TRIGGERFINGER and Colossus by Mr Paul, Interview in Paris

English Version
« On enfile les costumes et IT’S SHOW TIME » m’explique Mr Paul, le gentil géant et bassiste de Triggerfinger, quand je lui demande pourquoi ils sont toujours habillés en costumes aussi chics et élégants sur scène.

Et voilà que les 3 belges, Ruben Block (chant et guitare), Mario Goossens (batterie) et Paul Van Bruystegem « M. Paul » vont enfiler leur costards 2 fois en France, pour nous présenter leur excellent album Colossus, sorti en août 2017.

Un album entêtant et entrainant, un rythme énergique très soutenu, du bon stoner rock dynamique et explosif avec lequel le groupe nous a déjà habitué mais cette fois avec encore plus de peps, d’originalité et de bonne humeur.

Mordus de scène, les rockers d’Anvers, ont à leur actif des milliers d’heures de live – en France leur carte de visite est impressionnante : Vieilles Charrues, Solidays, le Main Square, Au Pont du Rock, Le Cabaret Vert et même le HellFest !

Sortez donc vos dancing shoes et RDV le 25 Novembre à l’Elysée Montmartre à Paris at le 16 décembre 2017 à l’Aéronef à Lille pour 2 shows qui s’annoncent… colossaux.

Pour les connaitre mieux, je vous laisse en compagnie de M Paul, que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer il y a quelques mois, à Paris, pour la promo de l’album.

Salut M Paul, pourras-tu me raconter la story de Triggerfinger ?

M Paul – Bien sûr, avec plaisir.

Triggerfinger existait depuis 2 ans déjà quand j’ai rencontré Mario. Je jouais à l’époque avec Beverly Jo Scott et j’avais un studio d’enregistrement. Et donc avec Mario, qui jouait aussi avec The Black Box Revelation, on s’est dit « Let’s do something together ».

Ils sont donc venus au studio avec leur bassiste, Vladimir et j’ai vraiment adoré leur musique.

Mais quelques semaines plus tard sont revenus pour enregistrer sans bassiste car il avait décidé de partir pour des raisons personnelles.

Et Ruben m’a demandé si je veux être leur bassiste.Je suis guitariste à l’origine. J’avais pratiqué très peu la basse avant, mais j’avais été tellement impressionné par leur musique que j’ai accepté. Je crois que j’aurai accepté même s’il m’avait demandé de jouer à la trompette.

Et donc, on a commencé à jouer ensemble partout : dans des clubs, de bars, restaurants ou en ouverture des festivals.

On a enregistré le premier l’album, Triggerfinger, dans mon studio – On a fait presque tout par nous même.

Et ensuite on a fait plein de concerts…on a joué comme de fous, mais on ne passait pas encore à la radio.

Le deuxième album, « What Grabs Ya » a suivi et encore, beaucoup plus de concerts. On arrivait à remplir de salles comme l’Ancienne Belgique de 2000 personnes.

Le morceau SOON, qu’on avait enregistré en acoustique, a commencé à être diffusé à la radio… pas beaucoup mais suffisamment pour attirer l’attention.

On est parti aux USA pour rencontrer le producteur Greg Gordon (Oasis, Slayer) qu’on trouvait vraiment génial et qui a accepté de travailler avec nous pour le troisième album « All This dancing Arround ». Et tout d’un coup les choses ont commencé à bouger.

Le déclic a été un show acoustique à la radio, à 7 heure de matin, où on nous a demandé de faire une reprise d’une chanson de top 50, en plus de nos deux chansons.

On a choisi « I follow the River » de Likke Li, un morceau chouette, qu’on aimait bien tous les trois.

Je me rappelle qu’après l’émission on est parti aux Pays Bas où on avait un concert et sur la route, on reçoit un appel de notre manager qui nous demande qu’est-ce que s’est passé à la radio car depuis le téléphone n’arrête pas de sonner.

