Album of the Month -BLACKRAIN “Orphans of the Light” -Interview

Depuis plus de deux décennies, BlackRain fait résonner le hard rock français avec une passion et une ténacité impressionnante.

Au fil des années, ce groupe originaire d’Annecy s’est imposé comme l’une des références majeures du rock français. Sans jamais ralentir, il enchaîne concerts électrisants, tournées et festivals, ainsi que des collaborations marquantes. En parallèle, le quatuor signe en studio des albums affûtés où se croisent la fièvre du hard rock, la puissance du heavy metal et les éclats du glam et multiplie les titres explosifs devenus des hymnes pour une communauté de fans soudée.

Le groupe qui réunit actuellement Matthieu De La Roche (basse), Swan Hellion (chant / guitare), Franky Costanza (batterie) et Jerem G (guitare) sortira un nouvel album, Orphans of the Light, le 27 février 2026.

Au programme : guitares survoltées, solos en rafales, rythmique prête à tout dynamiter, chant percutant… le tout porté par des refrains qui s’impriment durablement dans notre memoire, des mélodies implacables et beaucoup d’emotion.

Avec ces quatorze titres taillés dans le roc, l’album a tout pour combler les fans historiques et séduire un nouveau public, en France comme à l’international.

Et pour ce disque, BlackRain s’est lancé aussi un défi audacieux : produire neufs clips exceptionnels pour neuf de quatorze titres de l’album. Pari tenu.

Le 28 février, BlackRain célébrera la sortie de l’album avec un concert en tête d’affiche au Trianon à Paris. Un show inédit, dans une salle mythique qui s’annonce comme l’un des rendez-vous brûlants de l’année.

Le groupe français, Overdrivers, sera de la partie en « special guests », autant dire que la soirée s’annonce incandescente.

Pour vous parler en détails du nouvel album, de la création des vidéos, des leurs inspirations et de plein d’autre choses, je vous laisse en compagnie de Matthieu De La Roche et de Franky Costanza que j’ai eu le plaisir de rencontrer justement…au Trianon, en décembre dernier.
Découvrez notre fun interview Rock, Art & Fashion, écoutez l’album et surtout ne ratez pas leur concert à Paris, le 28 février 2026 !

On se retrouve aujourd’hui pour cette interview au Trianon à Paris, pourquoi ?

Matthieu : Tout simplement parce que c’est la salle dans laquelle on va tous se retrouver le 28 février pour un concert Hard Rock 80’s du tonnerre sur une vraie belle scène.

On a joué pas mal de fois à Paris dans les années précédentes, on a fait les clubs qu’il fallait et donc maintenant, on veut proposer un show sur une scène prestigieuse, un show qui soit digne de la musique qu’on joue.

La veille de ce concert paraîtra votre nouvel album, Orphans of the Light, un opus qui marque votre retour, deux ans après Hot Rock Time Machine, dans lequel vous revisitiez les dix titres essentiels de BLACKRAIN.

Matthieu: Oui, exactement. Hot Rock Time Machine a été une sorte de BEST OF des vieux morceaux qui n’étaient pas encore sortis sur les plateformes digitales.

A l’époque, Orphans of the Light était un peu en gestation, le processus de création était déjà lancé depuis un petit bout de temps et c’est pour cette raison que ça sort aussi vite.

Comment ça s’est passé le processus de création cette fois ? Comment vous avez travaillé ensemble ?

Matthieu : Un peu comme d’habitude. C’est-à-dire que c’est Swan qui a l’initiative de la quasi-totalité de la composition, ensuite il nous envoie à tous les compos et nous, on complète.

Franky : En fait, ça a été très progressif. Il ne nous envoie pas tout d’un bloc, mais morceau après morceau. On n’a pas eu à faire le mixage des 14 morceaux d’un coup, mais on a avancé titre après titre.

Tant que le morceau plaisait à tous les quatre et qu’on le sentait solide, avec un super refrain accrocheur et on se disait OK, celui-là fera partie de l’album. Et on a additionné les 14 chansons progressivement.

En fait, c’est surtout Swan qui est très productif. Pour la petite anecdote, il y a une semaine, il nous a envoyé dix nouveaux morceaux pour le prochain album…

Matthieu : Et entre-temps, il en a encore composé deux autres. Tu vois un peu ?

Franky : C’est vraiment une machine. Je ne sais pas comment il fait. C’est vraiment super efficace de travailler de cette manière. On travaille à distance, Swan habite en Suède, le groupe est en Haute-Savoie, moi, je suis à Marseille et on se fait un ping-pong de MP3 et des sessions d’enregistrement. On fait tous nos prises nous-mêmes, chacun dans nos petits home studios ce qui est assez confortable et économique. Et après, on envoie tout à Hannes (le chanteur de Kissin’ Dynamite, le producteur). Ça fonctionne bien comme ça.

credit photo Julien Zannoni

14 morceaux, ça fait plutôt un double disque…

Matthieu : Oui, ce sera un double vinyle. 14 morceaux, ça fait beaucoup, surtout à une époque où le streaming pousse au zapping permanent et où, avec un peu de chance, un titre arrive à sortir du lot.

