HELLFEST – 16-17-18 JUIN 2017 – LE FESTIVAL DE TOUS LES SUPERLATIFS

(FR)

La petite ville paisible de Clisson dans la Loire – Atlantique, 7000 habitants, voit arriver tous les ans vers la mi-juin, une marée d’amoureux de rock, hard rock, heavy métal, trash, death et d’autres courants adjacents.

Car oui, le festival Hellfest, le rendez-vous incontournable de « métalleux » (les amateurs de heavy métal) de France et d’Europe, s’y installe pour 3 jours de folie.

Pour sa 12 édition, le festival affichait complet depuis cet hiver, à peine quelques jours après le mise en vente de pass 3 jours, même avant que la programmation soit complète.

Il faut dire que Hellfest a fait son chemin, en construisant sa réputation aux fils des années grâce à ses invités de marque, de groupes émergents et aussi sa bonne ambiance. Les chiffres sont impressionnantes – de 22 000 participants pour sa première édition en 2006 à 356000 festivaliers cette années sur 3 les jours.

J’entendais parler depuis longtemps de ce mastodonte de la musique et enfin cette année, j’ai eu le privilège d’assister aux festivités et autant le dire dès le début : cette première expérience fut inoubliable.

WELCOME to HELL !

Ça tapait fort le weekend du 16 juin 2017… D’abord, le gros son dans nos oreilles, ensuite le grand soleil incandescent sur la peau de joyeux festivaliers – les bouchons d’oreilles, la crème solaire, les casquettes, les chapeaux et d’autre accessoires plus au moins bizarres étaient plus qu’indispensables.

On avait le choix entre 6 scènes plus au moins espacé sur l’énorme site – Mainstage 1, Mainstage 2, Temple, Altar (le scène death metal), Warzone (la scène punk) et Valley…en total plus de 158 groupes de styles variés couvrant tous les horizons du Rock à Death Metal. Bref, il y avait pour tous les goûts.

Des décorations d’enfer, comme il se doit – prédominance métal, surtout rouillé, des containers empilés et transformés en bars, boutiques – des figures, symboles arty gravée sur la toile, décors apocalyptiques avec hélico et avion écrasé, camion de guerre, jets de feu, des torches et bien sûr des têtes de morts plantées un peu partout.

Deux arbres métalliques – création de l’artiste bordelais Jean François Busson – l’arbre mythique planté au milieu de site depuis longtemps ainsi qu’un nouvel dans le village inspiration Camden Town.

Du feu, des flammes, des écrans géants, la grande roue qui donnait des allures de parc d’attractions, une entrée/ sortie « cathédrale », les organisateurs n’ont pas manqué d’imagination.

L’Espace Vip, élégant et très arty avec un immense bar déco noir et blanc, ambiance feutrée, un peu cabinet de curiosités où il fait bon s’abriter de la chaleur et suivre les concerts sur une écran géant.

Magnifiques fontaines – une, gardée soigneusement par 4 personnages très « dantesques » et une deuxième – un bassin autour d’un Crane à Papillons, pour tremper ses pieds, mais dans lequel quelques aventureux se rafraichissaient tranquillement dans l’eau un peu trouble…

Des litres de bière ont coulées (les statistiques confirment 320000 litres !!!), l’eau a été rationalisée – canicule oblige, des petits restos proposaient une nourriture internationale et la boutique de merchandising  était “out of stock”…voilà un peu l’ambiance.

Sinon, les mots d’ordres – joie et bonne humeur – des festivaliers enthousiastes et passionnées, venus profiter de la musique et se défouler. Il faut savoir qu’à Hellfest les concerts commencent à 10h30 et se terminent à 2 h de matin… on peut festoyer toute la journée.

Niveaux vestimentaire – la tendance c’est le noir, les T-shirt Hell Fest ou à l’effigie de son groupe préféré, les tatouages, mais aussi les tenues extravagantes – on a pu rencontrer des Spidermans, Catwomen, Pocahontas, un cardinal et même Jesus …

Evidemment, pour les concerts, très difficiles de faire son choix, vu cette programmation méga énorme. On a pratiquement envie de tout voir.

Ce n’est pas la première fois que je pense très fort que j’aimerais que mon super pouvoir soit le don d’ubiquité. Franchement très utile pour des événements pareils. En plus, il fallait rajouter l’endurance d’un marathonien averti pour parcourir les kilomètres entre les 6 scènes sous un soleil de plomb et une température qui dépassait largement le 30 °c.

Voilà mon petit parcours.

