impressionnante. 

Même voix fantastique, même coiffure et même allure, le charismatique Robert Smith n’a pas changé. Regard charbonneux, sourire timide et charmant, on ressent sa grande gentillesse et tendresse pour son public.  Lui et sa bande nous ont offert un show exceptionnel tantôt sombre et planant tantôt pétillant et joyeux. Les fans reconnaissants ont vibré à l’unisson avec les hits incontournables. Leur passion reste intacte. Intense show immense émotion. Magique.

Johnny Marr (Scène des 4 Vents) – l’ancien guitariste des The Smiths livre une excellente prestation sur la plus petite Scène de Rock en Seine. Assez curieux le choix des organisateurs qui probablement ne s’attendait pas à voir un si grand nombre des fans venus l’applaudir. Entre ses chansons solo (The Tracers), les reprises des Smiths (Bigmouth Strikes Again, This Charming Man, There Is A Light That Never Goes Out), ou celles de son groupe Electronic (Getting Away With It) et même une reprise de Depeche Mode (I feel You,) on a pu assister un show réjouissant. Un vrai succès dans la foule qui danse les bras en l’air et pousse des cris de bonheur.

GIRLS ROCKING

Un énorme coup de cœur pour Jeanne Added (Grande Scène)qui nous a fait vibreravec un spectacle unique spécialement conçu pour le festival. Accompagnée par le prestigieux ensemble vocal Accentus, la chanteuse française primée au Victoires de la Musique, a présenté un superbe show. En alternant des titres pop dynamiques avec ceux plus slow, sa voix sublime d’une grande profondeur et ses mouvements de dance énergiques ont enchanté l’audience. Radiate, Mutate, une magnifique version de Look at Them chantée avec les choristes au milieu de la scène, Jeanne Added est décidément une artiste complète dont on va surement continuer à entendre parler.

ALICE MERTON (Scène Cascade) – voix grave et magnétique, très communicative et charmante, la chanteuse allemande s’exerce au français avec l’aide de son batteur qui est français. Habillée en cuir – haut et short et une jupe en tulle verte, qui rappelle le titre de son premier album « Mint » (Mente) sorti en début d’année, son show est une très belle surprise. Jolies mélodies, refrains catchy, le titre phare No Roots est repris pas la foule qui semble conquise.

Une belle surprise aussi avec Ana Benabdelkarim alias Silly Boy Blue (Scène des 4 Vents), son pseudo tiré d’un titre de David Bowie. Seule sur scène, la jeune femme se débrouille très bien. Penchée sur un petit clavier ou un ordinateur, jouant à la guitare ou simplement devant la scène avec son micro son show est très simple mais tellement efficace. C’est surtout sa voix claire et puissante qu’on va retenir.  Elle déclare être très honorée de chanter à Rock en Seine et surtout le même soir que The Cure, un groupe qu’elle aime beaucoup et son T-shirt en témoigne.

CELESTE (Scène Cascade) – Samedi en plein après-midi torride, la chanteuse et sa voix céleste et soul à la Amy Winehouse nous a ensorcelé. Douce et timide, l’artiste entouré d’un claviériste, un batteur, un guitariste et d’un saxophoniste, nous fait plonger dans un univers jazzy. Difficile de ne pas tomber sous son charme. Emouvante chanson Father’s Son écrite pour son père, décédé quand elle avait 16 ans.

Sur la même scène, la très énergique Girl In Red (Scène Cascade) accompagnée par sa guitare et de musiciens au taquet, ne tient pas en place. La jeune Norvégienne de 20 ans, très souriante et communicative est étonné par la chaleur qu’il fait à Paris. Très cool et sincère, elle est visiblement émue par l’accueil chaleureux du public qui est à son image : très jeune et dynamique. Pop rock joyeux, des textes qui raconte des histoires personnelles, les premiers rangs n’arrêtent pas les ovations.

