Spectacular GHOST at Zenith de Paris – 07.02.2019- gig review

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Dramatique et excentrique, le groupe suédois GHOST est devenu un phénomène montant au cours de la dernière décennie. Même si catalogué heavy métal, il est difficile de leur mettre une seule étiquette et de les classer dans un style musical bien défini. Car les scandinaves savent cultiver la différence et l’originalité, mélanger le métal, le hard rock avec les mélodies pop accrocheuses, le rock psychédélique et les métaphores pour créer une musique accessible à un cercle beaucoup plus élargie que les fans de métal. Associés à une théâtralité puissante, des histoires, des costumes et des masques, des symboles sataniques et des décors spectaculaires, ils ont créé un univers ténébreux un brin kitsch qui séduit de plus en plus de fans.

Après une prestation incendiaire au Download Festival Paris en Juin dernier, les voilà revenir au Zenith de Paris le 7 février 2019 dans le cadre de leur tournée A Pale Tour Named Death. Un show qui affichait archi complet depuis plusieurs mois. Plus que 6000 convertis avaient répondu présent pour faire l’éloge du Clergé.

En ouverture, leurs compatriotes de Candlemass pratiquent en doom metal assez lourd et monotone, bien cachés dans la pénombre qui règne sur scène. Venus présenter leur nouvel album The Door To Doom qui sort la semaine prochaine, les vétérans sont souriants et communicatifs et ils réussissent à réveiller la foule avec des riffs qui semble sortis du royaume de Hadès. Le son est bon et le public apprécie.

 

Quand le rideau tombe à 20H45, au son de Ashes, la foule est déjà en délire. On se retrouve face à une cathédrale crée avec des vitraux imposants imprimés sur la toile en fond de scène, des marches qui mènent à l’autel et d’un côté et de l’autre des séparations bordées par des chaines pour délimiter la batterie et les keyboards.

Les 7 musiciens, les Nameless Ghouls déboulent sur scène : trois guitaristes, un bassiste, un batteur et deux claviéristes. Habillés en noir, ils portent des masques argentés miroitantes. Lumières, fumée et sono assourdissante, l’excellent Rats, le deuxième extrait de l’album Prequelle resonne fortement aux dessous de nos têtes.  Et le Cardinal Copia fait son entrée triomphale.

Depuis 2010, le leader et la force créative du groupe, Tobias Forge, dévoile une nouvelle incarnation à chaque album et il fut ainsi Papa Emeritus I, II et III. Pour ce quatrième opus, Prequelle, nous faisons donc la connaissance avec le Cardinal Copia, sa nouvelle identité.

Voilà donc Son Eminence avec son masque pâle, un visage fripé, bien plus agé que ses 38 ans, petite moustache et yeux diaboliques maquillés en noir, plutôt façon panda et lentilles de couleur dépareillés. Silhouette mince et élancé, il est très élégant en queue de pie ornée d’une broche scintillante.

Voix puissante et machiavélique, guitares furieuses, synthés percutants, le rituel continue avec Absolution extrait de l’excellent Meliora, suivi par Ritual. Per aspera ad inferi, extrait de leur premier opus, provoque une immense joie pour les fans qui chantent en cœur avec le Cardinal. Changé en habits blancs de prélat, il arrive avec un encensoir pour enfumer les premiers rangs. Et le côté grande messe prend le dessus.

Au long du spectacle Forge changera plusieurs fois de costumes : des vêtements ecclésiastiques blancs, noirs ou rouges, en passant par le costume blanc avec chapeau style mafioso de Chicago dans les années 30 ou cape noire très vampirique. Plein d’accessoires aussi : barrette sur la tête (le chapeau de cardinaux) croix immense inversé, bâton. Le Cardinal prêchera ainsi costumé sa bonne parole au long d’une impressionnante set list de 25 chansons, changeant de rythme et sans un temps mort. Le Zénith est en extase. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une salle aussi comble et électrique.

 

Duel fun de guitares sur Devil Church tandis que le Pape Nihil fait une courte apparition pour un solo saxophone sur la vibrante Miasma. Jigolo har meggido est interprétée en acoustique avec trois Ghouls assis sur les marches.

En parfait Maitre de Cérémonie charismatique, Le Cardinal Copia s’adresse souvent à la congrégation et laisse exprimer sa joie d’être là, en scandant à répétions Paris et OUI OUI OUI.

