NEED SOME MO’- In Conversation with KO KO MO

Terriblement addictive, la musique de KO KO MO est un véritable shoot d’adrénaline. Une bénédiction en ce moment !  Riffs incandescents, voix androgyne, rythmes frénétiques, le duo explosif formé par Warren (guitare – chant) et Kevin « K20 » (batterie – chœurs) conjuguent avec aisance le meilleur du rock de 70’s, du blues et des éléments électro et pop très actuelles.

Leur troisième album, NEED SOME MO’, disponible depuis le 25 Mars 2022 est bluffant. 12 morceaux euphoriques, bourrés d’énergie et d’ardeur qui met en valeur l’alchimie indéniable du duo nantais et surtout leur passion pour la scène. Car sur scène KO KO MO sont des vrais bêtes effrénés : ça crie, ça saute, ça dépote ! Toujours à fond !

Depuis 2014 et la sortie de leur 1er EP Stole my Soul, le groupe sillonne la France, alternant les scènes de musiques actuelles (La Cigale à Paris, Le Fil, SMAC07, Le Silex, Krakatoa, CAMJI, Stéréolux, le VIP…) et les festivals (Les TransMusicales, Solidays, Poupet, Art Sonic, MaMA…) au contact d’artistes d’envergure nationale et internationale (Simple Minds, Shaka Ponk, Catherine Ringer, Feu Chatterton, Mat Bastard…).

En dehors de nos frontières, KO KO MO a multiplié les concerts dans différents festivals comme Eurosonic (Pays-bas), le MIL (Portugal), le Mercat de Vic (Espagne), le Zandari Festival (Corée du Sud), le Subwave Festival (Italie) ou bien les JO d’Hiver en 2018 (Corée du Sud) et enchainé les tournées en Australie, en Asie (Japon, Corée du Sud, Indonésie…)

NEED SOME MO’ a été composé durant la pandémie – donc confinement – reconfinement – rien n’a arrêté les deux acolytes dans leur motivation de nous bousculer avec un disque qui nous redonnera l’envie de danser et faire la fête. Pari gagné !

Avec KO KO MO, il est évident que le Rock N’Roll in France est en très bon chemin.

On a eu l’occasion de croiser à Paris, Warren et K20 qui nous ont parlé de leur musique, de la création de l’album et évidement de leur fashion style. Rencontre très sympathique au Hard Rock Café à Paris !

Découvrez l’interview et allez les voir en concert partout en France. Les dates sont par ici

C’est surement la question qu’on vous pose le plus souvent ? D’où vient votre nom KO KO MO? J’ai fait quelques recherches qui pourraient vous correspondre et j’ai trouvé une chanson de Beach Boys et un groupe anglais de 70’s qui s’écrit dans un seul mot Kokomo…

Warren : Ce n’est ni la première ni la deuxième, donc ça tombe bien. Pour la faire courte, il y a plein de raisons : le nom du dernier chef indien qui s’appelait Ma-Ko-Ko-Mo. Et aussi, un blues man qui s’appelait James Kokomo Arnold et comme on faisait du blues traditionnel à la base, il fallait un nom qui était un peu enraciné dans cette culture-là.

En fait, ça sonnait suffisamment mystérieux pour vouloir dire plein de choses. D’ailleurs dans certains pays où on a joué, par exemple en Asie, ça veut dire un truc différent, donc ça nous convenait bien. Tout le monde y voyait un petit peu midi à sa porte, donc on a gardé KO KO MO.

Comment et quand vous vous êtes rencontré ?

K20 : on s’est rencontré il y a 10 ans. J’étais batteur dans un groupe nantais et Warren est venu nous rejoindre quelques années après. En fait, entre pauses clopes, nous on jouait tous les deux. Il fallait qu’on s’amuse un peu et puis, on est là et on s’amuse encore aujourd’hui. C’était une rencontre musicale et surtout un peu fraternelle.

Vous êtes un groupe de rock. Vos inspirations puisent dans le Rock 70s, le blues, la pop, l’électro, comment vous est arrivés à ce mix de genres ?  

K20 : Oui, c’est ça, comme tu dis. Moi, j’ai écouté du rock et Warren aussi, mais lui venant plus du blues et moi, un peu plus du hip hop funk, électro. On a commencé à jouer un peu tous les deux avec des gros riffs de guitares avec sa voix aigüe et puis moi qui joue de la batterie et c’est venue comme ça… on a fait du rock, apparemment c’est comme ça s’appelle.  

Au début, on faisait des reprises, après on a composé des morceaux pour identifier un peu plus KO KO MO. Evolution après évolution, on a fait 1, 2 et là, on est au troisième album.

