JAYLER – The New Face of Rock N’Roll – Interview

JAYLER délivre un rock brut et incandescent, porté par des riffs explosifs, des voix habitées et une présence scénique électrisante.

Si l’on perçoit l’héritage de géants comme Led Zeppelin, The Who ou Queen, le groupe affirme avant tout sa propre identité : fougueuse, sincère et ancrée dans son époque.

Mené par le charismatique chanteur James Bartholomew et le guitariste virtuose Tyler Arrowsmith qui comptent à leur cotés la solide section rythmique formée par Ed Evans (batterie) et Ricky Hodgkiss (basse/clavier), le quatuor talentueux et passionné fusionne l’âme du rock classique et une intensité moderne pour créer des morceaux aussi puissants qu’émouvants, capables de nous toucher instantanément en plein cœur.

Avec Voices Unheard, sorti le 29 mai 2026, JAYLER signe des débuts tonitruants, ce premier opus figurant sans hésitation parmi nos plus grandes claques de 2026.

Le quatuor de Birmingham vient également d’entamer sa tournée européenne en première partie de Deep Purple, avec plusieurs escales très attendues en France.

Il est temps donc de se pencher de plus près sur l’un des groupes les plus captivants de la scène rock actuelle. De passage à Paris, James et Tyler nous ont raconté la genèse de JAYLER, leurs influences, la création de Voices Unheard et leur amour assumé pour le style flamboyant vintage du rock’n’roll hérité des leurs idoles et qu’ils portent avec une élégance et une authenticité rare. Prêts à entendre leurs voix? Découvrez notre interview!

Comment est née l’aventure JAYLER ?

Tyler : Tout a commencé en novembre 2021. Je fréquentais déjà les soirées open mic et les jam sessions depuis que j’avais appris la guitare, vers l’âge de dix ans. On y croisait beaucoup de musiciens qui jouaient les morceaux que j’aimais et que je rêvais moi-même d’interpréter. La plupart étaient cependant bien plus âgés, souvent dans la cinquantaine, la soixantaine, voire davantage, simplement parce qu’ils avaient grandi avec cette musique.

Trouver quelqu’un de mon âge qui partageait les mêmes centres d’intérêt et les mêmes références musicales n’était pas évident. La plupart de mes amis écoutaient de la pop et ne savaient pas qui était Deep Purple.

Je cherchais simplement quelqu’un avec qui partager cette passion et jouer la musique que j’aimais. C’est finalement mon père qui m’a montré une photo prise lors d’une soirée open mic à Tamworth, dans les Midlands.

James : Tamworth, c’est ma ville natale, juste à l’extérieur de Birmingham.

Tyler : Et j’ai vu sa photo et je me suis dit il a les cheveux longs, il joue de la basse et il chante des morceaux de rock’n’roll. Je me suis dit, ok, il a l’air plutôt cool alors il vaut mieux aller voir.

Alors on est allés et James et moi on s’est tout de suite entendus. Il est venu me voir et m’a dit, oh mec, tu as une guitare Gibson et on a créé des liens autour de ça. Puis on a commencé à discuter de musique et James a fait un set à la soirée open mic et on s’est dit qu’on pourra faire quelques morceaux ensemble et on a joué un morceau d’AC/DC, un de Led Zeppelin et un autre de Darkness.

Et le lien s’est créé rapidement. On a commencé à se voir et jammer ensemble, bidouiller un peu et rapidement, on a fait les riffs sur Acid Rain, notre première démo.

James en avait un peu assez faire de concerts acoustiques seul avec sa guitare. Il voulait des musiciens à ses côtés. Je le rejoignais déjà sur scène de temps à autre, et après quelques concerts, on s’est dit : « OK, il nous faut un vrai groupe ».

C’était à peu près à cette période que j’étais en terminale. J’étais plutôt un vrai petit nerd : je suivais des cours de sciences, de mathématiques et de musique en parallèle.

Et James me parlait de son cours de musique au Lichfield College et je me suis dit, wow, ça sonne bien mieux que ce que je fais. J’adorerais faire ça.

James a tellement insisté auprès des responsables de l’école, Dan et Jeff, pour que je puisse rejoindre le programme qu’ils ont finalement accepté. C’est là que nous avons rencontré Ricky, notre bassiste, puis Ed, qui est devenu notre batteur. Le groupe s’est formé à partir de ce moment-là, entre la fin de l’année 2021 et le début de 2022.

Qui a eu l’idée de fusionner vos deux prénoms pour créer le nom du groupe ?