Life Eternal, la magnifique ballade chantée à l’unisson avec un public émerveillé, clôture le premier acte.

15 minutes de pause, histoire boire un verre et se rincer les oreilles en écoutant des longs chants grégoriens, le rideau tombe de nouveau et le concert repart an trombe.

Une longue incursion dans le passé : Spirit et From the pinnacle to the pit que les fans sont heureux d’entendre, idem pour Faith et Year Zeros. Le son est encore meilleur que dans la première partie. Et le front man encore plus excité.

La ballade He is calme un peu les hostilités, suivie par Mummy Dust que le Cardinal présente comme le morceau le plus heavy de leur set list qui va « tickcle your taint » (en gros qui va chatouiller nos parties génitales).

La cover de Roky Erickson If You Have Ghosts marque le moment d’une longue présentation de chaque Ghoul et Ghoulette avec enthousiasme et la même phrase “Ladies and Gentleman, Ghoul!!! Grands Ovations à chaque fois.

Et puis le formidable final en force et en lumière avec le méga hit Dance Macabre qui met debout toute la salle, suivie par la grandiose Square Hammer.

Énorme réaction du public qui a visiblement envie de continuer. Le Cardinal Copia revient pour rappel et pour nous faire partir propose de choisir entre 2 alternatives : la première chanter une dernière chanson et la deuxième faire quelque chose qui n’a jamais été faite, aligner tout le monde devant le Zenith et faire de choses coquines à chacun d’entre nous. A sa plus grande surprise le public semble plus intéressé par la deuxième alternative, donc il se marre et apporte plein d’arguments pour en rester à sa première proposition. Monstrance Clock est interprété en force concluant ainsi plus de 2 heures 30 de spectacle fantastique qui a ravi la foule parisienne.

 

Un show théâtral, un son parfait, lumières impressionnantes, pyrotechnique, confettis et fumée à volonté, un concert digne d’un grande aréna (d’ailleurs ils vous s’exercer au Stade de France en ouverture de Metallica le 12 mai 2019). Le Clergé nous avait invité à la messe somptueuse et la messe fut divine. La légende Ghost continue d’être écrite.

Tous les dates sont par ici

http://ghost-official.com/#tour

 

SETLIST

Act 1

Ashes

Rats

Absolution

Ritual

Con Clavi Con Dio

Per Aspera ad Inferi

Devil Church (incl. Guitar duel)

Cirice

Miasma (Papa Nihil on saxophone)

Jigolo Har Megiddo (acoustic)

Pro Memoria

Witch Image

Life Eternal

Act 2:

Spirit

From the Pinnacle to the Pit

Majesty

Satan Prayer

Faith

Year Zero

He Is

Mummy Dust

If You Have Ghosts (Roky Erickson cover)

Dance Macabre

Square Hammer

Encore:

Monstrance Clock

 

 

 

English Version .

Dramatic and eccentric, the Swedish band GHOST became a phenomenon over the past decade. Even if catalogued as heavy metal, it is difficult to put a single label and classify them in a well-defined musical style. The Scandinavian knows cultivate the difference and originality, mix metal, hard rock with catchy pop melodies and psychedelic rock or metaphors to create a sound accessible to a bigger audience than only metal fans. Associated with a powerful theatricality, storylines, costumes and masks, satanic symbols and spectacular scenery, they created a special spiritual dark universe, a bit kitsch that seduce more and more fans.

After an incendiary performance at the Download Festival Paris last June, here they are back in Paris at Zenith with A Pale Tower Named Death, on February 7, 2019, a sold-out venue since several months. More than 6000 converts responded present to the Clergy’ s convocation.

At the opening, their compatriots of Candlemass, a classical doom metal quite heavy and monotonous with musicians well hidden in the twilight of the stage. Come to introduce their new album The Door To Doom due for next week, the veterans are smiling and communicative, and they manage to wake up the crowd with riffs that seems out of the Kingdom of Hades. The sound is good and the audience appreciates.

When the curtain falls to 20:45, in the sound of Ashes, the crowd is already going crazy. We found ourselves in front of a cathedral’s scenery, created with imposing stained glass printed on canvas on the back of the stage. Stairs that lead to the altar divided in two separations for the drums and keyboards lined with chains.

