Interview with THE STRUTS – Show in Paris on 24th of October 2019

En février dernier, THE STRUTS ont fait salle comble à Paris, au Trabendo, après 4 longues années d’absence sur les scènes de la capitale. En sortant du concert les fans avait un seul souhait, les revoir rapidement. Et l’attente ne fut pas très longue car une nouvelle date a été annoncée – le 24 octobre 2019 au Trianon toujours dans le cadre de leur tournée « Young & Dangerous Tour 2019 ».

Grand habitué de la scène ces dernières années, l’ambitieux groupe anglais a sillonné le monde entier en assurant la première partie de grands groupes comme The Rolling Stones ou Foo Fighters ou en se produisant en tête d’affiche dans des plus petites salles, surtout aux Etats Unis.

Le leader charismatique, Luke Spiller et sa voix puissante, Adam Slack (guitare), Jed Elliott (basse), Gethin Davies (batterie) sont incontestablement les dignes héritiers du glam rock des 70s, cette période glorieuse du Rock ‘N’ Roll, qu’ils ont renouvelé à leur façon, avec des chansons efficaces, des guitares énergiques, des refrains ultra accrocheurs et explosifs et des costumes spectaculaires.

Il y a quelque jours le quatuor dévoilait une nouvelle vidéo pour la chanson Tattler Magazine filmé dans un décor vignoble, ambiance dégustations des vins, tandis que leur tournée triomphante se poursuit en Europe et aux États Unis, beaucoup de dates affichant complet. 

 

Fan de la première heure, j’ai eu le grand plaisir de les rencontrer en backstage à Paris et évoquer des souvenirs de leurs débuts, au tour de quelques photos que j’avais prises en 2015 de leur concert à La Maroquinerie. L’ccasion d’apprendre plus sur leur histoire d’amour avec la France, leurs concerts, le deuxième album Young & Dangerous ou leur flamboyantes tenues de scène.

En fin, vous revenez à Paris après si longtemps. Comment vous sentez vous ?

Luke : C’est génial de revenir à Paris. C’était un super concert en 2015.

Jed : En fait, ces photos que tu nous as apporté du 2015, nous rappellent que nous avons bouclé la boucle, parce que en fait, notre carrière a vraiment commencé en France. Nous avions fait des tournées au Royaume-Uni avant, mais ce sont les Français, les premiers qui nous ont pris sous leurs ailes. Nous faisons des concerts dans tous ces pays grâce au concert d’ouverture que nous avons fait avec les Rolling Stones à Paris. Cela a suscité l’intérêt des Américains et c’est pourquoi nous avons fini par jouer et passer la plupart des 4-5 dernières années en tournée là-bas. Et maintenant, nous revoilà à Paris.

Récemment vous avez fait aussi une tournée au UK ? Comment c’est jouer à la maison ?

Luke : C’est bien. Nous avons joué devant un public qui était presque aussi nombreux que celui que nous avons aux États-Unis. C’était cool et vraiment encourageant. C’était tout simplement génial de sortir tous les soirs en sachant que les shows étaient sold out depuis un moment. C’est toujours très spécial. Et le voyage est tellement plus facile. Il fallait juste faire la route pendant 3-4 heures la nuit, c’est tout. C’est très agréable.

Jed: C’était la première fois depuis des années que nous ne devrions pas aller à l’aéroport mais  prendre le train. C’était une nouveauté pour nous.

C’est différent un show en tête d’affiche par rapport à celui en ouverture d’un grand groupe ?

Luke : C’est un autre genre de spectacle. Je ne pense pas qu’un show d’ouverture puisse te faire grandir en tant qu’artiste. Mais c’était très important pour nous. Les concerts ont été incroyables avec les Foo Fighters, The Rolling Stones ou The Killers. Tourner avec Motley Crue était super, mais rien ne peut remplacer le sentiment que tu as quand 3/4 de la salle connait chaque mot de tes chansons. Et c’est relaxant aussi. Lorsque nous ouvrons pour quelqu’un, il faut travailler 150 % pour attirer l’attention des gens. Tu n’as pas de répit. Ça m’arrive de ne pas boire de l’eau, par exemple. Tu n’as pas le temps de respirer dans ces concerts. Quand c’est ton spectacle, tu arrives, tu lèves les bras et la foule réagit toute de suite. Je ne dois pas faire autant d’effort, même si je le fais encore.