Même jour, en soirée, la nouvelle reine de la soul dont tout le monde en parle, la chanteuse révélation de l’année JORJA SMITH (Grande Scène) attire une grande foule devant la Grande Scène. Une jolie voix, la sensualité et la grâce du RNB, la chanteuse délivre un bon show mais un peu trop lisse et plat, sans âme et peps. Chaque geste semble contrôlé. Le eune public est ravi par ses poses et ses sourires.

Rockers Furieux

Les rockers de MNNQNS (Scène Cascade) débarque pour remplacer du pied levé King Princess qui a annulé à la dernière minute. Déluge de décibels, rock branché, des guitares explosives et voix furieuse, leur show secoue fortement. Comme d’habitude. Révélés en 2016 par leur premier EP « Capital », le quatuor s’apprête à sortir leur premier album Body Negative en octobre et ils seront en tournée en France et UK.

Et justement sur la scène à coté le groupe qui les accompagnera sur la tournée et qui partage les même origines (Rouen) : WE HATE YOU PLEASE DIE (Scène des 4 Vents) semblebien décidés de mettre le feu avec des guitares bruyantes et de cris forts. Deux filles et deux garçons, le quatuor délivre un show de garage-punk sauvage avec un chanteur déchaîné qui se jette dans la foule et une chanteuse – batteuse très énergique. La chaleur est écrasante mais elle n’empêche pas les 4 amis de se défouler et le public de pogoter avec joie.

Two Door Cinema Club : Alex Trimble (chant, guitare), Sam Halliday (guitare) et Kevin Baird (basse, synthés) se produisent dimanche au milieu de l’après-midi dans une chaleur étouffante. Alex, lunettes 60s et visage rouge regrette surement avoir mis son col roulé et son costume bleu bien taillé. Un show ultra coloré et pétillant que beaucoup ont apprécié avec enthousiasme. Leur plus grands tubes electro-rock (Undercover Martyn, Something Good Can Work…)  font sautiller un public nombreux – les courageux devant la scène les autres cachés dans l’ombre des arbres de Saint Cloud. Excellentes animations sur les écrans en fond de scène.

Les fans chauffes à bloc se régalent et forment de joyeux circle pits devant le show brut et enragé de Bring Me The Horizon (GrandeScène). Le décor est impressionnant :  des enceintes colorées, un immense écran qui déroule des images spectaculaires. Entre métal, hardcore, post-rock, le groupe britannique en combinaisons se déchaine. Des danseuses et des warriors masquées qui nous asperge avec de jets de fumée viennent apporter leur contribution à ce show délirant.

Le duo atypique ROYAL BLOOD (Grande Scène),créé à Brighton par Mike Kerr (chanteur et bassiste) et Ben Thatcher (batteur) met le feu à la Grande Scène. Tous les 2 de noir vêtu enchainent leur tubes déflagrations. Des mélodies accrocheuses, scénographie minimaliste avec un grand écran derrière et des cotés. Lights Out, Figure it out, I only lie when I love you, Out of the Black, Little Monster, Ten Tonne Skeleton résonnent brillamment et mettent le public dans une transe hypnotique. 

Entourés par une forêt tropicale, FOALS (Scène de la Cascade)a fait son retour sur la scène de Rock en Seine, cette fois pour présenter leur cinquième album, Everything Not Saved Will Be Lost – Part 1, sortie le 8 mars- (la seconde partie sortira avant la fin de l’année). Un live bouillonnant qui clôture le festival avec Yannis Philippakis aux commandes, bête de scène en chemise fleuri qui n’hésites pas survoler la foule en délire vers la fin du concert sur l’incendiaire What Went Down. Sans oublier de transmettre  ses petits messages de « fuck » au Brexit, Johnson, Trump ou Bolsonaro.  Un concert qui monte en puissance de début jusqu’à la fin, un déluge des sonorités est des musiciens passionnés.

Voilà donc une édition de Rock en Seine qui a tenu ses promesses. Rendez- vous en 2020 !