C’est vrai qu’il y a un vrai côté ambitieux dans l’album lui‑même. Et c’est aussi la raison pour laquelle on a sorti autant de singles.

Ce n’est pas pour les aficionados de l’album, c’est pour les gens qui écoutent la musique en streaming. C’est pour donner une chance à chacun des titres d’être écouté. Très souvent les gens zappent à la deuxième chanson… et ils passent à un autre groupe. On a essayé de donner un maximum de chances à un maximum de titres.

Sortir autant de singles, chacun accompagné d’un vidéo clip scénarisé et tourné dans un style différent, représente un travail colossal. Comment parvenez‑vous à orchestrer toute cette logistique ?

Matthieu : C’est vrai que si Swan est le compositeur, je suis plus le réalisateur. Effectivement, c’est du gros boulot. C’est de la logistique : il faut trouver les lieux, il faut trouver l’équipe, ensuite il faut filmer les choses, faire le montage, etc

On s’est lancé dans un pari un peu fou pour cet album mais en même temps, ça rend hommage à ce qu’on est : des fans de vidéo clips.

A nos débuts, on a passé des heures devant nos écrans à regarder tous les clips des années 80, des Motley Crue, des Poison, des Guns N’Roses, à rêver de faire ça un jour. On fait de notre mieux pour faire perdurer l’esprit et la tradition du clip avec les moyens dont nous disposons aujourd’hui.

Aujourd’hui, on peut faire beaucoup de choses avec des budgets beaucoup plus serrés qu’autrefois, grâce à des appareils qui sont plus légers et qui demandent moins de personnel.

Tout en ayant en tête toujours toutes ces références visuelles qui nous ont marqués et qui font peut-être un univers un peu décousu si on regarde chacun des clips, l’idée était de justement ne pas proposer un univers unique, mais de donner un univers à chaque chanson.

On vous retrouve dans des châteaux, des clubs, des théâtres ou dans des histoires de vampires…

Matthieu : Effectivement, c’est génial. C’est ça que j’adorais dans la musique. Pense à Queen habillé en femme et pousser un aspirateur dans I want to break free, puis chanter sur un train à pleine vitesse dans Breakthru. Ou à Motley Crue se battre contre des ninjas dans Too young to fall in Love)

Tu retrouves le groupe dans tous les types d’univers. C’est ça que j’adore. C’est aussi marrant à faire.

Une vidéo préférée ?

Franky : “Dreams” C’est peut-être influencé par la musique parce que c’est mon morceau préféré aussi.

Matthieu : On l’a tournée dans le Théâtre du Casino à Aix-les-Bains, un endroit qui ressemble un peu au Trianon, dans ce beau style théâtral Italien.

Je suis très fier des Méandres de l’Instinct, celui filmé dans le Château de Montfleury.

J’aime tous les clips évidemment, mais j’en suis le plus fier de celui-là grâce à cette lumière que j’ai réussi à trouver. J’ai essayé d’avoir un truc qui rappelait un peu le Dracula de Coppola. On a aussi réussi à avoir une salle où il y avait cette ambiance particulière.

La vidéo reste un exercice complexe : entre la lumière, le cadrage et la création d’une véritable ambiance, les paramètres sont nombreux. Je suis très content du résultat.

Le clip le plus casse-tête ?

Matthieu : Le plus casse-tête c’était aussi Méandres de l’Instinct parce qu’à deux semaines du clip, je n’étais pas sûr qu’on réussisse à le filmer. J’étais tombé sur une équipe qui n’avait rien compris à ce qu’on voulait faire. C’étaient des gens du cinéma qui me parlaient d’un budget à 15000 euros et des caméras ultra lourdes. Ils n’avaient pas compris que je voulais faire un clip et pas un film.

D’ailleurs, on n’avait pas le budget. J’ai dû virer une bonne partie de l’équipe pour ensuite faire appel à des potes. C’est notamment Matilin Bridier qui est parisien et qui est venu nous aider. Il est devenu un peu le chef-opérateur du groupe.

Méandres de l’Instinct est aussi votre première chanson en français, ou plutôt en partie en français. Est-ce que c’était l’idée de Swan ou de tout le monde ?

Franky : c’était Swan qui nous a dit que ça faisait un moment qu’il y pensait et qu’il attendait le bon moment, le bon refrain avec un texte approprié, car ça peut devenir vite très cliché et pas chantable si on traduit mot à mot certaines paroles de l’anglais au français.

