2 Days At ROCK EN SEINE, Paris, August 2018

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La fin des vacances d’été rime encore une fois avec Rock en Seine, le rendez-vous musical incontournable des franciliens, qui s’est déroulé cette année du 24 au 26 août. Pour cette 16 édition : même emplacement : dans le joli Domaine National de Saint Cloud.

Mais cette fois les nouveaux organisateurs ont fait un pari audacieux avec une programmation à prédominance électro – hip – hop- musiques actuelles qui devrait séduire un public plus jeune, de moins de 30 ans.

Bien sûr, le festival a toujours été réputé pour sa programmation éclectique et la grande place consacrée aux découvertes et aux jeunes talents, mais cette année, il y avait un grand manque de têtes d’affiche rock.

Donc pari réussi ?  Pas trop… si on regarde le bilan – les organisateurs annoncent 90000 spectateurs donc moins que les années précédentes – 110 000 en 2017 et même 120 000 en 2015…

Certes, le constat est clair : il y a eu moins du monde sur les allées du parc et devant les scènes et je pense que je n’ai jamais vu aussi peu de monde devant la Grande Scène pour une tête d’affiche samedi soir (Thirty Second to Mars) mais si on regarde les réseaux sociaux les avis sont assez partagés… ceux qui ont déclaré leur déception car pas assez de rock et ceux qui se sont déhanché frénétiquement Hip Hop et électro à fond dans les oreilles.

Quant à moi, armée de mon appli, j’ai construit mon parcours rock, garni évidement de quelques petits écarts. J’ai passé deux jours -vendredi et samedi – bien sympathiques à faire des allers-retours dans les allés ombragées à la recherche du bon son et good vibes.

Entre belles découvertes et petites déceptions, en quelques mots et plein de photos, voilà mon récit.

D’abord parlons un peu de site : déjà cette année il n’y a pas de thématique (pour les éditions précédentes il y a eu l’Espace, Welcome to the Jungle, Let’s Dance…), donc pas d’espaces et animations thématiques.

Les nouveautés : mini boutique H&M (bof, je ne vois pas trop l’intérêt dans un festival de rock), stands tatouages, saut à l’élastique et Netflix qui proposait plein de cadeaux et des sauts dans le château gonflable à l’effigie de sa série animée « Désenchantée ».

La partie consacre à l’art (expo photo, street art) est considérablement réduite à une exposition de dessins, le beau travail de l’artiste Forent Manelli rendant hommage aux personnalités qui ont agi pour faire avancer les droits de la communauté LGBT+.

Sinon, toujours de jolis espace détente, des bars et food trucks variés, des rencontres, des signatures et des débats dans la tente « Hall of Fans » et des disquaires proposant une belle sélection de vinyles.

Niveau musical, le moment le plus fort du festival pour moi a été le grand retour de Liam Gallagher au Parc de Saint-Cloud. Ça faisait neuf ans qu’on l’attendait. Neuf ans que la fameuse bagarre avec son frère, Noel, en coulisses du même festival a signé la séparation d’Oasis.

Depuis, Il y a eu la présence de Noël Gallagher et ses High Flying Birds en 2012 mais sans vraiment chanter d’ Oasis et voilà que Liam nous offre samedi soir un vrai concert Oasis – 9 morceaux quand même- plus que la moitié de son set : Rock N Roll Star, Morning Glory, Wonderwall, Supersonic, Cigarettes & Alchool – pour tous ceux qui ont été privé de concert en 2009, ces chansons ont déclenché une émotion très forte.

Il a même dédié Champagne Supernova à son frère – historique ! Pour varier, quelques titres de son album solo : For What is Worth et Wall of Glass et aussi de Beady Eye, son groupe, avec Soul Love dédié à sa femme, Debbie. Sans aucun doute le meilleur concert le Liam Gallagher auquel j’ai assisté.

Vendredi, je suis allez voir les rouannais de MNNQNS, propulsés cette année sur la Scène Industrie devant un beau parterre de fans et des curieux. Déferlante de riffs euphoriques et énervés, le quatuor enchaine les chansons de leur 2 EP « Capital » et « Advertisement ». Show ravageur, style punk rock destroy, voilà que les riffs rock à Rock en Seine sont encore là.