Samedi 17 Juin 2017

Un petit vent de nostalgie sous une chaleur très forte, en début de soirée avec les vétérans de Saxon. Bonne communication avec le public, les britanniques sont très en forme et délivrent un très bon show parsemé bien sûr de leurs grandes classiques dont les incontournable « Princess of the Night » et « Motorcycle man »


Airbourne, les australiens qualifiés des new AC / DC délivre un show explosif et bien vitaminé. Le chanteur Joel OKeefe, torse nu, la voix perchée, ne tient vraiment pas en place en faisant des allers-retours en continuu sur la scène. Il monte même sur une échelle, en donnant des sueurs froides aux organisateurs.
Leur chanson « It’s all for Rock ‘n’ Roll » pourra définitivement être choisie comme de l’hymne du festival.

Changement de style avec Wardruna, les norvégiens mystiques, qui font revivre les anciennes croyances nordiques et la musique des vikings, en utilisant de curieux instruments fabriques par eux même. Une prestation théâtrale et originale.

Sublime nuit étoilée en compagnie dAerosmith. Les Bostoniens offrent un set mémorable, en regroupant presque tous les grands titres de leur carrière : Love in an Elevator, Living on the Edge, Janie’s got a gun, Crazy , I do not want to miss a thing, plusieurs reprise dont Come together de Beatles et bien sûr une sublime Dream on avec Steven Tyler jouant au superbe piano blanc au milieu de la scène.

Crinière dans le vent, haut brillant pailleté, pantalon en dentelle – Steven Tyler est toujours aussi épatant et pareil, Joe « Fucking » Perry à la guitare.

Un concert à la hauteur de leur réputation, le dernier ou pas, car il parait que finalement, ils sont revenus sur leur décision de se retirer après cette tournée.

Ma Saturday Night Fever se termine avec Kreator, le leader européen de trash metal et du head banging venu de l’Allemagne. Mille Petrozza, le chanteur charismatique, et sa bande présentent un show spectaculaire, des riffs imparables, de drums apocalyptiques, en présentant leur nouvel album « Gods of Violence » mais aussi leurs classiques comme « Pleasure to kill » ou « People of the Lie ».

Dimanche, 18 juin, je commence avec Alter Bridge les rockers de Floride – d’abord en conférence de presse et ensuite sur scène. Malgré la chaleur infernale de fin d’après-midi leur public fidèle est au rendez- vous. Le son est très bon, la voix claire, riffs métalliques impeccables.  Une belle performance et complicité entre les 4 acolytes.

Concert époustouflant de Prophets of Rage – le super groupe crée en 2016 pendant le campagne présidentielle aux USA, en signe de protestation contre Donald Trump.
Mené par Chuck D de Public Enemy, B-Real de Cypress Hill joints par DJ Lord de Public Enemy et trois de quatre membres de Rage Against the Machine : le guitariste Tom Morello, le bassiste Tim Commerford et le batteur Brad Wilk, Ils arrivent sur scène le poing levé – à l’image de la pochette du prochain album – et ils commencent avec «  Prophets of Rage » , le titre emblématique de Public Enemy.

Un peu plus tôt dans l’après-midi, en conférence de presse, ils nous avaient parlé de leur projet et prochain album qui sortira le 15 septembre 2017.

Know your Enemy, Fight the Power, Insane in the Brain, Guerilla Radio, Bring the Noise etc  – les titres de 3 groupes réunis ainsi que leur premier single -l’ enragé « Unfuck the World » s’enchaînent les uns après les autres, en créant une ambiance de dingue.

La foule tourbillonne, saute, pogote, fait du crowd sourfing et des walls of death – des nuages de poussière rouge s’élèvent au-dessous de nos têtes.

Et cette image impressionnante des chaises roulantes portaient par la foule – Tom Morrelo twitait plus tard – « There is still mankind » (Il ya encore de l’Humanité)

Un émouvant hommage à Chris Cornell, récemment disparu avec le titre « Like a stone » d’Audioslave, interprété par les 3 trois membres de Rage Against the Machine et accompagné par quelques mots de Tom Morello qui nous demande de chanter si on connait les paroles sinon dire une prière pour Chris.

Guitare dechirante, les yeux levés au ciel, un ange passe…

L’incendiare “Killing in the name cloture leur set avec une audience criant de tous se forces Fuck you, I won’t do what you tell me.

Rage, force, énergie, positives vibes, ambiance fantastique, une foule en délire, incontestablement un de moments le plus forts du festival.

Metal Church sur la Scène Altar se donnent à fond   – réunis en 2016 après beaucoup d’années d’absence avec le chanteur Mike Howe et sa voix très « métallique », le groupe garde le gros son heavy aiguisé et le plaisir de jouer sur scène devant un public enthousiaste.