Et je pense qu’il le sentait bien ce morceau, avec son côté romantico‑gothique. Je trouve que le refrain est accrocheur et ça coule bien. Il y a quelque chose de profond dans les mots en français et ça me plaît bien à petite dose.

Pour être honnête et pour en avoir discuté avec lui, on n’est pas vraiment fans de groupes de heavy metal ou de hard rock avec le chant français à 100% du temps. Ce n’est pas trop notre truc.

Matthieu : C’est comme A tout le monde de MEGADETH, un petit refrain en français, c’est sympa.

Orphans of the Light, vous pouvez nous expliquer un peu le titre de l’album.

Matthieu: Ça parle de nous ! Parce qu’on est un peu orphelins de la lumière, n’est pas ?

On est sur le radeau de la méduse, on pagaie, on ne sait pas si on va atteindre la terre. C’est aussi le processus de création. Quand ça fait 20 ans que tu navigues, pourquoi tu continues à ramer plutôt qu’essayer de te dire “bon allez, c’est bon, je coule”. C’est parce qu’en fait, ce que tu cherches, c’est atteindre la lumière qui est tout au bout.

Et le visuel avec le Radeau de la Méduse de Géricault, comment cette idée vous estelle venue?

Matthieu : j’ai eu l’idée quand Swan nous a envoyé la chanson “Orphans of the Light”. Je voyais des gens dans la nuit sur un bateau, des pirates. Je me suis dit que Le Radeau de la Méduse, ça irait bien et on va mettre un drapeau pirate.

Et puis, on a la chance à bosser avec un super artiste, Mushi qui a fait déjà pas mal de nos pochettes et qui continue à garder ce style graphique où on met nos têtes de squelettes en scène.

C’est sympa de se mettre en scène dans des situations à chaque fois différentes. Dans les années 80, on aimait bien retrouver le Eddie de Maiden à chaque fois dans un endroit différent : en train de martyriser Margaret Thatcher ou piloter un avion.

Je crois qu’on n’a rien inventé, mais en tout cas, c’est une bonne inspiration l’idée de Maiden d’avoir cette signature visuelle.

Le choix de dévoiler l’album au fil des morceaux et des vidéos : qu’est‑ce que cette stratégie vous a apporté concrètement ?

Matthieu : Les résultats ont été très positifs. Le but était avant tout de performer sur les plateformes de streaming et ça a augmenté notre nombre d’auditeurs, c’est une réalité.

Ça nous a permis aussi de voir ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce qui plaît, ce qui ne plaît pas, ça donne une petite idée pour le live après. À chaque fois, tu testes le morceau et tu vois vraiment à quel type de public ça plaît.

Certaines chansons parlent davantage aux filles, d’autres aux hommes, certaines touchent les plus jeunes, d’autres un public plus mûr, parfois même des pays différents. C’était sympa d’observer ces variations.

Et puis après, je ne sais pas si quand tu choisis une setlist, est-ce que tu la choisis entièrement à partir des goûts du public ou est-ce que tu essayes de proposer plutôt quelque chose de cohérent ?

Ce n’est pas parce qu’une chanson ne fonctionne pas que tu ne vas pas la jouer sur scène. J’ai observé par exemple que Disagree, une chanson qui n’a pas très bien marché, ni sur les plateformes de streaming ni en clip, en réalité quand on la joue live, ça fait sauter les gens. Donc, elle est bien pour le live.

Jerem G a intégré le groupe récemment. Comment est-ce que vous avez pensé à lui après le départ de Max ?

Franky : En fait, au départ, il était embauché juste en tant que remplaçant. Il y avait certains concerts où Max n’était pas dispo et Jerem devait le remplacer au pied levé. C’était en juin au Hellfest et puis, en juillet ou août pendant les vacances, Max a décidé d’arrêter.

Et ça s’est fait assez naturellement. Je pense qu’il était un peu fatigué de la vie de groupe, de parcourir autant de kilomètres pour des concerts.

Matthieu : Oui, c’était ça. En fait, on sentait qu’il ne suivait plus trop le truc depuis quelques années, mais je crois qu’en fait l’arrivée de Jerem l’a conforté dans le fait de se dire voilà, ils ont le gars qu’il faut donc je pars sans mettre personne dans le pétrin. Jerem c’est un type en or et il joue très bien.

Donc oui, ça s’est fait assez naturellement. On n’a jamais eu des tensions entre les membres du groupe, des clashs ou quoi que ce soit. Max reste un ami, il n’habite pas très loin de chez moi, c’est le parrain de mon fils.

Je pense qu’il n’avait plus l’envie de repartir sur les routes ni de s’éloigner de sa famille. C’est aussi un âge où tu fais un choix.

Vous allez commencer donc les concerts avec le Trianon, puis il ya le Hellfest en juin, est-ce qu’il y aura d’autres dates en 2026 ?