James : C’est le père de Tyler qui a eu l’idée. Un soir, il a projeté ce visuel depuis son téléphone pendant qu’on jouait, et je me suis tout de suite dit : « Tiens, c’est plutôt cool»

À l’époque, notre logo comportait aussi un éclair, dans un esprit un peu à la AC/DC. C’était surtout un clin d’œil à Tyler et moi, puisque JAYLER n’était alors qu’un projet à deux. Mais lorsque les autres membres ont rejoint l’aventure, on a estimé que cet élément n’avait plus vraiment sa place. Le groupe était devenu quelque chose de plus collectif, bien au-delà de nous deux.

On a donc abandonné l’éclair et, au fil du temps, à mesure que le groupe grandissait et que notre communauté de fans s’élargissait, le nom JAYLER a pris une dimension différente. Aujourd’hui, il ne représente plus seulement Tyler et moi mais aussi les autres membres du groupe. C’est devenu quelque chose de plus vaste, une véritable communauté.

“”Voices Unheard est un album qui raconte une histoire sonore…Cet album dépasse le simple cadre du rock’n’roll : c’est avant tout un album de JAYLER.

Quelle a été votre première grande claque musicale ? Le groupe ou la chanson qui vous a véritablement donné envie de plonger dans la musique ?

James : C’était probablement The Music Is You de John Denver, un morceau très court sur l’album Back Home Again. Je me souviens l’avoir écouté en version live sur son album live qu’il a fait à l’Universal Amphithéâtre dans le Colorado.

C’est une chanson très courte, à peine une minute, mais son impact est immense. L’idée derrière ce morceau, c’est que l’auditeur en est le véritable sujet.

J’avais seulement neuf ans quand j’ai entendu ça, et ça m’a vraiment touché émotionnellement, je me suis dit que je ne pensais pas que la musique pouvait faire ça. C’était ma nanny qui m’a montré ça et qui m’a aussi appris à mettre un disque et un lecteur vinyle.

Oui, c’est grâce à ça que j’ai découvert la country, le folk et les sonorités western.

Tyler : Aussi loin que remontent mes souvenirs la musique a toujours fait partie de mon quotidien, avec notamment beaucoup d’AC/DC à la maison.

Tu vois, tu as mis le bon T-shirt aujourd’hui (Rires) ( ndrl : le jour de l’interview, je portait un T-Shirt AC / DC )

Mon père ne mettait pas de comptines. Il n’y avait pas de radio pop à la maison. C’était toujours des stations de rock ou un album d’AC/DC qui tournait.

Et mon tout premier concert a été un groupe hommage à AC/DC. Et puis, mon premier grand concert a été AC/DC au Wembley Stadium.

Ça a changé ma vie dès le début. Je ne réalisais pas que mes amis à l’école n’écoutaient pas les mêmes choses. Je pensais juste que c’était la norme. Donc ce qui m’a donné envie de faire de la musique, c’était le rock des années 70 et 80.

Quand vous composez ensemble, comment naissent généralement les morceaux ? Qu’est-ce qui arrive en premier : un riff, une mélodie, quelques paroles… ?

James : Parfois, je peux juste enregistrer une démo complète chez moi, finir toutes les paroles sur le coup, puis montrer aux gars et ensuite ils y mettent leur propre touche.

On joue juste jusqu’à ce que ça sonne juste et qu’on ait l’impression que c’est une chanson complète.

Mais parfois, les gars trouvent quelque chose alors que je ne suis pas là, et puis j’écris les paroles plus tard. On joue ensemble jusqu’à ce que le morceau fonctionne et que nous ayons le sentiment qu’il est terminé.

En fait, on n’a pas de façon fixe de composer.

Tyler : Si ça ne sonne pas juste ou que le morceau ne nous convainc pas totalement, on préfère le mettre de côté. On abandonne beaucoup de chansons. On préfère attendre qu’un riff ou une idée déclenche une véritable étincelle et que le morceau prenne vie naturellement, plutôt que d’essayer de le forcer.

James : Une chanson devrait se faire naturellement

Tyler : Oui, parce que dès qu’on commence à forcer les choses, ça perd toute sa sincérité. Si ça ne vient pas du cœur, ça n’a plus vraiment de sens.

Voices Unheard est votre premier album. Comment l’avez-vous construit ?

James : On a choisi des chansons qui exprimaient tous les côtés, toutes les formes, toutes les couleurs, tous les sons de Jayler. Il y a des chansons folk, des ballades vraiment douces, un grand morceau bluesy et il ya aussi des chansons triomphantes vers la fin de l’album avec Over the Mountain, Alectrona ou The Rinks.

On a décidé que Voices Unheard est un album qui raconte une histoire sonore. Pas forcément dans les paroles, mais clairement dans l’univers sonore.

Tyler :  Je pense que ça a aussi influencé notre manière d’écrire. En construisant la tracklist, James nous répétait souvent : « On a tous ces morceaux de rock classique très énergiques, mais il nous manque quelque chose de plus marécageux, de plus détendu, avec une vraie vibe rock’n’roll » Et cela m’a ensuite inspiré à écrire un riff, qui est devenu Alectrona. C’est une chanson qui colle tellement bien à l’album.