Et voilà, que le morceau devient numéro 1 en Belgique, Allemagne, Autriche et plus d’un million de vues sur You Tube.

C’était bizarre pour nous, car ce morceau n’était pas du tout représentatif à ce que nous faisons, mais ça nous a ouvert pas mal de portes.

Dans la foulée, on a fait un 4 -ème album, « By Absence of the Sun », avec Greg Gordon aussi, dans légendaire Sunset Sound Studio à LA suivi par une tournée massive de 3 ans, qui nous a pratiquement épuisée.

On était ensemble, tous les 3, presque tout le temps, sur la route-  c’était devenue comme une vraie relation et à la fin au Japon et au Canada, on était vraiment chaos.

On a décidé de faire un break pour faire quelque chose d’autre et prendre un peu de recul.

Ruben a fait de concerts un peu intimises avec d’autres musiciens, Mario a produit plusieurs artistes, moi, j’ai fait un double album solo et j’ai écrit un livre-journal sur la tournée avec des petites anecdotes, photos, etc

Et puis voilà, il y a deux ans, que Ruben c’est remis à écrire. L’émotion était différente, le fait d’avoir travaillé avec d’autre musiciens lui avait donné une approche différente.

On a aussi rencontré Mitchell Froom qui était sur la liste de nos producteurs de rêve. Pour nous, c’est un héros. Il a travaillé avec les plus grands- Randy Newman, Paul Mc McCartney, Elvis Costello, U2. 

Il a toute de suite réagie à notre demande de travailler avec nous. Pour lui c’était un challenge. C’est un type exceptionnel, simple, humble. Super intelligent, subtil avec un bagage musical impressionnant.  On a donc commencé à répéter et lui envoyer les demos.

Il faisait directement des commentaires sur nos chansons. Il était comme le quatrième membre du groupe. Je crois que le truc le plus important qu’il nous a appris, c’était de s’exprimer librement ; même si l’idée n’était pas bonne, c’était important de s’exprimer et puis recommencer à nouveau.

Cet 5 -ème album a été une expérience différente qu’on a beaucoup aimée. On a essayé plein d’instruments différentes, plein d’idées – il y a 4 morceaux avec un double basse. C’est Ruben qui a eu l’idée car deux basses sur un bon riff de guitare peuvent donner plus de punch à la chanson. On l’a fait sans savoir que c’était quelque chose de très original car il n’y a pas beaucoup de groupe qui font ça. Aussi, pour les albums précédents on avait travaillé qu’en live sur bande, là on a essayé le digital.

Colossus est vraiment un album que j’aime de début jusqu’à la fin. Pour les autres albums, j’avais de chansons préfères, mais pour celui – la je ne pourrais pas dire, je change d’avis tous les jours.

Merci beaucoup M. Paul !

TriggerFinger on line :

https://www.triggerfinger.net/

 

English Version.

 

(EN)

“We put on the suits and IT’S SHOW TIME” explains Mr. Paul, the gentle giant bass player of Triggerfinger, when I ask him why they are always wearing so chic and elegant suits on stage.

And The 3 Belgians, Ruben Block (vocals and guitar), Mario Goossens (drums) and Paul Van Bruystegem “Mr. Paul” (bass) will put on their great suits 2 times in France to introduce us their excellent album, Colossus, released earlier this year.

A killer, catchy album – energetic beats, great stoner rock, dynamic and explosive that we were already used to, but this time with even more punchy, innovating rhythm and good feeling.

Live show addicts, the rockers of Antwerp, have experienced thousands of hours of live concerts – in France their visit card is impressive: Vieilles Charrues, Solidays, le Main Square, Au Pont du Rock, Le Cabaret Vert and even HellFest!

So, put on your dancing shoes and rock out on November 25th at the Elysee Montmartre in Paris and on 16 December 2017 at l’Aéronef in Lille for 2 shows that expected to be … colossal.