Rocking at Rock en Seine

A legendary band (THE CURE), noisy and rebel guitars, magnificent soul voices, the Festival Rock En Seine at its 17th edition, offered us this year a very diverse lined up. More than 60 confirmed artists or rising stars gathered as usual at the Domaine de Saint Cloud, situated near Paris.

100,000 festival-goers shared a lot of emotion and good humour, in front of the 5 stages built in this beautiful green setting.  This year among the new features on the festival site is the  4 Vents Stage, a very small stage but with a large eclectic line up and its neighbouring village that offered meetings and discussions with music professionals (such as Les Inrocks magazine or the Beggars music label) but also a record store, guitars  makers, a wellness workshop and a vintage shop. The Firestone stage has grown in size and number of concerts. Food trucks, bars and restaurants, entertainment and workshops, a cool and relaxed ambience reigned in the beautiful shady alleys of the park.

Friday, a rock and sold out day carried out by the legendary band THE CURE, whose fans had come in large numbers to attend their unique concert in France. Saturday, a very rap-soul-electro day, with a rather young and small audience, while Sunday showed a very nice line up with a mix of genres and mainstream bands: Royal Blood, Foals or Two Doors Cinema Club.

So here it is a look back at the concerts of a hot summer weekend.

ROCK LEGENDS

Magistral concert of THE CURE (Grand Scene) on August 23, 2019. 40 years after the release of their debut album, Three Imaginary Boys, their unforgettable songs resonated with great emotion within 2H30. Robert Smith, Simon Gallup, Roger O’Donnell, Jason Cooper and Reeves Gabrels have marvelled us with Plainsong, A Forest, Close To Me, Lullaby, Picture of Me, Just Like Heaven, Disintegration, Why Can’t I Be you or Boys Don’t Cry to quote just a few songs of their perfect set list.  

The charismatic Robert Smith hasn’t changed. Smokey eye, a shy and charming smile, we can feel his great kindness and tenderness for his audience.  He and his band offered an exceptional show, sometimes dark and hovering sometimes sparkling and joyful. The grateful fans vibrated in unison with the fantastic hits. Their passion remains intact. Intense show immense emotion. Masterful.

Johnny Marr (Scene des 4 Vents) – the former guitarist of The Smiths delivers an excellent performance on the smallest stage of Rock en Seine. Curious choice of organizers who probably did not expect so many fans to come and applaud him. Between his solo songs (The Tracers), the covers of the Smiths (Bigmouth Strikes Again, This Charming Man, There Is A Light That Never Goes Out), or those of his band Electronic (Getting Away With It) and even a cover of Depeche Mode (I feel You) the concert had  a real great success in the crowd that dances with their arms in the air and cries of happiness.

GIRLS ROCKING

A huge crush on Jeanne Added (Grande Scène) that made us vibrate with a unique show specially designed for the festival. Accompanied by the prestigious vocal ensemble Accentus, the Award-winning of 2 Victories de la Musique presented a superb show. Alternating dynamic pop tracks with slower ones, her sublime, deep voice and energetic dance moves delighted the audience. Radiate, Mutate, a beautiful version of Look at Them sung with the chorus – singers in the middle of the stage, Jeanne Added proved that she is definitely a complete artist that we will surely continue to hear about.

ALICE MERTON (Scene Cascade) – a deep and magnetic voice, very communicative and charming, the German singer practices French with the help of her drummer who is native French. Dressed in leather – top and short and a skirt in green tulle, reminiscent of the title of her debut album “Mint” released earlier this year, her show is a very nice surprise. Nice melodies, catchy choruses, the title track No Roots is sung along by the crowd that seems conquered. 

A nice surprise also with Ana Benabdelkarim aka Silly Boy Blue (Scene des 4 Vents) – her nickname is taken from David Bowie’s title. Alone on stage, the young woman is doing very well. Leaning on a small keyboard or on her computer, playing the guitar or simply in front of the stage singing with her microphone her performance is very simple but so effective.

And above all, we will remember her clear and powerful voice. She says she is very honoured to sing at Rock en Seine and especially on the same night as The Cure, a band she loves very much and her T-shirt testifies it.