Pour reprendre les mots de James, nous voulions explorer toutes les facettes de notre univers. Cet album dépasse le simple cadre du rock’n’roll : c’est avant tout un album de JAYLER. Il plante le décor et annonce clairement la suite de l’aventure.

Y a-t-il un morceau qui compte particulièrement pour vous et dont la présence sur l’album était indispensable ?

James : Le mien était Bittersweet.

Tyler : Oui, je m’en souviens qu’on a discuté de l’enlever mais James a insisté qu’il devait rester.

Évidemment, cela a parfaitement fonctionné grâce à la diversité des ambiances explorées. Et je crois que nous étions tous d’accord sur un point que The Rinks devait absolument figurer sur l’album.

Des chansons comme Lovemaker, c’est la deuxième fois qu’on l’enregistre parce qu’on n’était pas satisfaits la première fois. Pas seulement nous en tant que groupe, mais aussi la production. Il nous semblait important de redonner vie à ce titre et de le retravailler jusqu’à obtenir la version dont nous étions pleinement satisfaits et le mettre sur l’album

Need Your Love est un de mes préférés. Alors je me suis dit, ça doit être là-dessus.

Pour être honnête, si tous ces morceaux ne nous tenaient pas profondément à cœur, ils n’auraient jamais trouvé leur place sur l’album. Chaque chanson présente sur le disque compte vraiment pour nous.

Ce qui a rendu l’exercice difficile, c’est que nous avions déjà un deuxième album quasiment terminé, écrit et maquetté à 95 %, tandis qu’un troisième est déjà en chantier.

On aime regarder vers l’avenir et voir comment ça va fonctionner ensemble.

Il n’a pas été simple de résister à la tentation de regrouper tous les morceaux de hard rock les plus rapides sur ce premier album mais on a préféré répartir les différentes facettes de notre musique entre le premier, le deuxième et le troisième disque.

L’idée était aussi de préserver une vraie dynamique sur plusieurs albums. Nous ne voulions surtout pas tomber dans le piège du deuxième album rempli de morceaux moins forts parce que les meilleurs auraient tous été utilisés dès le premier.

C’est comme si tu avais toute ta vie pour faire le premier album et puis ton deuxième album, tu n’as que quelques semaines pour l’écrire.

Eh bien, heureusement, nous avons déjà écrit ce deuxième album.

Il y a toujours matière à améliorer les choses. À chaque fois qu’on réécoute une démo, on se dit qu’on pourrait retravailler tel passage, modifier un arrangement ou raccourcir une section. On aime constamment expérimenter.

“À une époque envahie par l’IA, les artifices et le faux-semblant, il est plus important que jamais pour nous que tout reste organique, sincère et réel.

James, cette puissance vocale, c’est quelque chose que tu avais naturellement, ou tu l’as travaillé au fil du temps ?

James : Je pense qu’au fur et à mesure que le groupe avançait, et que le son évoluait, j’ai commencé à regarder des chanteuses comme Tina Turner et Aretha Franklin, plein de chanteuses gospel et un peu de comédie musicale.

Les registres de tous ces artistes m’impressionnaient vraiment. Alors je me suis un peu entraîné à chanter comme ça, à chanter, tu sais, par exemple, Respect (il chante un peu). J’ai vraiment, j’ai vraiment aimé ce son. Alors je me suis dit, ok, je vais essayer de chanter comme ça et voir comment ça se passe.

Plus on faisait de concerts, plus mon éventail de chant s’élargissait. Et pareil pour l’écriture, pendant qu’on faisait des démos, je me demandais si je pouvais atteindre le niveau. Et je l’ai fait.

Dès que je parviens à le faire sur la démo, je me dis que je n’ai plus aucune excuse : si ça fonctionne en studio, ça doit fonctionner sur scène.

C’était aussi une forme de défi personnel : puisque j’avais réussi à le faire une fois, je savais que je pouvais y parvenir à nouveau. Alors je me suis mis au travail. À l’époque, je passais parfois jusqu’à quatre heures par jour à m’entraîner pour étendre ma tessiture. Je poussais ma voix dans ses retranchements, puis je recommençais le lendemain.

Je ne sais pas, peut-être que j’ai développé une sorte d’endurcissement de mes cordes vocales et je peux juste y arriver maintenant.

Mais contrairement à ce que certains pensent, rien de tout cela n’est arrivé du jour au lendemain.

Tyler :  Il faut oser expérimenter et tenter de nouvelles choses, y compris sur scène : l’objectif est de s’amuser et de se dépasser chaque soir.