En tout cas c’est excellent, c’est énergique, d’où est ce que vous puisez toute cette énergie surtout pour ce dernier album Need Some Mo’ qui a été créé pendant cette période de la Covid quand l’ambiance était un peu morose.

Warren : ça vient peut-être du fait qu’on est un duo et du coup, naturellement il faut s’agiter deux fois plus pour combler « le manque »

K20 : l’énergie, elle se faite effectivement pendant cette période bizarre du soutien de la famille et de la famille musique aussi avec Muriel (nrdl Muriel Bousseau) qui est notre manageuse et qui nous a poussé une peu. Quoi qu’il arrive on avance. On a enregistré le disque effectivement pendant cette période-là. C’est vrai comme dit Warren, on est deux sur scène mais on est toute une équipe quand même.

Warren avec sa guitare moi à la batterie, il y a toujours un truc d’énergie. On le vit sur scène et le gens se rendent compte. En tout cas on le vit aussi bien que le public

Warren : Les gens dans le public nous portent. Ils nous renvoient cette énergie là et on est obligé de la leur rendre.

Need Some Mo’ – comment vous avez écrit ces morceaux ?

Warren : En général, je compose beaucoup les structures des morceaux, les textes, les riffs, la tonalité, les choix des tonalités et puis, on s’envoie juste écouter les maquettes. Ensuite ensemble, on arrange et on essaie de les jouer. Comme on a eu les confinements, on était un peu privés de jouer ensemble. C’est bien de composer avec de boites à rythmes et des fausses batteries, mais au bout d’un moment, il faut réussir à surpasser et aller au-delà des maquettes. Et que K20 trouve sa patte aussi sur ces morceaux. Et ça s’est fait naturellement après.

K20 : On a enregistré des pré prods, d’autres maquettes, on a remodifié pour arriver vraiment à la terminaison avec des bonnes prises, avec du matos qu’on a acheté aussi. Enfin bref, on a tout refait et ça donne l’album.

Une chanson en particulier qui vous tiens à cœur ?

Warren : Le dernier.

 K 20 : oui, le dernier Non Essential Man qui est le point final de l’album, mais qui est pour nous une intro, une explication de cette période un peu sombre.

Mon préféré est Lead Your Ashtray. Comment vous avez écrit cette chanson ?

Warren : Je pense qu’elle a été écrite dans une période un peu morose. Parce qu’il y a eu plein de phases dans les épisodes covid- esques, mais il y a eu surtout un moment où on ne savait plus du tout à quelle sauce on allait être mangé.

Depuis le début on s’est dit qu’il fallait bosser, il faut faire abstraction de ce qui se passait et tant pis, on y va. On ne sait pas où on va, mais on y va quand même. Et après plusieurs moments où tu y vas et après tu te dit non, et puis on y retourne, etc …il y a quand même une petite fatigue qui s’installe dans la tête et dans le cœur.  Je ne me souviens plus exactement à quel moment, mais je sais que cette chanson a été écrite dans une phase comme ça.

Your Kiss est super catchy avec la vidéo très coloré et psychédélique. Comment vous avez créé cette vidéo ?

K20 : C’est une rencontre déjà. On avait bossé avec Cyril (Cyril Pooley Jean de WOOM Studio) sur le clip qui s’appelle White House Blues de l’album Lemon Twins.

Lui, c’est un bon taré. Il a des idées qui fusent, l’idée de flipper par exemple. On l’a laissé faire cette embrouille avec ses idées et puis, on a peaufiné un peu avec lui.

Il nous a raconté son histoire, on a tourné des images avec lui sur un fond vert. Ça s’est fait sur une journée.

C’est vraiment une rencontre encore une fois avec un beau fou fou artistique qui est adorable et qui adore le projet aussi. On l’a rencontré en vrai sur une date qu’on a fait juste avant le premier confinement et depuis, c’est une histoire qui continue.

C’est un peu psychédélique avec Warren et K20 qui se promènent comme dans un rêve et avec le bisou qui nous a manqué à tous.

“Les gens qui ont envie de créer de groupes de rock, qu’ils prennent leur courage à deux mains et qu’ils y aillent, même si ces deux dernières années ne donnaient pas envie de lancer un projet, il faut continuer d’y croire.”

Last Night the DJ Save My life qui ou quoi vous a donné envie de faire cette reprise ?

Warren : Ce morceau à la base devrait être une pépite pour faire vivre un peu le projet entre deux albums. On ne pensait pas qu’on va encore faire la promo de ce titre-là. Ce n’était pas du tout prévu. C’est partie d’une blague à la base. Dans le camion après des heures et des heures de route, tu t’ennuies et tu fais des bêtises une peu en production et sur les logiciels de musique.