CELESTE (Scene Cascade) – Saturday in the middle of the torrid afternoon, the singer and her heavenly and soulful voice Amy Winehouse’s style bewitched us. Sweet and shy, the artist surrounded by a keyboardist, a drummer, a guitarist and a saxophonist, makes us dive into a jazzy universe. It’s hard not to fall under his spell. Heartbreak song Father’s Son written for her father, who died when she was 16.

On the same stage, the very energetic Girl in Red (Scene Cascade) accompanied by her guitar and musicians on top does not keep in place. The 20-year-old Norwegian, very smiling and communicative is amazed by the heat that we have in Paris. Very cool and sincere, she is visibly moved by the warm welcome of a public that looks like her: young and passionate. Joyful pop rock, lyrics that narrate personal stories, the front rows do not stop the ovations.

Same day, in the evening, the new queen of soul that everyone is talking about JORJA SMITH (Grande Scene) attract a large crowd in front of the Stage. A beautiful voice, sensuality and grace of the RNB, the young singer delivers a good show but a little too smooth, flat and soulless. Every move seems to be controlled. The young audience is delighted by her poses and smiles.

THE FURIOUS ROCKERS

The rockers of MNNQNS (Grande Scene replace King Princess who cancelled at the last minute. Deluge of decibels, trendy rock, explosive guitars and furious vocals, their show shakes the crowds strongly. As usual. Revealed in 2016 by their first EP “Capital”, the quartet will release their debut album Body Negative in October and they will be touring France and UK.

And precisely on the stage near them a band that will accompany them on the tour and who come from the same French town (Rouen): WE HATE YOU PLEASE DIE (Scene de 4 Vents) seems determined to set fire with loud guitars and crazy screams. Two girls and two boys, the quartet delivers a wild garage-punk show with a wild singer who throws himself into the crowd and a very energetic singer-drummer. The heat is overwhelming but it does not stop the 4 friends from letting off steam and the audience from slamming with joy.

Two Door Cinema Club: Alex Trimble (vocals, guitar), Sam Halliday (guitar) and Kevin Baird (bass, synths) perform in the middle of the afternoon in sweltering heat. Alex, 60s glasses and red face probably regrets wearing his turtleneck and his well-cut blue suit. An ultra-colourful and sparkling show that many enjoyed with enthusiasm. Their biggest electro-rock hits (Undercover Martyn, Something Good Can Work…)  make a large audience jump – the brave in front of the stage, the others hiding in the shade of the trees of Saint Cloud. Excellent animations on the screens in the background.

Fans are thrilled and form happy circle pits in front of Bring Me The Horizon’s raw and rabid show. The stage is impressive: colourful speakers, a huge screen that unfolds spectacular images. Between metal, hardcore, post-rock, the British band in jump suits goes wild. Dancers and masked warriors spraying us with smoke spray come to contribute to this delirious show.

The atypical duo ROYAL BLOOD (Grande Scène), created in Brighton by Mike Kerr (singer and bassist) and Ben Thatcher (drummer) set fire to the Grande Scène. Both dressed in black, they perform one after another their killer hits. Catchy melodies, minimalist set design with a large screen behind and on the sides Lights Out, Figure it out, I only lie when I love you, Out of the Black, Little Monster, Ten Tonne Skeleton resonate brilliantly and puts the audience in a hypnotic dance trance.

Surrounded by a forest, FOALS (Cascade Scene) are back to the Rock en Seine, this time to defend their fifth album, Everything Not Saved Will Be Lost – Part 1, released on March 8th- (the second part will be released before the end of the year). A bubbling live that closes the festival with a Yannis Philippakis on the top, a stage beast wearing flower shirt who does not hesitate to fly over the hot crowd towards the end of the concert on the incendiary What Went Down. And he does not forget to address his “Fuck” messages to Brexit, Johnson, Trump or Bolsonaro.  A concert that grew in intensity and power, a deluge of sounds with passionate musicians.

This year Rock En Seine has kept its promises. See you in 2020!

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