Matthieu : Oui, il y aura d’autres dates en juin. Pour la première fois, on est en tête d’affiche d’un festival en Allemagne ( Sicking High Rock). On est assez fiers parce que ce n’est pas si facile de percer le marché allemand. Ils ont beaucoup de bons groupes et il ya un grand public.

On retrouvera certainement aussi l’Angleterre sous peu, parce qu’on a récemment reçu un prix du Hard Rock HELL radio – on est devenus « Lords of Sleaze » !

C’est extrêmement flatteur que des Anglais décernent un prix à un groupe de rock français, alors qu’ils ont quasiment un bon groupe dans chaque ville. Je crois qu’ils produisent un musicien exceptionnel par mètre carré, donc recevoir ce prix c’est vraiment un honneur. ET on continuera à aller là où on nous appelle.

Est-ce que le setlist est facile à réaliser ?

Franky : C’est un casse-tête.On a déjà testé des nouveaux morceaux à Montreux.

On fait un peu la part belle au nouvel album, ce qui est normal, mais Il ne faut pas oublier les anciens titres classiques de BlackRain.

Matthieu : Le catalogue de BlackRain est énorme, presque une centaine de morceaux et pour en choisir une quinzaine, ce n’est pas évident.

Il faut bien sur choisir une ballade pour un concert et puis on verra. Mais pour le concert à Paris, il y aura une surprise.

Dans les clips vous portez des très beaux costumes, des chemises, des vestes en cuir, avez-vous pensez aux tenues de scène ?

Franky (rires) : On va jouer tout nus !

Matthieu : On se pose toujours la question de renouveler les tenues, pour éviter d’apparaître systématiquement habillés de la même façon. Dans l’univers hard rock et glam, l’esthétique, les costumes font partie intégrante du projet : il y a un tout, ce n’est pas seulement de la musique. Donc, on réfléchit toujours aux nouveaux trucs qu’on va pouvoir porter et on va surement trouver.

Franky : Moi, je pense d’essayer des tenues un peu plus gothiques, un débardeur en résille mais j’hésite.  Il faut faire travailler Vinted, Le Bon Coin.

Le vêtement préféré dans votre garde-robe en ce moment ?

Franky : Mon perfecto.

Matthieu : J’aime bien cette veste que je porte en ce moment. Je la mets quasiment tous les jours.

Parlons un peu de vos débuts en tant que musiciens. Franky toi, comment est-ce que tu as commencé la batterie ?

Franky : J’ai commencé la batterie vers 12 ans en découvrant Home Sweet Home de Motley Crüe et donc, en découvrant Tommy Lee.

C’est ça qui m’a donné envie de jouer de la batterie. J’ai pris à peu près six mois de cours dans une école près de Marseille pour apprendre le B.A.-ba.

Le professeur était très jazz et moi, je ne voulais pas du tout en entendre parler. Dès qu’il m’a appris à lire une partition et tenir les baguettes, après j’ai fait le reste tout seul.

En ce moment, tu jongles avec plusieurs projets. Comment t’y prendstu pour passer de lun à lautre ?

Franky : J’arrive à bien gérer. Ça arrive très rarement qu’il y ait des dates en doublon. J’espère que le planning 2026 sera le plus fluide possible à ce niveau-là.

Matthieu quel est ton premier souvenir musical ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de jouer à la basse ?

Matthieu : C’est drôle, parce que mon tout premier souvenir musical, ce sont Les Forbans avec « Chante ». Pour moi, c’était ça la magie : des types qui déboulent sur scène, rock’n’roll à fond. J’étais tout petit et j’étais comme un fou.

Et c’est triste car Bébert, le chanteur de Forbans est mort récemment.  J’aurais bien aimé le rencontrer un jour parce que c’était un sacré gars quand même humainement. Je sais que Jerem a eu l’occasion de le rencontrer il n’y a pas si longtemps que ça.

Sinon, je n’ai pas fait tout de suite de la basse, j’ai fait de l’orgue. Et un jour, un ami qui jouait de la guitare électrique est venu chez moi, il a m’a dit “allons-y, on va jouer ensemble”.

Je lui dis “tu as une partition ?” Il m’a dit “c’est quoi une partition ?” Et là, il m’a montré ce que c’était que de jouer de la musique, pas juste déchiffrer une partition.

J’ai dit “bon, je laisse tomber l’orgue, explique-moi comment tu fais » et Il m’a appris la guitare.

Ensuite, je me suis rendu compte que je n’étais pas si bon mais, je me suis dit que je vais continuer quand même et je vais faire de la basse.

Il ya une collaboration que vous aimeriez faire avec un groupe, avec un artiste ?

Franky : Pour un vidéo clip, j’aimerais bien une collaboration avec François Damiens.

Matthieu : Ça fait longtemps qu’on en parle de François Damiens.