Et puis au final, le mec qui fait notre son avec nous sur la route, Yohann nous a dit, mais ça sera bien de le faire plus sérieusement.

Il a eu raison parce que ça a fait son petit buzz et ça a permis à un public de nous découvrir aussi. Sauf qu’on avait tourné un clip qui devra sortir en Mars 2020. Et comme le clip est tourné dans un hôpital désaffecté, complétement destoy, on s’est dit que ce n’est pas forcément la meilleure période pour envoyer ce message-là.

K20 : On l’avait tourné en Février 2020 et finalement, on l’a sorti en Octobre 2020

Warren : on ne pensait pas mais finalement, il a trouvé sa place en bonus track sur l’album.

Vous avez fait une reprise de Personal Jesus de Depeche Mode qui a super bien marché aussi

K20 : Oui, c’est vrai. Ça permet encore une fois à un public qui ne nous connait pas de nous découvrir sur un morceau qu’ils connaissent avec la pâte de Ko Ko Mo. Avec la voix de Warren et notre son. Il y a beaucoup de gens qui nous ont découvert grâce à ce morceaux-là. 

C’est un morceau qu’on a adapté en live et c’est vrai que ça marche super bien.

Quelles sont les groupes, les artistes que vous écoutiez et qui vous ont influencé de votre plus jeune âge

 K20 : il y a beaucoup d’influences qu’on a en commun. On va parler de Led Zeppelin, Black Keys, White Stripes, Radiohead, Jeff Buckley pour parler un peu rock mais après, il ya plein d’autres. On n’écoute pas forcement la même musique. Il y a plein de truc qui nous rassemblent.

Warren : Depuis qu’on s’intéresse à la musique, je pense qu’on écoute plein d’esthétiques différentes. C’est dur, car il y a plein de groupes.

K20 : Après, il y a des influences vraiment indirectement, inconsciemment sur la musique de Ko Ko Mo. Parce que on n’est se dit pas, à tiens, on va faire un morceau qui ressemble à ci ou ressemble à ça, c’est vraiment de l’instinct.

On fait notre « propre truc », notre propre son, mais effectivement, on est influencé par plein d’autre choses. Moi, j’écoute beaucoup d’électro, du pop. Warren du rock et du blues, donc il y a tout un mélange de tout ça.

Warren : à la limite j’allais dire que les groupes qu’on croise sur la route nous influenceraient peut-être plus que ceux qui nous ont influencé quand ont été gamins.

K20 : oui, c’est vrai il y des groupes que tu vois avant que tu joues par exemple. Tu regardes un groupe jouer et ça t’influence. Tu fais le même set que d’habitude, mais tu ne joues pas de la même manière ce soir-là bizarrement, parce qu’il y a un truc qui s’est passé.

K20, comment tu as choisi la batterie ?

K20 : C’est marrant comme question. Je viens d’une famille de musique. Mon papa était musicien, il faisait de la guitare. Il y avait une batterie à la maison. J’ai commencé a aimé à jouer à cet instrument-là. Je dirais un peu la phrase bateau – c’est la batterie qui est venue à moi.

En fait, j’ai senti qu’il a un truc avec cet instrument qui me plaisait et je voulais faire comme mon papa mais je trouvais que la guitare s’est très compliquée – quand tu es petit tu penses que c’est ça mais c’est pareil. Apres, le rôle d’un batteur dans un groupe c’est une place vraiment à part. Tu es le moteur de la bande. Ça m’a vachement intéressé le coté percussif. Apres je n’aime pas que la batterie. J’adore le piano percussif, le vrai et plein d’autre instruments mais c’est vrai que j’ai aimé la batterie toute de suite. 

Et la guitare pour toi, Warren, elle est venue à toi aussi ?

Warren : J’ai su tout de suite que ça va être la guitare. Je suis allé voir un prof de chant très tôt. J’avais 8 ans. Il était un des seuls à prendre des garçons qui n’avait pas encore mués. On a fait quelques séances et il m’a dit c’est bon, je ne peux pas faire grand-chose pour toi parce que là tu vas rentrer dans la puberté donc tu auras tout à commencer à 0 mais justement c’est le moment rêvé de commencer maintenait si tu veux faire un instrument. Et j’ai dit instinctivement la guitare électrique je ne sais pas pourquoi.

Je pense que c’est lié aussi aux films car il y a eu le Blues Brothers qui m’ont influencé, je découvrais Steve Cropper à la guitare ou Matt Murphy, ou que ça soit la scène dans Retour Vers Le Futur de se sentir avec une arme et d’être libre quand même.