James : Oui, il y a eu des moments où je me disais : « OK, cette note, je l’ai. » Puis je faisais une erreur et je réalisais que je devais encore travailler dessus et mieux la comprendre.

Tyler : Chaque soir, on se plante un peu, parce qu’on refuse que tout soit calibré au millimètre. Si c’était pour reproduire exactement la même chose tous les soirs, autant rester derrière un ordinateur et cliquer sur un bouton. Ce n’est pas notre vision de la musique.

On monte sur scène parce qu’on croit au live, au vrai. Et si un morceau déraille, si quelque chose nous échappe, alors tant mieux : ce moment-là devient unique pour les personnes présentes. Les gens y sont sensibles parce qu’il y a de l’authenticité, de l’imprévu, une part d’humanité.

À une époque envahie par l’IA, les artifices et le faux-semblant, il est plus important que jamais pour nous que tout reste organique, sincère et réel.

Vous jouez tous le deux à la guitare, qui est votre guitare héro ?

Tyler : Eddie Van Halen. Pendant le confinement c’est le guitariste qui m’a vraiment donné envie de travailler ma technique tout en y prenant énormément de plaisir.

Angus Young a probablement été mon premier guitar héros, celui qui m’a fait découvrir la guitare. Ma première guitare était une Gibson SG. Au fil de mes progrès, c’est Eddie qui est devenu ma plus grande influence.

James : J’en ai quelques-uns. Eric Clapton est celui qui m’inspire le plus. Rory Gallagher, c’est un guitariste cool et Jimi Hendrix, tu sais, « les guitaristes brouillons »

Vous faites vivre l’esprit du rock classique non seulement à travers votre musique, mais aussi à travers votre style vestimentaire. Quelles sont les inspirations derrière cette esthétique et que représente-t-elle pour vous, sur scène comme au quotidien ?

James : C’est cool. J’ai toujours regardé à la façon dont s’habillaient mes idoles. Leur style m’a autant inspiré que leur musique. Aujourd’hui, même si je porte ce genre de tenues, je me sens tout aussi à l’aise dans un pantalon droit et une chemise en flanelle, une influence que je dois notamment à John Denver. J’ai vraiment aimé son look, surtout le double denim.

Le double denim est très sous-estimé mais j’adore surtout si tu choisi les couleurs assorties. Tu prends deux morceaux de denim au hasard et ils vont parfaitement ensemble. Génial.

Donc oui, je pense que ces artistes ont toujours l’air cool. Ils ont l’air plus cool que la plupart des gens aujourd’hui qui porte des doudounes ou des joggings.

Tyler : Oui, absolument. En grandissant, on a beaucoup regardé d’interviews et d’anciennes vidéos de concerts de nos groupes préférés. Leur présence, leur style, leur attitude sur scène faisaient partie intégrante de leur identité. Tout cela dégageait une classe et une personnalité qu’on trouve encore très inspirantes aujourd’hui.

James : C’est un peu tabou aussi. Disons juste que Robert Plant qui porte le chemisier de fille avec lequel il a probablement passé la nuit et un jean taille basse qui montre tout… c’est oh, oh, oh, oh, oh. Tu vois ce que je veux dire.

Tyler : ça faisait juste parler les gens.

James : Oui. Ils vendent du sexy.

Donc denim, chemises vintage, boots… où allez-vous chercher les vêtements qui nourrissent votre image rock’n’roll ?

Tyler : C’est James qui s’en occupe.

James :  J’achète quasiment tous les vêtements. En fait, je n’y achète pas. Je leur envoie juste des liens et je leur dis tu devrais prendre ça. Je suis le styliste du groupe. Je suis heureux de le faire.

Est-ce que vous discutez ensemble de vos tenues avant un concert ou le tournage d’un clip ?

James : Oh non, non. Je leur dis juste ce qu’ils doivent porter.

Ils n’ont donc pas le choix.

James : non, et ils écoutent. Je les ai bien entraînés, tu vois. Ils sont très bien formés.

Tyler : ça nous arrive d’en plaisanter, parce que j’ai parfois tendance à résister un peu et à répondre : « Non, finalement, je vais plutôt mettre ça. »

Nous avons nos propres styles individuels. Comme Ricky qui porte un kimono ou Ed qui porte beaucoup de gilets, mais il expérimente récemment des chemises.

Et ma garde-robe se résume maintenant à des chemises.

Chacun apporte sa touche, mais au final tout s’assemble. Parfois, je tombe sur une photo de nous quatre et je me dis : « Putain, on a vraiment l’allure d’un vrai groupe de rock. » et c’est cool.

Donc si on résume, quel serait le look de Jayler ?

James : Coloré, et comme je l’ai dit à propos de Robert Plant, un peu tabou.