To better know the band, I let you in the good company of Mr Paul, whom I had the great pleasure to meet some months ago, in Paris.

Hi M Paul, could you please tell me the story of Triggerfinger?

Mr. Paul – Of course, with great pleasure.

Triggerfinger existed for 2 years when I met Mario. At that time, I was playing with Beverly Jo Scott and I also had a recording studio. He was playing with Triggerfinger and also with Black Box Revelation. We said ‘ Let’s do something together. ”

So, they came to the studio with their bassist, Vladimir and I really loved their music.

But a few weeks later they came back to record without the bassist who had decided to leave the band for personal reasons.

And Ruben asked me if I want to be their bassist. You know, I am a guitarist at the origin. I had practiced bass guitar just a little bit, but I was so impressed by their music that I accepted. I think that I would have agreed even if he asked me to play the trumpet.

And so, we started playing together everywhere: in clubs, bars, restaurants or opening festivals.

We recorded the first album, Triggerfinger, in my studio – we did almost everything by ourselves-followed by a lot of concerts…

We played like crazy, everywhere we could, but we were not yet aired on the radio.

The second album, ‘What Grabs Ya’ followed and again many more concerts. We could fill in venues as the Ancienne Belgique with a capacity of 2000 people.

Then, the song SOON, that we recorded in acoustics, started to be played on the radio… not much, but enough to draw the attention.

Next step was to go in USA, to meet Greg Gordon (Oasis, Slayer). We were really impressed by his work and he agreed to work with us for the third album “All This dancing Arround”.

And all of a sudden, the things started to move.

The key moment was an acoustic show on the radio, at 7 o’clock in morning, when they asked us to do a cover of a song of top 50, in addition to our own two songs.

We chose ‘I follow the River’ by Likke Li, a nice song, that all of us loved.

I remember that after the show we went to the Netherlands for a gig and on the road, we’ve got a call from our manager asking us what we did on the radio station, because the phone didn’t stop ringing since.

The cover becomes number 1 in Belgium, Germany, Austria and had more than a million views on You Tube.  It was really weird for us, because this song was not at all representative of what we usually do with the band, but it opened a lot of doors for us.

The 4th album followed, ‘By Absence of Sun’, with Greg Gordon also. We recorders in legendary Sunset Sound Studio in LA, the album was followed -up by a massive 3 years tour that practically exhausted us.

We were together almost all the time, on the road – it had become like a real relationship…at the end in Japan and in Canada, it was really chaos.

We decided to take a break and do something else.

Ruben has made some intimate shows with other musicians, Mario has produced several artists, me, I did a double solo album and I wrote a book on the tour with fun stories, photos, etc

Then, a few years ago, Ruben started to write again. This time the emotion was bit different, having worked with other musicians, that gave him a different approach.

We also met Mitchell Froom, who was the producer to work with on our dream list. For us, he’s a hero. He has worked with the biggest – Randy Newman, Paul Mc McCartney, Elvis Costello, U2.

He has immediately reacted to our request to work with us. It was a challenge for him. It’s a great, simple, humble guy. Super smart, subtle with an impressive musical background

So, we started the rehearsals and send demos. He was giving us feedback directly on our songs.

He was like the fourth member of the band. The most important thing he taught us, it was to express ourselves freely. Even if the idea was not good, it was important to speak and start over again.

Colossus was a different experience that we loved very much. We tried lots of different instruments, lots of ideas – there are 4 tracks with a double bass on it. Ruben had this idea, because a double bass on a great guitar riff, can give more punch to the song. We did it without knowing that it was something very original, not many bands do that.

Also, on the previous albums, we always worked on tape, live. This time, we tried the digital. Everything was possible and we are really happy with it.

Colossus is an album that I love from the beginning to the end. For the other albums, I had some favourite songs but for this one – I can’t say, I change my mind every day.

Thank you very much Mr Paul

Catch up TriggerFinger on line :

https://www.triggerfinger.net/

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