Vous étiez en tournée quasi continue au cours de ses 4 dernières années, mais vous avez quand même réussi à sortir un nouvel album “Young and Dangerous”. Comment l’avez-vous construit ?

Luke : Avec un peu de difficulté, mais il est arrivé au bon moment. Nous avons eu un peu de temps pour nous réunir, passer des séances dans le studio, travailler avec différents producteurs à travers le monde, ce qui a été utile. Et pour être honnête, nous étions fatigués et le décalage horaire était parfois assez ennuyeux. Des fois, je ne pouvais pas garder les yeux ouverts. Mais c’était la bonne quantité de pression. Je pense que le résultat est un album très spécial avec beaucoup de chansons uniques que nous avons fait d’une manière unique et incroyable.

Jed : On a fait des morceaux à Nashville, LA, New York, Jersey. C’était vraiment pour correspondre à l’endroit où nous avions du temps libre en tournée sur le calendrier.

Luke : On a eu beaucoup de plaisir et je peux littéralement mettre la main sur le cœur et dire que tout a été fait. Nous avons mis tout ce que nous avions dans cet album. Parfois c’était excessif et ça ne venait pas de nous. Je recevais parfois des appels de notre manager disant : Je pense que ce refrain peut être mieux … Et normalement, j’aurais dit fuck off, qui s’en soucie, mais finalement c’était un bon point. Pour la plupart du temps, j’étais comme… tu sais quoi, je suis d’accord… et on a fini par travailler et retravailler les chansons plusieurs fois.  Une des chansons a eu environ 8 versions, 5 concepts différents, 2 d’arrangements différents, plusieurs mixages. C’était un album très spécifique ; nous avons mis beaucoup de temps pour le faire.  Plus que tout ce que nous n’avons fait auparavant.

Une chanson préférée pour chacun d’entre vous ?

Jed: J’aime Somebody New et Tatler Magazine

Luke: Pour certains, il y a des souvenirs vraiment cool et c’ est probablement pourquoi certaines chansons résonnent pour moi plus que les autres. Et non pas parce que la qualité de la musique est meilleure ou certains sont plus catchy que les autres. Je me souviens que Primadonna like Me on a eu un très beau processus mais c’etait très difficile à finir. De beaux souvenirs.

Gethin: Somebody New – nous l’avons fait à Los Angeles. Nous avons eu le temps de travailler cette chanson. On ne l’avait pas écrite ensemble avant, donc on est juste allés dans le studio et on a pris notre temps. C’était cool. Et Ashes, c’est vraiment une belle chanson.

Adam: La mienne change tout le temps, mais si je pense au processus créatif, je dirais que I do it so well est géniale. C’est quelque chose que nous n’avons pas fait avant et j’aime aussi Ashes

Et jouer en live ?

Luke : J’aime la dernière…(rires). Je trouve que certaines nouvelles chansons sont en fait moins challanging que celles de l’album précédent.

Jed: Personnellement, je dirais que mes parties sur cet album sont beaucoup plus fun et j’ai dû me concentrer un peu plus. Comme Primadonna Like Me. Je pense qu’il suffit d’écouter la basse sur cet album.

Luke: J’aime vraiment jouer Ashes  C’est une sorte de chanson qu’en 21eme siècle seulement nous pouvons faire en ce moment. C’est pourquoi nous sommes fiers de cela et aussi du travail gigantesque de prendre la version album et de l’écouter et de se dire merde, comment allons-nous jouer ça live ?  Et je pense que nous devrions être fiers de la façon dont on a réussi à la faire. Je ne joue du piano en live que depuis septembre 2018 et pour moi, ça m’a vraiment aidé à grandir. Ça m’offre un autre moment en tant que frontman, pas seulement bouger me fesses tous les temps. C’est bien de s’asseoir et de jouer. Ashes c’est vraiment un moment agréable et très spécial pour moi.

Gethin : Je suis d’accord. Quand le premier refrain arrive, tout le public est connecté, en osmose.

Adam : Oui, j’aime Ashes aussi. Ça m’a pris environ 5 mois, pour enfin réussir le solo tous les soirs, parce qu’il est assez délicat et mais maintenant j’aime la jouer. J’aime aussi Primadona Like Me parce que même si je suis crevé comme je suis aujourd’hui, fatigué et un peu malade, rien ne m’empêche d’aller de l’avant avec cette chanson.