Et donc finalement tu as découvert quand que tu as cette voix extraordinaire aigue et très puissante ?

Warren : je pense que c’est vraiment lié à la période où on faisait beaucoup de bars et qu’il y avait des systèmes sons pas forcement adaptés. Ne serait que pour t’entendre dans la tête, tu es obligé de prendre l’octave au-dessus … ok, je suis à peu près juste mais bon ça fait mal quand même. Et donc, ça s’est fait par hasard.

Tu t’entraines pour la garder cette voix ?

Warren : non, mais je devrais. Peut-être plus tard…

Warren, ton look vestimentaire 70s est trop génial avec les pattes d’eph, les chemises et vestes fleuris, comment tu as choisi ce look ?

Warren : On vit une époque dans laquelle on a le choix de s’habiller comment veux, donc autant en profiter. C’est sûr que dans la rue cela ne fait pas l’unanimité mais tu s’en fou. Du moment que les gens ne viennent pas te casser la gueule ça va encore. Ces sont justes des fringues dans lesquelles, je me sens bien. Les modelés qui me tiennent à cœur s’habillait comme ça, dans forcement je me suis senti bien dans ces vêtements. Après, ce n’est pas l’habit qui fait le moine comme on dit.

K20 – tu es plutôt streetware

K20 : oui tu as raison et en concert, je suis plutôt torse nu. Tout ou début j’étais peinturluré, c’est la chérie qui faisait ça. Pour cette tournée, on va essayer de trouver un truc différent pour ne pas redonder ce truc-là.  J’aime bien qu’on est un look un peu différent sur scène. Qu’on ne soit pas tous les deux habillé ‘70s ou street ware. Warren je ne te voit pas du tout en street wear.

Warren : en même temps ça sera drôle, peut être inverser nos looks justes pour un concert   

K20 : oui.  Après juste à l’œil comme, ça montre la personnalité de chacun.

Une fashion icon

K20 : je suis gros fan de Bjork. C’est par rapport à ses pochettes d’album, ses clips et ses tenues vestimentaires. Mais en tout cas, je ne prends jamais Example sur quelqu’un pour m’habiller, je ne n’ai jamais fait ça.  

Déjà je rame pour m’acheter de fringues. Justement je ou on va peut-être voir un/ une styliste pour la future tournée. J’aimerais bien qu’on m’oriente un peu. Je me rase les cheveux d’un côté, j’essaie de m’habiller avec de pulls, des gilets de meufs. Je m’habille très en femme moi. J’ai les chaussures et de pantalons de mec, mais tout le haut ça peut être très nana.  Je pense que Björk qui m’inspire pour le cote ovni car je n’ai pas de fashion Icon. Ça n’a rien à voir mais j’aime bien aussi Clara Luciani. Elle a un truc hyper classe, 70s et moderne en même temps.

Warren : oui, à la fois habillé mais décontracte.  

Warren, ta fashion icon ?

Warren : j’en ai plein. On a un bon exemple, un bon énergumène derrière nous (il me montre une chemise de Jimi Hendrix sur le mur de Hard Rock Café à Paris ou a eu lieu l’interview).

Il y a Get Back des Beatles (mini-série sur Disney plus) qui est sorti récemment et pour ceux qui bosse dans la mode, tu en prends un plein la vue. C’est surtout George Harrison, je trouve qu’il prend plein des risques. J’aime bien sa manière de se saper.

Est-ce que tu as du mal à trouver tes vêtements dans ton style avec le vintage a pris de l’ampleur dernièrement

Warren : oui au début j’ai eu du mal mais heureusement pour moi le 70s sont revenue dans la mode   les pattes d’eph sont revenus à fond, mais oui, au début c’était dur.

K20 : A une époque tu les commandais à Londres…

Warren : oui, on trouverait pas du tout en France. Ou alors c’est des jeans de femme. On ne fait plus beaucoup des vêtements unisex maintenait. C’est dommage.

Les concertes reprennent

K20 : Oui, on est contents. On fait quelques dates avant la sortie de l’album le 25 mars pour pouvoir roder l’album et puis après, on va partir sur la route avec les copains. On est quand même 5 ou 6 dans le camion. Recharger, re pas dormir, refaire de la route et faire de la musique et rencontrer notre public chéri.

Vous avez un endroit où vous voudriez jouer un jour ?

K20 : J’ai toujours eu dans ma tête les Arènes de Nîmes. Ça a toujours été mon truc. Mais pour avoir une peu plus petit le Théâtre de la Mer à Sète qui est très beaux. Je pense que pour les musiciens, ça ne change pas grand-chose mais c’est le public qui est en mode amphithéâtre face à la mer. C’est trop chouette.