The 7 musicians – the Nameless Ghouls arrive onstage: three guitarists, a bassist, a drummer and two keyboardists. Dressed in black, they wear shimmering silver masks. Lights, smoke and tremendous sound, the excellent Rats, the second track from Prequelle resonate above our heads.

The Cardinal Copia made his triumphal entrance.  Since 2010, the leader and the creative force of the band, Tobias Forge, reveal a new incarnation for each album: he was Papa Emeritus I, II and III and now for this fourth album he become The Cardinal Copia. His Eminence wear a pale mask, a wrinkled face who makes him look older than his 38 years, thin moustache, evil eyes painted in black, panda style and mismatched colour lenses. Slim and slender figure, he wears a very elegant coat tails adorned with a sparkling brooch.

Machiavellian voice, furious guitars, powrful keys the ritual continues with Absolution from the excellent Meliora, followed by Ritual. Per aspera ad inferi, taken from their debut album, trigger an immense joy and fans sing a long together with The Cardinal wearing this time white prelate clothes and a censer to smoke out the crowd. Along the show, Forge will change several times his outfits: ecclesiastical clothes in white, black or red, a white elegant suit and hat – mafioso Chicago style in the 30s or a vampiric black cape. Plenty of accessories as: biretta on the head (the specific hat of Cardinals), inverted cross, stick. The Cardinal will preach so well costumed a massive set-list of 25 songs, all different with no dead time.

The Zenith is ecstatic. Long time that I hadn’t seen this venue also happy and electric.

Fun duel guitars on Devil Church while the Papa Nihil made a short appearance for a solo saxophone on the vibrant Miasma. Jigolo har Megiddo is performed in acoustics with three Ghouls sitting on the stairs. In perfect charismatic Master of Ceremony, the Cardinal Copia speaks often to the congregation and let express his joy to be here, chanting to repeat Paris and Oui Oui Oui.

Life Eternal, the gorgeous ballad sung in unison with an amazed audience, closing the first act.

15-minutes break time to have a drink and to rinse the ears by listening some long Gregorian chants and the curtain falls again and leaves the concert year waterspout.

A long back in time moment with: Spirit and From the pinnacle to the pit that fans are pleased to hear, same for Faith and Year Zeros. The sound is even better than in the first act and the front man even more excited. The ballad He is calm down the hostilities, followed by Mummy Dust that the Cardinal presented as the heaviest track of their set list and that it’s going to “tickle your taint”.

The cover of Roky Erickson If You Have Ghosts marks the moment of a long introduction of each Ghoul and Ghoulette with enthusiasm and the same sentence is pronounced “Ladies and Gentleman, Ghoul!” Great Ovations every time.

The great final with the catchy hit Dance Macabre, where everyone stands up followed by the awesome Square Hammer. Huge public reaction that obviously wants to continue. The Cardinal Copia comes back for the encore and to make us leave offers us 2 alternatives: the first to sing a song and the second do something that has never been done, align everyone in front of the Zenith and to some naughty things to each and every one of us. He looks very surprised as the audience seems more interested by the second alternative, so he laughs and bring plenty of arguments for sticking with his first proposal. Monstrance Clock is performed in force concluding more than 2.5 hours of fantastic show that delighted the Parisian crowd.

It was one of those concerts which remains engraved in our memories forever. A highly theatrical show, perfect sound, impressive lights, pyrotechnics, confetti and smoke at will, a gig worthy of a big arena (by the way, they will perform on 12th of May on Stade de France as Special Guest for Metallica).

The Clergy had invited us to the sumptuous mass and the mass was divine. The Ghost’s legend continues to be written.

There are currently on tour in Europe. Check out all tour dates and go to see them.

http://Ghost-official.com/#tour

set list

Act 1

Ashes

Rats

Absolution

Ritual

Con Clavi Con Dio

Per Aspera ad Inferi

Devil Church (incl. Guitar duel)

Cirice

Miasma (Papa Nihil on saxophone)

Jigolo Har Megiddo (acoustic)

Pro Memoria

Witch Image

Life Eternal

Act 2:

Spirit

From the Pinnacle to the Pit

Majesty

Satan Prayer

Faith

Year Zero

He Is

Mummy Dust

If You Have Ghosts (Roky Erickson cover)

Dance Macabre

Square Hammer

Encore:

Monstrance Clock

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