Vous êtes toujours super glamour sur scène ? D’où vient votre inspiration pour les tenues de scène ? Qui sont vos icônes de mode ?

Luke : Oh, merci beaucoup. En fait, l’inspiration pourrait être n’importe qui. Ce qui se passe, c’est que je regarde mes livres. Mes parents m’en ont offert un très bon pour Noël. Ça va du 1971 à 1975 et donc, je regarde tous ces musiciens, je prends des photos et je les envoie au gars qui fait nos tenues de scène. Je lui explique ce que je veux et ensuite, je travaille avec lui. Mon truc c’est le blueprint – c’est la base. Puis il vient avec un style spécifique et nous le travaillons avec les mêmes tissus, les mêmes couleurs ou matériaux, pour créer quelque chose de cohérent. C’est vraiment cool. On adore ça.

Jed : En fait, Geth a trouvé le createur qui fait nos outfits quand on a fait le show des Rolling Stones à Paris. À l’époque, on gagnait 200 livres par mois et il lui a dit, je n’ai pas d’argent, mais c’est pour les Rolling Stones à Paris.

Gethin: Oui, et j’ai dit que je voulais que les gens puissent me voir sur scène et pas seulement ceux de la première rangée. Et depuis, nous travaillons tous avec lui pour nos tenues.

L’interview intégral (audio) est disponible sur allrock.fr

Venez donc voir THE STRUTS au Trianon de Paris le 24 octobre 2019. Tous les dates de leurs concerts sur https://thestruts.com/tour-dates/

English Version

Last February, THE STRUTS performed a sold-out gig in Paris, in Trabendo, after a four- year absence on the capital’s stages. Getting out of the concert the fans had only one wish, to see them again quickly – and the wait was not very long because here they are, back on October 24, 2019 at the Trianon, still as part of their tour “Young – Dangerous Tour 2019”.

Lately, the ambitious British band has toured the world supporting big bands like The Rolling Stones or Foo Fighters or performing as headliner in smaller theatres, especially across the USA.

The charismatic frontman, Luke Spiller and his awesome powerful voice, Adam Slack (guitar), Jed Elliott (bass), Gethin Davies (drums) are the worthy heirs of the70s glam rock, this glorious Rock ‘N’ Roll period, which they renewed in their own way, with effective songs, energetic guitars, ultra-catchy and explosive choruses and fabulous outfits.

A few days ago, the quartet unveiled a new video for the song Tatler Magazine filmed in a vineyard setting, very wine tastings, while their triumphant tour continues in Europe and the United States, with many sold out dates.

Big fan from the very beginning, I had the great pleasure to meet them backstage in Paris and evoke goods memories around some live pictures I had taken in 2015 at La Maroquinerie. A good opportunity to learn more about their love affair with France, their concerts, the second album Young and Dangerous and their flamboyant stage outfits.

How do you feel to come back in Paris after such a long time?

Luke: It’s really nice. It was such a great venue in 2015.

Jed: Actually, bringing these pictures to us, this reminds us that we accomplish a full circle journey, because for us our career really started in France. We toured in UK before but French were really the first that took us under their wings. We tour all over these countries because of the Rolling Stones support that we did in Paris. That led to the interest to the Americans and that’s why, we ended up singing over there and that’s why, we spent most of the last 4-5 years touring there. And now, we come back to Paris.

You toured home in UK lately. How is it touring home?

Luke: It is lovely. We played to crowds which aren’t far of the ones we are doing in the States. It was really cool, really encouraging. It was just great to go out every night, knowing that the shows have been sold out for quite a while. So, it was very exciting, we know what it feels like to walk out to play in front of 1500 to 2000 people. It is always very special. And the travelling is so much easier. We just get to drive about 3-4 hours per night, that’s all. It’s very pleasurable.

Jed: it was the first time in years that we had to take the train on the tour. As in general we have to go at the airport. It was a novelty for us.  

Is it different touring as a headliner from touring as guest for a big band?

Luke: It’s a different kind of show. I do not think that you can grow that much opening up for someone. But it was really important to us. The shows were incredible with Foo Fighters, The Rolling Stones, The Killers. The Motley Crue days were great but you can’t just beat that feeling when 3/4 of the room know every single word of your songs. It’s relaxing as well.  

When we are opening for someone you gonna work like 150 % to get everyone going all the time. You can’t switch off. You know, I barely drink water if I open up for someone, you cannot afford to breath. When is your show, you walk out, hold my hands up and the crowd will be going. I do not have to fight that hard, even if I still do.

You were touring continuously during the past 4 years but you also managed to release a new album “Young and Dangerous”. How did you build it?

Luke: With a little bit of difficulty but it came to the right time. We have these weeks, maybe little bit longer, to get together and jump into sessions, work with different producers across the world which was helpful. And to be honest we were tired, and the jetlag sometimes was quite annoying. It was like I wish I could keep my eyes open… but it was good amount pression. I think this result into a very special album, with a lot of unique songs which we made in an incredible unique way.

Jed: We got tracks in Nashville, LA, New York, Jersey. It was really to match where we had time off tour on the schedule.

Luke: It was a lot of fun and I can literally put my hand on my heart and say everything was done. We put everything that we had in that album. It was like overdone and sometimes it didn’t come from us. I had sometimes call from management saying:  I think that chorus can be better… And normally, I would have said fuck off, who cares, but it was a good point. For most of the time, I was like hey you know what, I kind of agree and you know we end up going and reworking and reworking. One of the songs had about 8 versions, like 5 different concepts, a couple of different arrangements, different mixing. It was a very specific album; we had a lot of time into it. More than everything, we have ever done before.

A Favourite song for each of you?

Jed: I love Somebody New and Tatler Magazine

Luke: There were really cool memories with them which is probably why certain songs resonate to me more than the others. Not because the quality of music or because one is more catchy then the other one but of the memories I got. I remember Primadonna like Me was special. It was a really nice process within this one, hard like hell to finish. Lovely memories.

Gethin: Somebody New, that was a great one that we did in LA. We had time to approach this song. We did not really write it 6 months before in a house together, we just go in the studio and took our time. That’s cool then Ashes it’s really a nice beautiful song that we have.

Adam: Mine is changing all the time but just thinking about the creative process, I think I do it so well is great, as we did not do this before. Also, I loveAshes

How about playing live, do you have different ones? 

Luke: I like the last one…(laughs). Some of the new material is actually less challenging then the previous album.

Jed: I would say personally that my parts on this record are way more fun. I had to concentrate bit more. I would say like Primadonna Like Me, there are some really fun parts on it. I feel that you really only have to listen the bass on this album.

Luke: I really like Ashes playing that live. It’s a kind of song that in 21s century only that we can do in that moment. That’s why, we are proud of that and also the mammoth job of taking the record and listening to it and saying fuck, how are we going to do this live?  And I think we should be proud of how the things come together. I’ve only been playing piano live since September last year and for me, that help me really grow. It gives me a moment, you know, not just be the frontman and shaking my ass all the time. It’s nice actually just sit down and play. I also enjoy and it is not something that I got to do in the stage before so yeah, Ashes it’s really a nice and special moment for me.

Gethin: I agree with that, when the first chorus comes in, all the audience is connecting.

Adam: yeah, I like that one. It has taking me about 5 months actually finally nail the solo every night, because it’s quite fiddly and now I enjoy playing it. I also like Primadona like Me because even if I am knocked out it as I am today, because I am very tired and a bit ill, you can’t help but get going with that song.

You guys always look great on stage. Where did come your inspiration for the stage outfits? Who are your fashion icons?

Luke: Oh, thank you very much. Inspiration could be anyone. What happen is that I look through my books. My parents offered me a really good one for Christmas. It’s from 1971 to 1975 and I look though all these musicians. So, from that one and also from others books that I have home, I took pictures and send to the guy who do our outfits. I explain to him that I want something like this but with this and that. And I work with him. My kind of thing is the blueprint, it is the foundation of what we look. Then he is coming with a specific kind of style and we will work with even the same fabrics, same colours or materials, to create something cohesive. It’s really cool. We love it. I hope we will have more.

Jed: Actually, Geth found the guys who do the outfits when we did the Rolling Stones Paris show. At the time, we were making like 200 quid a month and he said to him, I have no money, but it’s for The Rolling Stones in Paris.

Gethin: Yeah, I said I want people to be able to see me, not only the ones from the front row. And from then, we are all working with him for our outfits.

The full interview is available on allrock.fr

Come see THE STRUTS at the Trianon in Paris on October 24, 2019. All tour dates on https://thestruts.com/tour-dates/

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