Franky : J’adore cet humoriste. Rien qu’une seule de ses blagues dans un clip, je serais content. Je serais curieux de savoir quel style de musique il aimait bien. Je ne serais pas étonné qu’il aime le rock, le hard rock. Ce serait plus un délire qu’une collaboration mais oui, François Damiens dans un clip ça serait sympa.

Matthieu: Je pense que c’est absolument impossible mais quand j’ai entendu la dernière chanson, Farewell, je me suis dit que ça serait encore mieux que la cerise sur le gâteau et là, je serais prêt à ce qu’on la ressorte dans une autre version, si c’est Brian May qui joue un solo là-dessus.

C’est quand même Queen qui m’a porté le plus et ça sera génial si un jour, je pourrais rencontrer Brian May.

Et un projet qui vous tient à cœur de faire et ce n’est pas encore fait ?

Matthieu : ça serait génial de pouvoir jouer de plus en plus dans des salles de plus en plusgrandes et pouvoir faire plus de Black Rain tous les jours.

Et s’il y a un truc qui me tient vraiment à cœur c’est d’aller jouer en Amérique du Sud. Parce que je sais qu’il y a un public de Zinzin. J’y suis allé en tant que touriste, je suis allé voir des concerts et il y a un public incroyable.

On est en contact avec des fans qui nous suivent quasiment depuis le début. On a fait la BO d’un film argentin (Nadie va a escuchar Tu Grito) d’un type qui est fan du groupe depuis des années. Ce serait vraiment génial de pouvoir aller jouer là-bas, avec toute la difficulté que ça comporte de se rendre en Amérique du Sud car c’est clair qu’il est un peu plus difficile que d’aller jouer en Europe.

Overdrivers, joueront en première partie au Trianon, vous les connaissez déjà ?

Matthieu : On a déjà eu l’occasion de jouer avec eux au Autfest dans le nord. Ce sont des gars sympas et je sais qu’Ils ont fait une tournée marathon récemment, ils ont écumé vraiment beaucoup de clubs, donc je pense qu’ils seront vraiment chauds pour animer la soirée.

Un dernier mot

Franky : On vous donne rendez-vous au Trianon le 28 février. Écoutez bien l’album la veille, apprenez tout par cœur pour chanter avec nous et passez une bonne soirée.

Matthieu : Moi pareil, aidez-nous à remplir cette salle. On vous propose quand même deux bons groupes hard rock français sur une scène prestigieuse, ça va être sympa. Venez soutenir la scène française. Parce que nous, en tout cas, on a prévu de mettre une grosse claque.

Merci à vous

“Orphans of the Light” – TRACKLIST

01. Dreams

02. Come on

03. Orphans of the light

04. Unleash the fury

05. Me’andres de l’instinct

06. Disagree

07. Madhouse

08. If this is love

09. Twist of a knife

10. Resurrection

11. Crack the sky

12. Chasing a feeling

13. Club Crazy Night

14. Farewell

English Version

For more than two decades, BlackRain has been making French hard rock resonate with passion and impressive tenacity.

Over the years, this band from Annecy has established itself as one of the major references in French rock. Without ever slowing down, they have done electrifying concerts, tours and festivals, as well as memorable collaborations.

At the same time, the quartet signs sharp studio albums where the fever of hard rock, the power of heavy metal and the bursts of glam intersect and multiplies explosive tracks that have become anthems for a close-knit community of fans.

The band that currently includes Matthieu De La Roche (bass), Swan Hellion (vocals / guitar), Franky Costanza (drums) and Jerem G (guitar) will release a new album, Orphans of the Light, on February 27, 2026.

On the program: supercharged guitars, burst solos, rhythm ready to dynamite everything, percussive vocals,… all carried by catchy choruses, implacable melodies and lot of emotion.

With these fourteen tracks carved out of rock, the album has everything to satisfy “old” fans and seduce a new audience, in France and internationally.

And for this record, BlackRain also set itself a daring challenge: to produce nine exceptional videos for nine of the fourteen tracks of the album. Bet held .

On February 28th, BlackRain will celebrate the release of the album with a headlining concert at the Trianon in Paris. A new show, in a mythical venue that promises to be one of the hot events of the year. The French band, Overdrivers, will be part of the party as a “special guests”, suffice to say that the evening promises to be incandescent.

To tell you everything about the new album, the creation of the videos, their inspirations and many other things, I leave you with Matthieu De La Roche and Franky Costanza whom I had the pleasure of meeting at the Trianon, last December. Discover our fun Rock-Art-Fashion interview listen to the new album and don’t miss their concert on February 28, 2026!

We are doing this interview at the Trianon Venue in Paris, why?

Matthieu: Because it’s the venue where we’re all going to meet on February 28th for a great Hard Rock 80’s concert on this beautiful stage.

We’ve played a lot of times in Paris. We’ve played in many clubs and now, we really want to put on a show on a prestigious venue, a show that’s worthy of the music we’re playing.