Sinon, faire un Olympia, c’est un rêve de gosse. Ou faire un Taratata.

J’ai 44 ans. Ça fait longtemps que je fais un peu de musique et je joue dans les groupes mais pour Kokomo c’est ça. Une petite Arènes de Nîmes dans quelques années moi, je veux bien.

Warren : moi, j’en ai un endroit depuis longtemps. C’est Royal Albert Hall à Londres. On a le droit de rêver. Le nombre de concerts de dingue qui ont été filmes et enregistrés par plein d’artistes là-bas

K20 : si on souhaite très fort quelque chose, on finit toujours par y arriver.

Vous jouez du rock, que vous pensez de la situation actuelle du Rock en France ?

K20 : c’est une bonne question. Comme on a fait quand même pas mal de dates même s’il y a un petit moment, on a rencontré beaucoup de groupes rock qu’on ne connaissait pas, ex les Psychotique Monks. C’est vrai qu’on en parlait tout a l’heure, moi j’ai mes petit neveux et nièces, ils n’ont pas ça du tout dans leurs playlists et des fois, ça me fait chier.

Moi, je n’écoute pas forcement du rock à la maison, par contre, on trouve qu’il y a quand même un public pour le rock. Il ya quand même pas mal de groupes de rock. À Nantes on a Cashemire par ex ou Elmer Food Beat de l’époque.  Moi, je l’impression que ça revient.

Warren : Le rock en France ne cesse pas de grandir. Mais ce n’est pas forcement mis en valeur, ce n’est pas super visible, mais il est là et il est bien réel.

K20 : Après il y a rock et rock. C’est vrai qu’on parlait d’album de Jeanne Added, c’était l’album rock de l’Année 2018, alors que ce n’est pas du tout rock. Mais elle a un côté très rock n roll aussi. Ça dépend de ce que tu appelles rock aujourd’hui. Si c’est une guitare électrique ou autre chose. Je pense que les platines vinyle se vend moins pour donner l’exemple et les guitares électrique se revend plus, c’est une espèce d’époque qui revient et on est contents d’être là-dedans.

Est-ce que vous avez d’autre projets à part les concerts ?

K20 : Pas de deuxième enfant pour l’instant, je vais attendre une peu. On continue à jouer ensemble et on espère que le public vient voir les concerts, les nôtres et tous les autres. Et que l’album fonctionne et puis, qui se passe plein de trucs plus pour nous. On espère que cette situation s’arrête définitivement. Et pour nous qu’il y ait du live et que ça continue.

Warren : Les gens qui ont envie de créer de groupes de rock, qu’ils prennent leur courage à deux mains et qu’ils y aillent, même si ces deux dernières années ne donnaient pas envie de lancer un projet, il faut continuer d’y croire.

K20 : le crois que c’est la bonne phrase : continuer d’y croire

Un dernier mot

K20 : Sortez !  Allez voir les concerts. C’est important pour l’artiste mais aussi pour le public. C’est toujours bien de voir un groupe en live ou voir une pièce de théâtre.

Warren : Pour le bien collectif    

English Version

Incredibly addictive, the music of KO KO MO is like an adrenaline shot. A blessing in our time!  Incandescent riffs, androgynous vocals, frenetic rhythms, the explosive duo formed by Warren (guitar – vocals) and Kevin “K20” (drums – backing vocals) combine the best of 70’s rock, blues with electro and pop elements. 

Their third album, NEED SOME MO’, available since March 25, 2022 is stunning. 12 euphoric tracks full of energy and ardour that highlights the undeniable alchemy of the French duo from Nantes and especially their passion for the stage. Because on stage, KO KO MO are become frantic beasts: it screams, it jumps, it’s killing it!

Since 2014 and the release of their 1st EP Stole my Soul, the band has been crisscrossing the France, alternating the scenes of current music (La Cigale in Paris, Le Fil, SMAC07, Le Silex, Krakatoa, CAMJI, Stereolux, the VIP…) and festivals (Les TransMusicales, Solidays, Poupet, Art Sonic, MaMA…) in contact with artists of national and international stature (Simple Minds, Shaka Ponk, Catherine Ringer, Feu Chatterton, Mat Bastard…).

Outside our borders, KO KO MO has multiplied concerts in different festivals such as Eurosonic (Netherlands), MIL (Portugal), Mercat de Vic (Spain), Zandari Festival (South Korea), Subwave Festival (Italy) or the Winter Olympics in 2018 (South Korea) and toured Australia, Asia (Japan, South Korea, Indonesia…)

NEED SOME MO’ was composed during the pandemic – so lockdown – re lockdown – nothing stopped the two acolytes in their motivation to jostle us with a record that will give us back the desire to dance and party. Bet won! 

With KO KO MO, it is obvious that Rock N’Roll in France is on the right track.

We had the opportunity to meet in Paris, Warren and K20 who talk to us about their music, the creation of this album and obviously their fashion style. Very nice conversation at the Hard Rock Café!  Discover the interview and go see them in concert. Dates are here

Let’s start with the question you are probably asked the most often? Where does your name KO KO MO come from? I did some research that might match you and I found a song by Beach Boys and an English band from 70’s that is written in a single word Kokomo…

Warren: It’s neither the first nor the second option, so that’s good. To make it short, there are many reasons: the name of the last Indian chief who was called Ma-Ko-Ko-Mo. And also, a blues man named James Kokomo Arnold and since we were doing traditional blues at the base, we needed a name that was a little rooted in that culture. In fact, it sounded mysterious enough to mean a lot of things. Besides, in some countries where we played, for example in Asia, it means a different thing, so it suited us well. Everyone saw a little bit of noon at his door, so we kept KO KO MO.

How and when did you meet?

K20: We met 10 years ago. I was a drummer in a band from Nantes and Warren came to join us a few years later. In fact, during cigarette breaks, Warren and myself, we played together.  We had to have a little fun and then, we are here and we are still having fun today. It was a musical meeting and above all a little fraternal.

You are a rock band. Your inspirations draw on Rock 70s, blues, pop, electro, how did you get to this mix of genres?  

K20: Yes, that’s right, as you say. I listened to rock and Warren too, but he came more from the blues and me, a little more from hip-hop funk, electro. We started playing a little bit together with big guitar riffs with his sharp voice and then me playing drums and it came to this sound… we did rock, it looks that’s what it’s called.

At first, we did covers, then we composed songs to identify a little more KO KO MO. Evolution after evolution, we did 1, 2 and here we are with the third album.

It’s excellent, it’s energetic, where you find all this energy especially for this last album Need Some Mo’ which was created during this period of Covid when the atmosphere was a little gloomy. How did you find energy and motivation?  

Warren: Maybe it comes from the fact that we are a duo and suddenly, naturally we have to agitate twice as much to fill the “lack”

K20: The energy, it is actually done during this weird period of the support of the family and the family music also with Muriel Bousseau who is our manager and who pushed us a little. Whatever happens, we move forward. We actually recorded the record during that period.

It’s true as Warren says, we’re two on stage but we’re a whole team.

Warren with his guitar me on drums, there is always something energetic. We see it on stage and people realize. In any case, we live it as well as the audience.

Warren: The people in the audience carry us. They send this energy back to us and we are obliged to give it back to them.

Need Some Mo’ – how did you write it? 

Warren: In general, I compose a lot of the structures of the songs, the texts, the riffs, the tone, the choices of the tones and then, we just send each other to listen to the demos. Then together, we arrange and try to play them. As we had the lockdowns, we were a little deprived of playing together. It’s good to use drum machines and fake drums, but after a while, you have to manage to surpass and go beyond the demos. And K20 has to put his paw also on these pieces. This happened naturally afterwards.

K20: We recorded pre-prods, other demos, we reworked to really get to the end with good takes, with equipment that we bought too. Anyway, we redid everything and that gives the album.

A song in particular that is close to your heart on this album?

Warren: The last one.  

K 20: yes, the last Non Essential Man which is the end point of the album, but which is for us an intro, an explanation of this somewhat dark period.

My favourite is Lead Your Ashtray. How did you write this song?

Warren: I think it was written in a bit of a gloomy period. Because there were a lot of phases in the covid-esque episodes, but there was especially a moment when we didn’t know at all are wondering what lies in store for us. From the beginning we said to ourselves that we had to work, we had to ignore what was happening and we have to follow our way.  We don’t know where we’re going, but we’re going anyway. And after several moments when you go there and then you say no, and then we go back, then you come back and so on and so forth… there is still a little tiredness that settles in the head and in the heart. 

I don’t remember exactly when, but I know this song was written in a phase like that.

Your Kiss is super catchy with the video very colourful and psychedelic. How did you create this video?

K20:  We had worked before with Cyril (Cyril Pooley Jean of WOOM Studio) on the video called White House Blues from the album Lemon Twins. He’s a great guy. He has ideas that fuse, the idea of pinball for example. We let him expose his ideas and then we finalize a little bit with him. 

He told us his story; we shot the video with him on a green background. It was done over a day. It’s really a meeting with a beautiful crazy artistic who is adorable and who loves the project too.

We met him on a tour date we did just before the first lockdown and since then, it’s a story that continues.  You are right the video is a bit psychedelic with Warren and K20 walking around like in a dream and with the kiss we all missed.

“People who want to create rock bands, take your courage in both hands and go there, even if these last two years did not make them want to launch a project, keep continue to believe in it”

Last Night the DJ Save My life who or what made you want to do this cover?

Warren: This song at the base should be a nugget to keep the project alive between two albums. We didn’t think we’re going to promote this title again. It was not planned at all. It’s basically a joke. In the truck after hours and hours of driving, you get bored and you do a little stupid thing in production and on music software. 

And then in the end, the guy who makes our sound with us on the road, Yohann, told us that it will be nice to do it more seriously.  He was right because it made his little buzz and it allowed an audience to discover us too.

Except that we had shot a video clip that should have been released in March 2020. And since the clip is shot in a disused hospital, completely destroy, we thought that this is not necessarily the best time to send this message.

K20: We shot it in February 2020 and finally, we released it in October 2020

Warren: we didn’t think but finally, it found its place as a bonus track on the album.

You did a cover of Personal Jesus from Depeche Mode which also was very acclaimed by the audience  

K20: Yes, it’s true. It allows once again an audience that does not know us to discover us on a song they know with Warren’s voice and our sound. There are many people who have discovered us thanks to this song.   It’s a song that we adapted live and it’s true that it works great. 

What bands, artists you listened when you were younger influenced you?

K20: there are many influences that we have in common. We’re going to talk about Led Zeppelin, Black Keys, White Stripes, Radiohead, Jeff Buckley to talk a little rock but after that, there are many others. We don’t necessarily listen to the same music. There’s a lot of stuff that brings us together.

Warren: Since we’ve been interested in music, I think we’ve been listening to a lot of different aesthetics. It’s hard to name them, because there are plenty of groups.

K20: There are also a lot of unconscious influences on Ko Ko Mo’s music. Because we’re not saying to ourselves, we’re going to make a song that looks like this or looks like that, it’s really instinct.  We do our “own thing” with our own sound, but indeed, we are influenced by many other things. I listen to a lot of electro, pop. Warren listens to a lot of rock and blues, so there’s a whole mix of all of that.

Warren: I was going to say that the bands we meet on the road would perhaps influence us more than those who influenced us when we were kids.

K20: yes, it’s true there are bands you see before you play for example. You watch a band play and it influences you. You do the same set as usual, but you don’t play the same way that night weirdly, because there’s something that happened. 

K20, how did you choose the drums?

K20: It’s funny as a question. I come from a musical family. My dad was a musician, he played guitar. There was a drum kit at home and just I started playing that instrument. I would say a bit– it’s the drums that chose to me.

In fact, I felt that he has something with this instrument that I liked and I wanted to do like my dad but I found that the guitar got very complicated – when you are little you think that’s it but it’s the same. After that, the role of a drummer in a band is a really special place. You are the engine of the band.

It really interested me the percussive side. I don’t like only the drums. I love the percussive piano, the real one and many other instruments but it’s true that I liked the drums right away.  

And the guitar for you, Warren, it chose you too?

Warren: I knew right away that it’s going to be the guitar. I went to see a singing teacher very early. I was 8 years old. He was one of the few to take boys who had not yet broke. We did a few sessions and he told me it’s okay, I can’t do much for you because there you will enter puberty, so you will have everything to start at 0 but precisely it is the dream time to start now if you want to learn an instrument. And I instinctively said the electric guitar, I don’t know why.

I think it’s also related to the movies because there was the Blues Brothers that influenced me, I discovered Steve Cropper on guitar or Matt Murphy, or whether it was the guitar scene in Back to the Future.

And when you discovered when you have this extraordinary high-pitched and very powerful voice?

Warren: I think it’s really related to the period when we did a lot concerts in bars and there were sound systems that were not necessarily adapted. If only to hear you in the head, you are forced to take the octave above … ok, I’m pretty much fair but hey it hurts anyway. And so, it happened by chance.

Do you train to keep that voice?

Warren: No, but I should. Maybe later…

Warren, your fashion style very 70s clothing look is too great with flares pants, floral shirts and jackets, how did you choose this look?

Warren: We live in a time in which we have the choice to dress however we want, so we might as well enjoy it. It’s sure that in the street it is not unanimous but you don’t care. As long as people don’t come to smack my face, it’s still okay. These are just clothes in which, I feel good. The models that are close to my heart dressed like that, so I felt good in these clothes. After, it is not the habit that makes the monk as they say.

K20 your style is different you are rather streetware

K20: yes, you are right and in concert, I am shirtless very often. All or beginning I was painted; it was my darling who did that. For this tour, we will try to find a different trick, so as not to redundant this thing.  I like that we look a little different on stage. Whether we’re both dressed in ’70s or street ware. Warren, I really don’t see you in streetwear.

Warren: At the same time, it will be funny, maybe reverse our just looks for concert.

K20 :  yes.  After just to the eye like, it shows the personality of each.

Do you have a fashion icon?

K20:  : I’m a big fan of Bjork. It’s related to her album covers, music videos and clothing. But in any case, I never take Example on someone to get dressed, I’ve never done that. Already I don’t like to buy clothes. It would be good to see a stylist for the future tour. I would like some guidance. *

I shave my hair on one side, I try to dress with women sweaters, jackets. I dress very much as a woman. I have men’s shoes and pants, but all the top it can be very women.  I think Björk who inspires me for the UFO side because I don’t have a fashion icon. It has nothing to do with it but I also like Clara Luciani. It has a hyper classy thing, 70s and modern at the same time.

Warren: Yes, she is both classy but relaxed.   

Warren, your fashion icon?

Warren: I have plenty of them. We have a good example behind us (he shows me a Jimi Hendrix shirt on the wall of Hard Rock Café in Paris where the interview took place) who took risks. There is the documentary Get Back by The Beatles (miniseries on Disney plus) which was released recently and for those who work in fashion, it should be very interesting. It’s mostly George Harrison, I think he’s taking a lot of risks. I like the way he dressed.

Do you have trouble finding your clothes in your style with vintage has gained momentum lately?

Warren: yes, at first, I struggled a bit but fortunately for me the 70s flares are trendy again.

K20: the second-hand stores it also develops thoroughly. But at one time you ordered your clothes in London anyway.

Warren: Yes, you wouldn’t find France at all. Or it’s women’s jeans. We don’t do much unisex clothes anymore maintained it’s a shame. 

The concerts resume

K20: Yes, we are happy. We do some dates before the release of the album on March 25 to be able to run the album and then after, we will go on the road with the friends. We are still 5 or 6 in the truck. Recharge, not sleep again, go back on the road and make music and meet our beloved audience.

Do you have a place where you would like to play one day?

K20: I’ve always had the Arena in Nîmes in my head. It’s always been my thing but it could be great also to have a little smaller venue like the Théâtre de la Mer in Sète which is very beautiful. I think that for the musicians, it does not change much but for the audience who is facing the sea. It’s too cool.

Otherwise, I’d like to do an Olympia It’s a kid’s dream. Or make a Taratata. I am 44 years old. I’ve been making a music for a long time and I play in bands but for Ko Ko Mo that’s it. A small Arena of Nimes in a few years should be great for me.

Warren: I’ve had a place in my mind for a long time. This is Royal Albert Hall in London. We have the right to dream. The number of crazy concerts that have been filmed and recorded by a lot of artists there, that’s incredible

K20: if you want something very much, you always end up getting there.

You play rock, what do you think of the current situation of Rock in France?

K20: That’s a good question. As we still did a lot of dates even if a little while ago, we met a lot of rock bands that we did not know, ex the Psychotic Monks. It’s true that we were talking about it just now, I have my little nephews and nieces, they don’t have that at all in their playlists and sometimes it pisses me off.  Me, I do not necessarily listen to rock at home, on the other hand, we find that there is still an audience for rock. There are still quite a few rock bands. in Nantes we have Cashemire for example or the old band like Elmer Food Beat.  I feel like rock it’s coming back.

Warren: Yes, rock in France does not stop growing but it is not necessarily highlighted, it is not super visible, but it is there and it is very real.

K20: Then there’s rock and rock. It’s true that we were talking about Jeanne Added’s album, it was the rock album of the Year 2018, while it’s not rock at all. But she has a very rock n’ roll side too. It depends on what you call rock today. If it’s an electric guitar or something else. I think turntables sell less to set an example and electric guitars sell more, it’s a kind of era that comes back and we’re happy to be in there.

Do you have any other projects besides concerts?

K20: No second child yet, I’ll wait a bit. We continue to play together and we hope that the audience comes to see the concerts, ours and all the others. And that the album works and then, that happens a lot of stuff more for us. It is hoped that this situation will come to an end. And for us that the live concerts continue.

Warren: And to people who want to create rock bands, take your courage in both hands and go there, even if these last two years did not make them want to launch a project, but keep continue to believe in it.

K20: believe it’s the right sentence: keep believing in it

One last word

K20: Get out!  Go see the concerts. This is important for the artist but also for the public. It’s always good to see a band live or see a play

Warren: for the collective good

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