Leur premier album est prévu l’année prochaine. A suivre.

Mike Shinoda souriant et sympathique offre un show très énergique. Accompagné par 2 musiciens à la guitare/keyboards et à la batterie, il enchaîne de titres de son album solo Post Traumatic, de son groupe Fort Minor, et de Linkin Park. Electro – rap, beaucoup de synthé, il communique beaucoup avec le public et les fans ravis reprennent en chœur ses chansons.

Discours hommage émouvant à Chester Bennington suivi par In the End, où il demande à la foule de chanter les passages du regretté chanteur. Beaucoup de fans en pleurs.

Suit un de mes concerts favorits de festival, The Liminanas. Depuis 15 ans, les français pratiquent un rock garage psychédélique et ils ont déjà 5 albums à leur actif, dont le dernier en collaboration avec le fameux Anton Newcombe, le leader de The Brian Jonestown Massacre.

Malgré leur excellente réputation aux USA, le duo, Marie et Lionel, reste encore très peu connu en France.

Avec leur musiciens et l’invitée spéciale Emmanuelle Seigner qui prête sa voix pour une chanson, ils ont délivré une prestation fantastique, vibrante et haute en couleur qui m’a vraiment impressionné.

Je pars une peu avant la fin de leur concert pour assouvir ma curiosité et voir la fin du concert Die Antwoord. Même avec beaucoup de bonne volonté, je ne suis pas du tout convaincue par les sonorités technos trash de sud-africains. Évidemment, ils sont une pointure dans leur domaine, mais je n’arrive pas à digérer ce même rythme- bruit constant, la voix très aiguë, façon poupée possédée de Yo – Landi et les grognements de Ninja.

Du côté de la Cascade suit le funky pop dansant et joyeux de Parcels, un groupe hyper sympathique au look seventies venu d’Australie. Show ultra vitaminé, des refrains catchy, disco revival, leur show plait énormément et le devant de la scène se transforme en piste de danse.

Ils ont presque l’air surpris d’un tel accueil chaleureux. Un EP à leur actif Hideout et une chanson, Overnight, en collaboration avec Daft Punk, leur premier album sortira le 12 octobre 2018.

Je ne saurais quoi vous dire sur le concert de PNL sur le Grande Scene, mais par contre à l’autre bout du parc les Carpenter Brut ont mis en transe le public présent devant à la Scène de l’Industrie. Avec leur son hallucinant, darksynth, électro – métal garni des jeux lumières et des visuels une peu trash, style séries B des années 80. Sur scène, 3 silhouettes dans l’ombre – guitare, batterie et clavier – envoie un son fort et électrique, façon club de nuit. Honnêtement, je m’attendais à un peu plus de riffs de guitares, mais ils semblent absorbés par la puissance du clavier. N’empêche, c’est original.

Samedi, l’ouverture des concerts sur la Grande Scène se fait avec une très jolie découverte, Theo Lawrence & The Hearts et leur soul, funk, country, rock n’ roll venu de Gentilly, dans le sud de Paris.

Venus défendre leur premier album, Homemade Lemonade, sorti cette année, le leader Theo Lawrence, voix blues façon crooner, entouré de 4 garçons The Hearts offre un show très mélodieux et nostalgique : des percussions, des orgues et des jolis riffs de guitare, un petit un cocktail savoureux qui nous fait voyager sur la route de Mississippi. A noter leur très bel hommage à Aretha Franklin, une de leurs grandes influences.

Cigarettes After Sex – la dream pop calme et mélancolique de Greg Gonzales et ses acolytes est certainement superbe, mais sur scène, je l’ai trouvé un peu plate, monotone, quasi déprimante. Musiciens statiques, aucune énergie, surprenant sur une grande scène de festival. Ça marchera beaucoup mieux dans un petit club, ambiance feutré et cosy…Autant j’adore leur album éponyme mais là, 50 minutes, je me suis un peu ennuyée…

La sublimissime Anna Calvi et son combo guitare/voix a ravie les festivaliers samedi après-midi. Entourée par des musiciens talentueux, l’anglaise à l’allure fragile tout de noir vêtue, voix magnifique et sensuelle, offre un show émotionnel et passionnant.