The day before this concert, your new album Orphans of the Light will be released, a record that marks your return two years after Hot Rock Time Machine that revisited the ten essential tracks of BLACKRAIN.

Matthieu: Yes, that’s right, Hot Rock Time Machine was a kind of BEST OF old BLACKRAIN’s songs that hadn’t been released on streaming platforms before.

At the time, Orphans of the Light was a bit in gestation, the creative process had already been going on for a while on these new tracks, that’s why it comes out so quickly.

Can you tell us more about the creative process for this new album? How did you work together?

Matthieu: A bit like usual, that is to say that Swan has the initiative of almost all the composition, then he sends them to all of us and then we complete them.

Franky: Actually, it is very gradual. He doesn’t send us everything at once, but track by track. So, we didn’t have to mix all 14 songs at once, but we moved forward track by track.

As long as the song pleased the four of us and we felt it was solid and with a great catchy chorus and we said OK, this one will be part of the album. And we added up the 14 like that, very gradually. It works well.

In fact, it’s mostly Swan who is very productive. For the little anecdote, a week ago, he sent us ten new tracks for the next album…

Matthieu: And in the meantime, he composed two more…

Franky:  He’s really like a machine; I don’t know how he does it. And it’s super-efficient to work that way. As we are all located in different places: he lives in Sweden, the band is in Haute-Savoie, I am in Marseille, so we play ping-pong with the MP3 and recording sessions.

We do all our recordings ourselves, each of us in our small home studios and it is quite comfortable and economical and then we send everything to Hannes (Hannes BRAUN, the singer of Kissin’ Dynamite, their producer). It works well like that and we save money.

14 songs, that’s more like a double album, isn’t it?

Matthieu: Yes, it’s going to be a double vinyl. 14 songs it’s a lot at a time when we’re more and more in a period of surfing on streaming platforms, where when you’re lucky, a track stands out.

It’s true that there’s an ambitious side to the album itself. And that’s also the reason why we released so many singles this year.

It’s not for the aficionados of the album; it’s for people who listen to music streaming. It’s to give a chance to each of the tracks to be listened to. Very often people switch to the second song… they move on to another band. We tried to give as many titles as possible as many chances as possible.

Releasing so many singles, each accompanied by a video clip scripted and shot in a different style, represents a colossal task. How do you manage to orchestrate all this logistics and implementation?

Matthieu: It’s true that if Swan is the composer, I’m the video director most of the time and indeed, it’s a lot of work. It’s big logistics: you have to find the locations, you have to find the team, then you have to film things, do the editing and so on. Yes, it’s a big job.

We embarked on a crazy bet for this album but at the same time, it pays tribute to what we are: fans of music videos clips.

At our beginning, we spent hours in front of our screens watching all the video clips from the 80s, Motley Crue, Poison, Guns N’ Roses and dreaming in front of it. And there you go : We’re doing everything we can to keep this alive with the tools at our disposal.

It’s true that now you can do a lot of things with a much smaller budget than in the past, thanks to cameras and equipment that are lighter and require less people.

While always having in mind all these visual references that have marked us. Maybe the universe is a little disjointed if you watch each of the videos, but the idea was not to offer a single universe, but to give a unique universe to each song.

Right, you bring us in castles, in concert halls, in vampire stories…

Matthieu: Yes, that’s great. That’s what I loved about music. Think of Queen dressed as women and pushing a vacuum cleaner in I want to break free or performing on a train at full speed in Breakthru or think of Motley Crue fighting against ninjas in Too young to fall in Love.

You find the band in all types of universes. This is what I love. It’s Fun!

Do you have a favourite video?

Franky: I would say Dreams. Maybe it’s influenced by the music, because it’s my favourite track also.

Matthieu: We shot it in the Théâtre du Casino in Aix-les-Bains, a place that resembles a bit to Trianon, a very Italian Theatre style.

I’m very proud of Les Méandres de l’Instinct, the one filmed in the Château de Montfleury. I’m very happy with the result.

I love them all videos of course, but this one I’m much prouder of because of the light I managed to have. I tried to have something that reminded Coppola’s Dracula a little bit.

And we managed to have a room where there was this atmosphere and to find this light.

Doing a video remains a complex exercise: between lighting, framing and the creation of a real atmosphere, there are many parameters. In the end, I am really satisfied with the result obtained for this one.

And the most challenging video

Matthieu: The most challenging was also Les Méandres de l’Instinct. Two weeks before the filming, I wasn’t sure if we would be able to do it because I had come across a team that didn’t understand anything about what we wanted to do. They were people from the cinema who were talking to me about a budget of 15,000 euros, with ultra-heavy cameras. In fact, they wanted to make a film, they didn’t understand that I wanted to make a video clip.

Besides, we didn’t have the budget to do that and so, I had to fire a good part of the team and then call on friends. Matilin Bridier who is Parisian, came to help us at that time, and he became a bit of the band’s cinematographer.

Les Méandres de l’Instinct is also your first song in French or at least partially. Was it Swan’s decision or it was everyone’s idea?

Franky: Swan told us that he’d been thinking about it for a while. He’s been waiting for the right moment, the right chorus.

The French lyrics, I think, it goes well with the romantic-gothic side and the catchy chorus of this song. There is something deep in the words.

To be honest, having discussed it with Swan also, we’re not really fans of heavy metal or hard rock bands with French vocals 100% of the time. It’s not really our thing.

Matthieu: It’s like MEGADETH’s A tout le Monde, a little chorus in French is very nice.

Orphans of the Light – could you explain us the title?

Matthieu: It’s about us! We’re kind of orphaned by the light.

That is to say that we are on the Radeau de la Meduse, we paddle, we don’t know if we will reach land. And it’s also the creative process. When you’ve been sailing for 20 years, why do you keep rowing, rather than trying to tell you, «Well it’s okay now, I’m sinking”.

It’s because in fact, what you’re looking for, is to reach the light that is at the end of the tunnel.

And using the visual inspired by Géricault’s famous The Raft of the Medusa, how did this idea come to you?

Matthieu: The idea came to me when Swan sent us the song “Orphans of the Light”. I imagined people on a boat, at night, I saw pirates.

And I said The Raft of the Medusa, it would be fine, we’re going to put a pirate flag.

And then we have the chance to continue working with a great artist, Mushi who has already done a lot of our covers and who continues to keep this graphic style where we are all represented in skeletons.

It’s nice to put yourself in different situations each time. That’s what we like. It’s like in the 80s, when Iron Maiden’s Eddie was martyring Margaret Thatcher or he was piloting a plane. It was nice to meet him again and again somewhere.

I don’t think we invented anything here, but Iron Maiden’s idea of having this visual signature is a good inspiration for us.

credit photo Julien Zannoni

The choice to unveil the album through the songs and videos: what did this strategy bring you concretely?

Matthieu: The results were very positive. The goal was above all to perform on streaming platforms and it increased our number of listeners, that’s a reality. It also allowed us to see what works, what doesn’t, what pleases, what doesn’t, it gives a little idea for the live afterwards.

Each time, you test the song and you really see what kind of audience it appeals to. Some songs speak more to girls, others to men, some to younger people, others to a more mature audience, sometimes even from different countries. It was nice to observe these variations.

And then, I don’t know if when you choose a setlist, do you choose it entirely from the tastes of the audience or do you try to offer something coherent? Just because a song doesn’t work doesn’t mean you won’t play it on stage.

I noticed, for example, that Disagree, a song that didn’t do very well, neither on streaming platforms nor in a video, in reality when you play it live, it makes people jump. So, it’s good for live performances.

Jerem G joined the group recently. How did you think of him for replacing Max?

Franky: At the beginning, he was hired just as a replacement. There were some shows where Max was not available, and Jerem had to replace him at short notice for a few dates. It was last year in June at Hellfest and then in July or August during the holidays, Max decided to stop.

And it happened quite naturally. I think he was a little tired of the band life, of travelling so many miles for concerts.

Matthieu: Yes, right. In fact, we felt that he hadn’t been following the things too much for a few years, and I think that the arrival of Jerem has reinforced him in the fact that he says to himself, they have the right guy, so I’m leaving without putting anyone in trouble. Jerem is a golden guy and he plays well.

So yes, it happened quite naturally. We never had tensions between the members of the band. Max is still a friend, he doesn’t live very far from my place, he’s my son’s godfather.

You’re going to kick off the concerts with the Trianon in Paris, then there’s Hellfest in June, are there other dates already planned in 2026?

Matthieu: Yes, there will be some additional dates in June. For the first time, we are headliner of a festival in Germany (Sicking High Rock). We are quite proud because it is not that easy to break into the German market. They have a lot of good bands and there’s a big audience.

We’ll certainly also be in England soon because we recently received an award from Hard Rock HELL radio – we became “Lords of Sleaze”!

It’s also incredibly flattering to see the English give an award to a French rock band, especially when they already have great bands in practically every town.

I feel like they produce a great musician per square meter, so getting this is truly an honor. And of course, we will continue to go where we are called.

Is the setlist easy to make?  

Franky: It’s a puzzle. We’ve already tested new songs already in Montreux.We try to give a big place to the new album, which is normal, but we must not forget the old classic songs of BlackRain.

Matthieu: BlackRain’s catalogue is huge, almost a hundred tracks and to choose about fifteen, it’s not easy. For Paris concert, there will be a surprise. We will not say anything.

How about the outfits, have you thought about it? In the videos clips, you wear really great costumes, beautiful shirts, leather jackets… how about the stage outfits?

Franky (laughing): We’re going to play naked

Matthieu (laughing): There’s always the question of finding a new thing, so that you don’t always see us dressed the same way.

That’s really an extra layer to the question, because it’s true that the hard‑rock and glam worlds also revolve around the outfits. It’s a whole universe, not just the music.

So, we’re always thinking about new things we’re going to be able to wear. And we’ll find out.

Franky: A little more gothic, I’m thinking of a fishnet tank top but I’m hesitating.Vinted, Le Bon Coin must be put to work.

And your favourite piece of clothing in your wardrobe right now?

Franky: My perfecto.

Matthieu: I like this jacket I’m wearing right now. I wear it almost every day.

Let’s go back to your beginnings. Franky you, how did you start playing drums?

Franky: I started playing drums around 12 years old when I discovered Home Sweet Home by Motley Crüe and therefore I discovered Tommy Lee.

That’s what made me want to play drums. I took about six months of classes in a school near Marseille to learn the basics.

The teacher was very jazzy and I didn’t want to hear about it at all.

As soon as he taught me how to read a music score and hold the drumsticks, then I did everything else on my own.

At the moment, you’re juggling several projects. How do you go about going from one to the other?

Franky: Very well. It happens very rarely that there are duplicate dates. I hope that the 2026 schedule will be as smooth as possible in this regard.

Matthieu, how about you? What is your first musical memory?

Matthieu: It’s funny, because my very first musical memory is Les Forbans with “Chante”. For me, that was the magic: guys who come on stage and play rock’n’roll at full blast. I was very small and I was like a madman.

And it’s sad because Bébert, the singer of Forbans died recently.  I would have liked to meet him one day because he was a hell of a guy from a human point of view. I know that Jerem had the opportunity to meet him not too long ago.

Otherwise, I didn’t play bass right away, I played the organ. I started playing the organ and one day, a friend who played the electric guitar came to my house, he told me “let’s play together”.

I say to him, ‘Do you have a music score?’ He said to me “what is a music score?” And there, he showed me what it was like to play music, not just decipher a score.

I said “well I’ll give up the organ, explain to me how you do it” and he taught me the guitar.

Then I realized that I wasn’t that good but I told myself, well I’m going to continue anyway and I’m going to play bass.

A collaboration that you would like to do with a band, with an artist?

Franky: For a video clip, I’d like to collaborate with François Damiens.

Matthieu: We’ve been talking about it for a long time about François Damiens.

Franky: I love this comedian. Just one of his jokes in a video, I’d be happy. I’d be curious to know what style of music he liked. I wouldn’t be surprised if he likes rock, hard rock. I think he already played a role when he was punk.

Matthieu: I think it’s absolutely impossible but when I heard the our last song, Farewell, I actually thought what would be even better than, you know “The Cherry on the Cake” and then I’d be ready to re-release it in another version, if it’s that Brian May who plays a solo on it.

I would like to meet Brian May one day, because after all, Queen is the band who shaped me the most.

A project that is close to your heart to do together, has it not yet been done?

Matthieu: For me, what would be great is to be able to play more and more in bigger and bigger venues and to be able to do more BlackRain every day.

And if there’s something that is close to my heart and that one day to go and play in South America.

I know that there is a big audience there. I went there as a tourist, I went to see concerts, and there is a great audience.

In addition, they have equipment, they don’t have the super groups, but they are relentless.

There are people that follow us for years. We are in contact with fans who have been following us almost since the beginning.

We did the soundtrack of an Argentinian film (No one will hear your scream) directed by a guy who is our fan since longtime.

We’ve never been to see them, and it would be really great to be able to go there one day, with all the difficulty of going to South America, as for sure it’s a little more difficult than going to play in Europe.

At Trianon, your guest is Overdrivers? Do you know them already?

Matthieu: We’ve already had the opportunity to play with them at Autfest in the North of France. They’re nice guys and I know that this year, they’ve played a lot of clubs.They’ve been on a bit of a marathon tour, so I think they’ll be really hot to liven up the evening.

A final word

Franky: See you at the Trianon on February 28th. Listen to the album the night before, learn everything by heart to sing along with us and have a great evening.

Matthieu: Same for me, see you at Trianon and help us fill this beautiful venue! Together with Overdrivers, we offer you two good French hard rock bands on a prestigious stage, it’s going to be nice. So, come and support the French scene. In any case, we have planned to put a big slap in the face.

Thank you

“Orphans of the Light” – TRACKLIST

01. Dreams

02. Come on

03. Orphans of the light

04. Unleash the fury

05. Me’andres de l’instinct

06. Disagree

07. Madhouse

08. If this is love

09. Twist of a knife

10. Resurrection

11. Crack the sky

12. Chasing a feeling

13. Club Crazy Night

14. Farewell