Linkin Park montre le côté varié du festival et apporte sa touche différente avec des mélodies plus pop qui font du bien à une audience surchauffée. Un excellent show avec un set list aux allures de « best of » Numb, In the End, Breaking the Habit, New Devide mais aussi quelques morceaux du nouvel album « One More Light » fraichement sorti dans les bacs.

Slayer, final de festival tout en beauté pour moi – les rois de trash métal, à l’apogée de leur forme, avec un impeccable Tom Araya, sa puissance vocale et cette facilité incroyable de gratter merveilleusement sa basse, les avalanches de riffs parfaits de Kerry King avec sa longue barbe – tresse et équipé de ses fameuses chaines à la ceinture.

Une fantastique Seasons in the Abyss  et un final en apothéose avec Raining Blood et Angel of Death.

Une chose est sure : Hellfest c’est énorme – organisation impeccable, excellente promotion, ambiance d’enfer.

Le rendez-vous est déjà pris le 22-23-24 juin 2018.

(EN)

It’s been some years now while by middle of June, a huge tide of rock, hard rock, heavy metal, thrash, death metal lovers invade the small peaceful French town of Clisson (Loire – Atlantique)- 7000 inhabitants- for a 3 days mad party music weekend.

This is the Hellfest, the unmissable rendez- vous of ‘metalheads’ of France and Europe, one of the biggest festivals in the world.

This year, for its 12th anniversary, the tickets were sold out already in winter, even before that the line-up was fully announced.

Not a big surprise, as Hellfest built his reputation and grew up very quickly: great headlines, new promising bands, awesome ambience… the numbers are impressive – 22,000 people for the first edition in 2006 to 356,000 people this year, on 3 days.

It’s been a while since I was thinking to pay a visit and finally this year, I had the privilege to attend the festivities. Definitely, an unforgettable experience.

So Welcome to Hell!

The weekend of June 16, 2017 was very how to say…extreme, from many points of view. First, the big heavy sound in our ears and secondly, the glowing burning sun on our skins –  Sunscreen, ear plugs, hats, caps and other accessories more or less weird were absolutely necessary.

We had the choice between 6 stages spread on the huge field – Mainstage 1, Mainstage 2, Temple, Altar (the death metal stage), Warzone (the punk stage) and Valley… in total, more than 158 groups of diverse styles, covering all the horizons from rock to death metal.

Amazing decorations as coming straight out of hell – stacked rusty containers, transformed into bars and shops – the engraved like lacework art on metal, apocalyptic scenes with crushed plane and helicopter, army truck, fire jets, torches and of course, the skulls planted all way around.
Two metal trees – creation of the French artist Jean François Busson – the mythical tree situated in the middle of site as well as a new one installed in the Camden Town inspired rock village.

Fire, flames, giant screens, the Big Wheel, which gave the appearance of amusement park, an entry / exit like a huge cathedral…honestly the organizers have not failed to imagination.

The VIP – Press village decoration is even more elegant and very inspired a huge bar in black and white, with a little hint of curiosity cabinet, a good shelter from the heat and where it was possible to follow the concerts on a giant screen.

Magnificent fountains – a carefully guarded one by 4 dante-esque characters and a second one, surrounding a big skull with butterflies, transformed in swimming pool by some adventurous willing to refresh quietly in a more or less “questionable” clean water.

Litres of beer flowed (statistics confirm 320000 litres consumed during the weekend!) while water had to be rationalised due to the hot weather, small foods points were serving almost anything you wanted … The festival merchandising shops were running out of stock – almost all articles sold out… 

The key words – joy and good mood – thousands of the enthusiastic and passionate fans come enjoy the music and party all day long – you should know that the shows started at 10:30 am and finished at 2:00 am – so it’s a a long day of Rock ‘N’ Roll .

As about the fashion code – obviously – dark is the trend – the T-shirt Hell Fest or showing the image of favourite band, tattoos, and also some “out of the box outfits”. We were able to meet Spidermen, Catwomen, Pocahontas, a cardinal and even Jesus ….

The most difficult was to choose your gig … It is not the first time that I think very strongly that my super power should be the gift of ubiquity. It would be really necessary for such events and in addition, the strength and endurance of a great athlete to be able to move quickly between the 6 scenes under the burning Sun and temperatures that exceeded widely the 30°C.

Well – here is my little journey

Saturday 17th of June 2017

A wind of nostalgia was blowing on the Mainstage 2, under a very strong sun with the veterans of Saxon. Good communication with the public, the British perform at their best and deliver a very good show including some of their classics – awesome “Princess of the Night” and “Motorcycle man”.