As a man, Hunter ou Don’t beat the girl out of my boy, l’auteure, compositrice, interprète et guitariste a mis l’accent sur les chansons de son nouvel album Hunter dans lequel elle libère sa parole et délivre un message fort sur la liberté sexuelle, la féminité… sans oublier les chansons Desire  et  Ghost Rider pour un final ténébreux.

King Gizzard and the Wizard Lizzard, les boulimiques en matière des sortis d’albums – 13 albums en 6 ans dont 5 l’année dernière se lâchent complètement sur la Grande Scène. Champions de mélange de styles : rock psychédélique déluré, jazz, blues soul, folk les 7 australiens infatigables envoient des riffs incendiaires, rythmes diaboliques, grimaces et sauts énergiques. Ils n’ont pas failli à leur réputation. Frénésie et bonne énergie qui a déclenché la joie et des pogos d’un public conquis.

Je voyais pour la première fois Charlotte Gainsbourg en live et j’ai adoré. Une mise en scène superbe avec de rectangles lumineux formés avec des néons qui s’emboitent, jeux des lumières créant une ambiance sobre et épurée. Debout ou assise au piano, la chanteuse a envouté l’audience de la Scène Cascade samedi soir avec son l’électro – pop sensuel.

Grâce, simplicité et élégance, habillée en jean, veste en jean et T- shirt blanc, elle dévoile une voix beaucoup plus puissante que j’imaginais en live.

Un set- list composé en grand parti des chansons de l’album Rest mais aussi des moments d’émotion avec les chansons de son père Charlotte Forever et Lemon Inceste. Avec tendresse et beaucoup d’émotion, elle dédie le concert à sa sœur Kate Barry décédé en 2013.

Pour clôturer le samedi, l’un des moments les plus attendus du festival – le show de Thirty Second to Mars, le groupe de l’acteur American, Jared Leto.

Apparition Christique, barbe longue, cheveux longs, le chanteur est habillé en tunique longue et kimono en soie brodé fuchsia et semble jouer le rôle d’un gourou mégalo pendant tout le concert.

Avec son frère, Shannon, à la batterie, ils se trouvent tous les 2 dans la lumière, tandis que les musiciens qui les accompagnent restent dans l’ombre.

Le plus grands tubes The Kill (Bury me), This is War repris à l’unisson par son armée de fans défilent mais ce que on retient ce sont les allés- retours de Leto sur la scène et ses nombreuses invitations de fans à monter sur la scène.

Certes, c’est très connu que le groupe a une véritable communauté de fans qui les suivent partout, la « Mars Army », mais là, il a fait un peu trop.

Avant la dernière chanson Closer To The Edge, il choisit les fans un par un pendant un long moment, pour se retrouver à la fin au milieu d’une scène remplie de monde et sous une pluie de confettis et paillettes.

A retenir la jolie surprise avec l’invitation sur scène de Waxx, le talentueux musicien français qui envoie quelques bons riffs sur Rescue Me. Sinon un show un peu décevant…

Conclusion, le meilleur son à Rock En Seine, je l’ai trouvé du côté de la Cascade et de l’Industrie et même si en ensemble la programmation a déçu beaucoup d’habitués du festival, finalement l’ambiance a été au beau fixe et chacun a pu trouver un peu de bonheur parmi les 70 artistes présents.

A l’année prochaine!                           .

 

English Version

 

The end of the summer vacation coincides once again with Rock En Seine, the festival near Paris which took place this year from 24 to 26 August. For its 16th anniversary, the festival settled down in same beautiful location: Domaine National de Saint Cloud but this time the new organizers team decided to present a line up predominantly electro – hip – hop – urban music that should have attract a younger audience, less than 30 years old.

Of course, the festival has always been well known for its eclectic line up, and also its special attention to young talents, however this year, there was a big lack of rock headliners.

So, this change was it a good idea? Not so sure … If we take in consideration the number of festival goers – for 2018, the organizers announced 90000 people, so less than the previous years – 110,000 in 2017 or 120,000 in 2015…

Certainly, there were less fans on the alleys and in front of the stages, and I think that I’ve never seen so few people in front of the main stage for a headlining gig on Saturday night (Thirty Seconds to Mars), but if we look at social networks, the opinions are quite different : those who were disappointed because there were not enough rock bands  and those that enjoyed frantically the loud electro and hip hop sound.

As for myself, armed with my Rock En Seine app, I built my rock path, insert some little exceptions and I spent two lovely days – Friday and Saturday – looking for the fat sound and the good vibes. Between great discoveries and small disappointments, here it is my story in some words and many photos.

First, let’s talk about festival site: already this year there is no special theme (in the past there were Space, Welcome to the Jungle or Let’s Dance…), so no thematic spaces.

Some novelties with the mini store H & M (honestly, I don’t see too much interest for a rock festival), stands like tattoos, bungee jumping and Netflix which proposed full of gifts and jumps in the bouncy castle with the effigy of the cartoon show “Disenchantment”.

The part dedicated to the art (photo, street art exhibition) is reduced to a small drawing exhibition, the beautiful work of the artist Forent Manelli paying tribute to personalities who have acted for the rights of the LGBT community.

Otherwise, we could find also nice relaxation spaces, bars and varied food trucks, meetings, signing artists and debates in the ‘Hall of Fans’ tent or record stores offering a beautiful vinyl selection.

Musically, my highlight has been the return of Liam Gallagher in the Park of Saint-Cloud on Saturday evening. It’s been nine years that we were waiting. Nine years since the famous backstage fight with his brother, Noel, signed the Oasis separation.  Noël Gallagher and his High Flying Birds were here in 2012 but without really singing a lot of OASIS songs while Liam gives us a real Oasis gig -9 tracks-more than half of his set: Rock N Roll Star, Morning Glory, Wonderwall, Supersonic, Cigarettes & Alchool – for all those who were there in 2009, these songs have triggered a very strong emotion.

He even dedicated Champagne Supernova to his brother – historical!  He also played a few songs from his solo album: For What is Worth or Wall of Glass and a Beady Eye song, Soul Love dedicated to his wife, Debbie. No doubt, it was the best Liam Gallagher concert I’ve ever attended.

Friday, I went to see MNNQNS, this year performing on a bigger stage, Industrie, in front of a beautiful audience of fans and curious people. Waves of euphoric and angry riffs, the Quartet sang songs from their EP ‘Capital’ and ‘Advertisment ‘. Killer show, punk rock, style destroy, the rock riffs at Rock En Seine are still there. Their debut album is expected next year. To Follow.

Mike Shinoda looks very happy to be there and offered a very energetic show. Accompanied by 2 musicians on drums and guitar/keyboards, he performed songs out of his solo album Post Traumatic, his band Fort Minor, and Linkin Park. Electro, rap, a lot of synth, he communicates with the audience and the delighted fans offers him back loud sing- along.  Moving Speech tribute to Chester Bennington followed by In the End when he asks the crowd to sing the Chester parts. A lot of fans in tears.

Follows one of my favourite concerts of the festival: The Liminanas. For 15 years the French band practiced a psychedelic garage rock and they have already 5 albums in their career, the last one in collaboration with the famous Anton Newcombe, the leader of The Brian Jonestown Massacre.

Despite their excellent reputation in USA, the duo, Marie and Lionel, is still not so well known in France.  With their musicians and special guest Emmanuelle Seigner, who lends his voice to a song, they delivered a fantastic, vibrant performance. Really impressed.

I’m leaving short time before the end of the concert to quench my curiosity to see the end of Die Antwoord gig. Even with a lot of goodwill, I am not at all convinced by the techno trash sound of the South Africans. Certainly, they are legends in their field but I can’t digest this same constant noise, very acute, doll voice possessed of Yo – Landi and the grunts of Ninja.

On the side of the Cascade stage, follows the funky dancing and joyful pop sound of Parcels, a super friendly band coming up from Australia. Ultra-sparkling show, catchy choruses, disco revival, the front stage becomes a dance floor. They look almost surprised of such a warm welcome. They already released an EP Hideout, a song, Overnight, in collaboration with Daft Punk and their first album will be released on 12th of October 2018.

I cannot tell anything about the PNL show on the Main Stage, but at the other side of the park, Carpenter Brut put the audience on fire. With their great sound, darksynth, electro – metal, amazing lights and visuals trash, inspired by series B of 1980s style. On stage, 3 mysterious silhouettes in shadow – guitar, drums, and keyboard – send a loud crazy sound, night club style. Honestly, I expected more guitar riffs, but they seem to be absorbed by the power of the keyboards. Nonetheless, it’s original.

On Saturday, the opening concerts on the main stage is done with very nice discovery, Theo Lawrence & The Hearts and their soul, funk, country, rock in roll come from Gentilly, near Paris.

Come to defend their first album, Homemade Lemonade out this year, the leader Theo Lawrence, blues way crooner voice, surrounded by 4 boys “The Hearts” offer a very melodious and nostalgic show: percussion, piano, and the pretty guitar riffs, a tasty cocktail that makes us travel on the road to Mississippi. Remarkable wonderful tribute to Aretha Franklin, one of their biggest influences.

Cigarettes After Sex – the dream pop quiet and melancholic of Greg Gonzales and his acolytes is certainly beautiful, but onstage, I found it a bit flat, monotonous, almost depressing. Static musicians, no energy, surprising on a big festival stage. It works much better to listen to it in a small club or cosy intimate atmosphere… 50 minutes in the middle of a sunny afternoon, it’s a bit boring…

Follows the sublime Anna Calvi and his combo guitar/voice. Surrounded by talented musicians, the English beauty all dressed black, beautiful and sensual voice, offers an emotional and exciting show. As a man, Hunter or Don’t beat the girl out of my boy, the author singer guitarist has focused on songs from her new album Hunter in where she frees her words and delivers a strong message about sexual freedom and femininity. The older song like Desire and Ghost Rider are there also.

King Gizzard and the Wizard Lizard, the champions of releasing albums 13 albums in 6 years including 5 last year follow on Main Stage and perform a delirious show. Rich blend of styles: psychedelic rock, jazz, blues, soul, folk the seven tireless Australians send incendiary riffs, fiendish rhythms, grimaces and energetic jumps. They have not failed to their reputation. Frenzy and good energy that triggered joy and pogos of a conquered audience.

Saturday evening, I saw for the first time Charlotte Gainsbourg live and I totally loved. Superb minimal stage with bright rectangles formed with neon lights that fit together, lights creating a sober and refined atmosphere. Standing or sitting at the piano, the singer has bewitched the audience of the Cascade Stage with her sensual electro – pop. Grace, simplicity and elegance, wearing jean, denim jacket and white T-shirt, she reveals a much more powerful voice than I imagined. A set-list composed mainly of the songs of the album Rest and emotional moments with the songs of her father Charlotte Forever and Lemon incest. With tenderness and emotion, she dedicated the concert to her sister Kate Barry died in 2013.

To close  Saturday, one of the most anticipated moments of the festival – the show of Thirty Seconds to Mars, the Jared Leto ’s band. Christ appearance, long beard, long hair, the singer is dressed in a long tunic and embroidered silk fuchsia kimono and he seems to play the role of a megalomaniac guru during the whole show.  With his brother Shannon, on drums, two of them are in the light, while the musicians who accompany them remain hidden in the shade.

Their greatest hits The Kill (Bury me) or This is War launched big singalong by their fans but what I keep in mind from this show is Leto’s continuous running on stage back and forth,  and the numerous fans invitations to climb on the stage.

Before the last song Closer To The Edge, he chooses the fans one by one during long minutes and finally, he found himself in the middle of crowded stage, under a rain of confetti. A bit too much.

A nice surprise of the show -the invitation on stage of Waxx, the talented French musician who sends a few good riffs on Rescue Me. Otherwise a gig a bit disappointing…

Conclusion, the best shows on Friday and Saturday happened on smaller stages –Cascade and Industrie and even if the programming was not enough for the true rock lovers, finally the atmosphere was good and everyone could find his little happiness amongst the 70 shows.

See you next year.

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