Tyler : Je pense que notre style correspond à notre musique.

Vous allez partir en tournée avec Deep Purple et Sammy Hagar. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Tyler : On a fait une seule tournée en headliner et trois concerts au Brésil au Monsters of Rock, donc partir directement en tournée avec Deep Purple et Sammy Hagar, c’est un sacré saut. Je suis vraiment impatient.

Le pouvoir des réseaux sociaux et incroyable. Nous avons tellement de fans étrangers qui nous demandent toujours de venir, comme au Brésil.

Le Brésil est de loin notre plus grande base de fans. C’est complétement fou. Et jouer au Brésil a été tout simplement fantastique.

J’ai hâte de jouer en Europe. On aura un bus de tournée et qu’on passera tout ce temps avec les gars de Deep Purple.

Oui, on a vraiment, vraiment hâte de voir ça.

Beaucoup vous compare à Led Zeppelin : le son, l’attitude, le look… Qu’avez-vous envie de leur répondre ?

 James : Led Zeppelin, ce sont des musiciens fantastiques : John Paul Jones, basse, mandoline, orgue, multi-instrumentiste, c’est un musicien fantastique. Robert Plant, l’un des plus grands chanteurs de tous les temps, Jimmy Page a créé les riffs les plus emblématiques jamais connus. John Bonham, c’est le pionnier du rock pour moi.

C’est presque comme s’ils étaient un supergroupe de musiciens fabuleux , mais ce n’était pas le cas, car les supergroupes n’existaient pas à l’époque…et nous comparer à eux, c’est un compliment parce qu’ils étaient le plus grand groupe de tous les temps.

Ça ne nous dérange pas, au contraire, on le prend comme un compliment. Mais en même temps, on aimerait que les gens voient aussi que nous avons notre propre identité.

Nous puisons dans des influences très diverses, et nous aimerions que les gens prennent aussi le temps de les entendre et de les reconnaître.

On n’est pas un groupe hommage à Led Zeppelin comme on nous a appelés de nombreuses fois.

Tyler :  Et tu sais, à l’époque, quand James lissait ses cheveux, on pouvait le comparer à Kurt Cobain.

James : Si je n’avais pas les cheveux blonds bouclés, je n’aurais probablement pas ces comparaisons.

J’en plaisante souvent : chaque fois qu’on me compare à Robert Plant, je me dis que je vais finir par me lisser les cheveux. Mais finalement, j’aime beaucoup trop mes boucles. J’ai travaillé dur pour les avoir… et consommé pas mal de laque cette semaine.

On vous retrouvera donc prochainement en tournée en Europe et France avec Deep Purple, notamment à Paris le 22 octobre. Avez-vous déjà d’autres projets de concerts en tête d’affiche ?

James :  On aimerait bien le faire, tu sais, mais rien n’est prévu pour l’instant.

Tyler : Oui, on est prêts pour une tourne en tête d’affiche. Comme beaucoup de groupes émergents, nous assurons d’abord des tournées en première partie à travers l’Europe. L’objectif est de conquérir de nouveaux fans et de faire grandir notre communauté afin de pouvoir revenir ensuite avec nos propres concerts en tête d’affiche. C’est clairement ce que nous espérons.

Super, merci beaucoup.

Merci à toi

English Version

JAYLER delivers a raw and incandescent rock, carried by explosive riffs, inhabited voices and an electrifying stage presence.

If we perceive the legacy of giants such as Led Zeppelin, The Who or Queen, the band asserts above all its own identity: fiery, sincere and anchored in its time.

Led by charismatic vocalist James Bartholomew and virtuoso guitarist Tyler Arrowsmith who rely on the solid rhythm section formed by Ed Evans (drums) and Ricky Hodgkiss (bass/keyboards), the talented and passionate quartet merges the soul of classic rock with a modern intensity to create tracks that are as powerful as they are moving, capable of instantly touching our hearts.

With Voices Unheard, released on May 29, 2026, JAYLER signs a thunderous debut, this first record being without hesitation among our biggest slaps of 2026.

The quartet from Birmingham has also just started its European tour as the opening act for Deep Purple, with several eagerly awaited stops in France.

Now it’s time to dive deeper into one of the most exciting bands in today’s rock scene. While in Paris, James and Tyler told us about the genesis of JAYLER, their influences, the creation of Voices Unheard and their unapologetic love for the flamboyant vintage style of rock’n’roll inherited from their idols and which they wear with a rare elegance and authenticity. Ready to hear their voices?

Check out our Interview!

Take us back to the beginning. How did JAYLER adventure start?

Tyler: It started about November 2021. I’ve been playing open mic nights and jam nights since I picked up the guitar when I was about 10 years old.

There were a lot of people playing the kind of music I loved and wanted to play myself, but most of them were much older, in their fifties, sixties, or seventies. After all, it was the music they had grown up with.

So, trying to find someone of my age who shared similar interests in just day-to-day stuff and music was quite difficult as a lot of my friends listened to pop radio and had no idea who Deep Purple were.

I wanted to find someone who I could have some interest with and play some good music with. So, it was actually my dad that showed me a picture of an open mic night in Tamworth, in the Midlands.

James : Tamworth is my hometown, just outside of Birmingham.

Tyler:  I saw a picture of him and immediately thought, “Here’s a long-haired kid playing bass and singing rock’n’roll songs. He seems pretty cool so better go check it out.

So, we went over and yeah, me and James just hit it off really quickly. He came over to me and said, oh man, you got a Gibson guitar over there, so we bonded over that. And then we started chatting about music and James had a set at the open mic night and he was like, right, let’s do some tunes. We did an AC/ DC track, a Led Zeppelin track and a Darkness track.

I think that the connection was just there straight away. We started going around each other’s houses and pretty soon, you know, we started to mess around with some writing and some riffs on the Acid Rain, our first demo.

James was doing some solo acoustic shows at the time, and I think he was starting to get a bit tired of performing on his own. He wanted to bring other musicians in to flesh out the songs, so I joined him on a couple of tracks here and there. Before long, we looked at each other and thought, “Right, we need to start a band.”

This was right around the time where I was at 6th form and at my high school and I was a bit of a nerd, was doing science and maths and music as well.

And James was telling me about his music course at Lichfield College and I was like, wow, that sounds quite a lot better than what I’m doing. I’d love to do that.

So, he begged the college lecturers, Dan and Jeff, to let me join and I got in and that’s also where we met Ricky, our bass player, and Ed’s our drummer. So that’s like where we all met right at the beginning. And that was all between the end of 2021 and the start of 2022.

Who had this idea to use your both name collide for the band?

James : It was Tyler’s dad. He had this idea of doing that and he put it on this like phone projector thing and held it up while we were playing, and I was like, oh, that’s pretty cool.

And at the time we had a lightning bolt, like AC/DC. So yeah, so it was Jay, lightning bolt ler, just for me and him. When the guys came in we thought let’s drop the lightning bolt because it’s more of a collective now, It’s not just me and Tyler. And so, we dropped the lightning bolt and then as we grew as a band and our fan base as well, Jayler does no longer mean just me and Tyler. It’s now this whole big collective and Jayler has a bigger meaning and it’s way bigger than just us four lads from Birmingham.

“Voices Unheard is an album that tells a story sonically. Not so much lyrically, but sonically, definitely…This album isn’t just a rock’n’roll album, it’s a JAYLER album.

What was your major influence, the first band or the first song that really get you into the music?

James: It was probably The Music Is You by John Denver. It’s like a minute and something on the album Back Home Again. I remember listening to it live on his live album recorded at the Universal Amphitheatre in Colorado and it was really cool breathtaking song.

It’s less than a minute and it’s the kind of meaning behind the song of the music is you the listener. I was only nine when I heard this and it was hitting me really emotionally; it just resonated me. I didn’t think music could do that.

It was my nan who showed me that, and she also taught me how to put a record on a vinyl player.

So yeah, that’s what kind of got me into music, country, folk and western.

Tyler: As far back as I can remember, music was all around me. A lot of AC/DC. See, you put the right top on (the day of interview I was wearing an AC/DC T -Shirt).

And yeah, my dad didn’t put nursery rhymes on for me. There was no pop radio on around the house. It was always rock stations. It was always putting an AC/DC album on.

My very first show was an AC/DC tribute band. And then my first big show was seeing AC/DC at Wembley Stadium.

So, obviously life changing right from the beginning. And I just thought that was the norm. I didn’t realise that my friends in primary school weren’t listening to the same stuff. I just thought that was the standard. So yeah, that was my first taste of music 70s and 80s rock.

When you’re putting a new song together, what’s usually the first spark? A riff, a vocal hook, or a lyrical idea?

James: It all depends really. Sometimes, I can just demo a full song at home and get all the lyrics done then I show it to the lads, and they’ll put their own spin on it. Mess it up.

But sometimes if I’m not there, these guys will come up with something, and I’ll have the lyrics a week later. So, there’s no particular formula with us.

We’ll just play until it sounds right and we feel like that’s a full song.

Tyler: And if it doesn’t sound right and it doesn’t sit well with us, then it’s not a good enough song and we just end up. We end up scrapping a lot of songs.

It’s because we’d rather spend the time to find a riff or find an idea that just sparks us all and becomes a song in the moment rather than really trying to force it.

James: it should come naturally

Tyler: Yeah, if you force it, then it’s not from the heart, so there’s no point.

Your first debut album Voices Unheard released in May. How did you choose the songs?

James : We chose songs that we felt showcased every side of Jayler, all the different colours, influences, and sounds that make up who we are. There are folk-inspired tracks, really delicate ballads, and even a big, bluesy number like “Down Below.”

There are some the triumphant songs near the end of the album like Over the Mountain and The Rinsk and Alectrona as well.

We just decided that Voices Unheard is an album that tells a story sonically. Not so much lyrically, but sonically, definitely.

Tyler :  I think it also inspired us to write as well because we were, as we were constructing the track listing, I remember James was saying to us, oh, you know, we’ve got all these, you know, the really driving classic rock numbers, but it’d be nice to have something like a little bit more swampy, a little bit more like laid back rock and roll.

That inspired me to write a riff, which became Alectrona, and now that’s like a song that’s such a good fit on the album.

And it just goes back to, as James said, this album show all Jayler ‘s sides. This album isn’t just a rock’n’roll album, it’s a JAYLER album.

It’s setting the scene for what’s to come.

” Nowadays, with so much AI and fake crap, it’s important for us to stay organic and genuine.

Do you have a particular song which is more important for you, and you absolutely wanted to put it in the album?

James : Mine was Bittersweet.

Tyler : Yeah, I remember that. As we were going through the songs, we’d sometimes say, “Maybe we could leave that one off,” but he said “Nope, that one’s staying.”

Well,  I think we all agreed like The Rinsk had to be on there.

Songs like Lovemaker, this is the second time recording it because we weren’t happy with it the first time with that. Not just us as a band, but also like production stuff. So that was a song that we wanted to revisit and get it right this time.

Need Your Love is one of my favourites, so I said that’s gotta be on there.

Yeah, to be honest, every song on that album came from the heart. If we didn’t truly believe in a song or feel connected to it, it simply wouldn’t have made it onto the record.

It was quite difficult as well to, because we’ve got a second album, 95% written and demoed. And we’ve got a third album, which we’re working on already.

We like to look to the future and see kind of how it’s going to work together.

It was actually quite difficult not to put all the hard-hitting, fast rock songs on the first album. We wanted to create some variety and spread those different sides of the band across the first, second, and third albums just to give it that dynamic.

What we didn’t want to do as well was just put the second-best songs on the second album. You know, for the first album, you’ve got your entire life up to that point to write and then for your second album, you’ve only got like a few weeks to write it.

Well, we are luckily, because we’ve already got that second album written but there’s always room for improvement. We always look back at things and pull up a demo and go we could change that section or chop it up.  We like to experiment.

James, when did you realize you had this incredible voice, and how much hard work went into shaping it?

James: I think as the band progressed, and the sound progressed, I started looking at vocalists like Tina Turner and Aretha Franklin and lots of gospel singers and, you know, a little bit of musical theatre as well.

All the registers that they all had was really impressive to me. So, I practiced singing like that like Respect (he sings a little bit). I really, I really dug that sound. I thought, okay, I’m gonna try and sing like that and see how that goes.

And the more gigs we did, the bigger my range got. And same with songwriting, as we were demoing songs, I was like, I wonder if I can get up there. And I did.

As soon as I know I can do it in the demo, I’ve got no excuse, I can do it live.

So, I push and put the pressure of. If I’ve done it once, I can do it again… I think, I spent four hours everyday practicing, just building up my range and I’d blow up my voice and then the next day do it again.

I don’t know, maybe I’ve gained some sort of callousness on my vocals where I can just reach up there.

Yeah, I mean, it definitely wasn’t overnight, as people think it was.

Tyler: It’s about not being afraid to experiment and try things, and even on stage, just messing around and trying to push every night.

James: Yeah, there’s been times where I’m like, okay, I’ve got that note, mess it up and then okay, I need to sit back and think about that note a little bit more.

Tyler : Every night, we make mistakes. We don’t rehearse our songs to the point where they’re identical every single night, because where’s the fun in that? We don’t play on a laptop or click on it. When we get on stage, it’s about delivering a real live performance. And if we mess something up, then that show becomes unique to the people who were there. And people like that because it feels real. There’s a human element to it. Especially nowadays, with so much AI and fake crap, it’s important for us to stay organic and genuine.

You both play guitar; do you have a guitar hero?

Tyler: Eddie Van Halen. It was around the COVID lockdown, when I was listening to him and he really inspired me to focus on technique and to find a lot of enjoyment in playing.

My first guitar was at Gibson SG and Angus Young was probably my first hero, who got me into the guitar but then, when I progressed it was Eddie.

James : I have a few. Eric Clapton is the one that springs mine the most. Rory Gallagher, he’s a cool guitarist, Jimi Hendrix, you know, the sloppy guitar players.

You keep the spirit of classic rock alive not only through your music, but also through your sense of style. What are the inspirations behind that aesthetic, and what does it represent for you both on stage and in everyday life?

James : It’s cool. I always just looked at what my idols would wear. As much as I wear this stuff today, I also am very comfortable in straight leg trousers and a flannel shirt because of John Denver. I really liked his look, especially double denim.

Double denim is very underrated. Especially if you get the colours to match. You get two random pieces of denim and they just match. Brilliant.

So yeah, I think just…Yeah, they always look cool. They look cooler than most people nowadays.

Tyler : Right, what we see around the town like big puffy jackets or trackies don’t really look the coolest.

When you watch old interviews or see bands performing live, especially the artists we grew up listening to, there’s just something special about it. We spent so much time watching those performances, and honestly, they just looked great. Much better then today

James : It’s a bit taboo as well. Let’s just say, you see Robert Plant with a girl’s blouse that he probably spent the night before and some low-rise jeans showing his whole…It’s a bit like, oh, oh, oh, oh, oh. You know what I mean?

Tyler : They just get people talking.

James : Yeah. They’re selling sexy.

Where do you usually find these kinds of clothes? Is it difficult to shop for that style?

Tyler: James is the guy.

James : I pretty much buy the whole clothing. Actually, I don’t buy it. I just send them links saying, “You should get this.” I dress the band. I am the band stylist. I’m happy to do so.

You speak together what to wear for a concert or video

James : Oh, no, no. I just tell them. There’s no speaking. I was like, you wear it.

They have No choice then.

James : Yeah, pretty much. They listen. I’ve gotten well trained, you see. They’re very well trained.

Tyler: Yeah, I mean, sometimes we’ll have a joke because like I’ll have a bit of a pushback and like, no, I’ll wear that instead.

But, we do have our own like individual, like Ricky will have a big kimono on and Ed’s been wearing a lot of vests, but he has been experimenting recently with some shirts.

My wardrobe is pretty much just shirts now.

So, we do have our own unique individual styles, they all kind of connect together. I like to think that we do look like a band every now and then.

Sometimes, I’ll see a picture of us four together and be like, damn, we look like a proper band. That’s good.

James :  He’s always in shorts and a gym tuck and I’m just like, no, stop that now.

So in the end what would be Jaylor’s look?

James : Colourful and like I said before about Robert Plant a bit taboo.

Tyler : I think our style matches the music. You know, there’s variations in the style. It goes along with the music and the sound of the bands.

You go on tour with Deep Purple et Sammy Hagar. What means to you ?

Tyler : We’ve only ever really done one tour before. We did three festival shows in Brazil but that’s about it.

So to go straight into a tour with Deep Purple and Sammy Hagar, it’s quite a jump. I’m really excited for it.

With the power of social media, we have so many fans from overseas who are always asking for us to come over, like in Brazil, our biggest fan base by far. That’s really crazy. And that’s the whole reason why we got over an play in Brazil. It was just fantastic.

I’m looking forward to go to Europe. We’re going to have a tour bus and to spend all that time with the Deep Purple guys.

Yeah, we’re really, really looking forward to that.

You know obviously that a lot of people compare you to Led Zeppelin, whether it’s the sound, the attitude, or the look. What would you like to say to them?

 James : Led Zeppelin are fantastic musicians. With John Paul Jones, bass, mandolin, organ, multi-instrumentalist, he’s a fantastic musician. Robert Plant is one of the greatest vocalists of all time. Jimmy Page came up with the most iconic riffs ever. John Bonham is the pioneer of rock for me.

It’s almost like they were a supergroup and us getting compared to that, that is a compliment. They were the biggest band of all time in the 70s.

So yeah, it doesn’t upset us, it doesn’t aggravate us, it’s a compliment, but at some point, we’d like to just say. We are our own thing.

We’ve got many different influences, please look out for them.

We’re not just a Led Zeppelin tribute band which we have been called many a times.

Tyler:  And you know, back in the day, when James used to straighten his hair, you could compare it to Kurt Cobain all the time.

James: It’s mainly for the look. if I didn’t have blonde curly hair, I probably wouldn’t get these comparisons.

I always joke that every time someone compares me to Robert Plant, that’s it, I’m going to straighten my hair. But honestly, I like the curls too much. I’ve worked way too hard for them with lot of super glue…

You’ll soon be hitting the road with Deep Purple, including a stop in Paris on October 22nd. Are there already plans in the works for future headline tours?

James :  We hope to yeah; we’d love to do it you know nothing’s in the cards yet.

Tyler : Yeah, we’re ready for one day. But like with a lot of bands, you do a support tour around Europe and then the plan is to hopefully, you know, gain a few more fans, build the community up so then we can come back here and do some gigs of our own. We’d love to.

Great, thank you very much.

Thank you