Airbourne – the Australians qualified as the new AC / DC delivers an explosive and full of vitamin show. The singer Joel O’Keefe, shirtless, the high-pitched voice does not really keep in place –he’s running kilometres on the stage, he climbs even on a scafold , giving some cold sweats to the organizers.

Their song “It’s all for Rock N Roll” could definitely be chosen as the anthem of the festival.

Style change with Wardruna, the mystical Norwegians, who reveal some old Nordic beliefs and the music of the Vikings, using some curious instruments mended by themselves. A theatrical and original performance.

Sublime starry night sky with Aerosmith. The guys from Boston offer a memorable set, including almost all the big hits of their careers: “Love in an Elevator”, “Living on the Edge”, “Janie’s got a gun”, “Crazy”, “I do not want to miss a thing … as well as several covers as “Come together by Beatles and of course, a sublime “Dream On with Steven Tyler playing a beautiful white piano.

Hair in the wind, glitter shirt, lace pants – the frontman is incredible as well as Joe “Fucking” Perry on guitar.

A gig beneath their reputation, the last one or not, because it seems that finally, they will not give up touring anymore.

My Saturday Night Fever ends with Kreator-   Europe’s thrash metal and head banging leaders coming from Germany. Mille Petrozza, the charismatic singer, and his band perform  a spectacular show- crazy guitar riffs, amazing drums – show including some tracks from their new album “Gods of Violence”, but also classics like “Pleasure to kill “or “People of the lie”.

Sunday, 18th of June, I start with Alter Bridge, the Florida rockers – first in press conference and then on stage. Despite the strong heat of late afternoon, their faithful audience is there.

They sound very good, clear great voice, excellents metal riffs.  A great performance and complicity between the 4 henchmen.

Fantastic concert of Prophets of Rage – the super group created in 2016 during the presidential campaign in the United States as protest against Donald Trump.

Led by Chuck D of Public Enemy, B-Real of Cypress Hill  joined by DJ Lord of Public Enemy and three of the four members of Rage Against the Machine: the guitarist Tom Morello, bassist Tim Commerford and drummer Brad Wilk – they arrive on stage fist in the air – and it starts with Prophets of Rage the emblematic title of Public Enemy.

Earlier in the afternoon, at a press conference, they had talked about their project and their upcoming album which will be released September 15, 2017.

Know your Enemy, Fight the Power, Insane in the Brain, Guerrilla Radio, Bring the Noise etc – the titles of 3 bands reunited on the same stage and also “Unfuck the World” their first single.

The crowd swirls, jumps, pogote, made crowd surfing and  walls of death – clouds of Red Dust float above our heads. And this amazing image of wheel chairs carried by the crowd.

Tom Morrelo twitted later – ‘There is still mankind”

A touching tribute to Chris Cornell, recently passed away with the title “Like a stone” by Audioslave, played by the three members of Rage Against the Machine and accompanied by a few words from Tom Morello who asks the crowd to sing if they know the words or say a prayer for Chris. Heart-breaking guitar, eyes raised to the sky, an Angel is looking to us.

The incendiary Killing in the name is closing their set with an audience shouting loud “Fuck you I won’t do what you tell me”.

Rage, strength, energy, positive vibes, fantastic atmosphere, undoubtedly one of the strongest moments of the festival.

Metal Church on the Altar Scene – reunited in 2016 after many years of absence with the singer Mike Howe and his very “metallic” voice, the band kept the same big heavy sound sharp and also the pleasure of playing on stage in front of an enthusiastic audience.

Linkin Park brings the “different” touch to the festival with more poppy melodies that calm down a bit the superheated audience. A  great show  with a “best of set list” – Numb, Breaking the Habit, New Devide, From the Inside, In the end,  but also from the new album “One More Light” freshly released. A wonderful gig.

Slayer marks the end of the Festival for me – the Kings of thrash metal, perform a great show, with an fantastic Tom Araya and his powerful voice and incredible bass play, Kerry King’s perfect devilish riffs, with his long beard – braid and wearing his famous chains to the belt. A fabulous  Seasons in the Abyss and final in apotheosis with Raining Blood and Angel of Death.


Well, this was my festival and one thing is clear –  Hellfest is a hell of a festival – HUGE, awesome organisation, fantastic promotion, superb atmosphere.

We should urgently book the next year tickets will be quicly sold out

Rendez – Vous 22-23-24 June 2018

 

 

 

 

%d bloggers like this: