METALLICA Electrifying Stade de France – 12.05.2019

 

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Récemment, j’ai lu plusieurs articles qui signalaient « la mort de la guitare électrique » et affirmaient que la musique rock est « une musique de vieux ». Bon, rien de neuf, car il y a longtemps que j’entends le même discours – le « Rock is Dead » et j’en ai parlé plusieurs fois ici.

Bon, pas de quoi polémiquer, mais plutôt allons voir ce qui s’est passé de côte de Stade de France, le 12 Mai 2019, où Metallica se produisait le cadre de « World Wired Tour », pile 7 ans après leur concert qui fêtait les 20 ans de Black Album.

Allons-nous trouver des guitares électriques encore en vie ? Il y aura que des vieux dans le public ? Suspense !

La soirée démarre avec Bokassa, un groupe dont le batteur de Metallica, Lars Ulrich en est grand fan. Devant un public pas encore bien chauffé, le jeune trio nous offre environ 30 minutes de stonerpunk bien enragée et énergique avec des guitares lourdes et des cris puissants. Le son est bon et les norvégiens n’ont pas l’air impressionnés par l’immensité de la scène et du stade. Ils profitent de l’occasion pour nous rappeler que leur album Crimson Riders sortira le 21 Juin. Je vous en parlerai bientôt.

Sous un joli coucher de soleil, le stade commence à bien se remplir et c’est le tour de Ghost, un autre groupe venu du Nord, de nous mettre plein les oreilles.  Des riffs magistraux et des guitares ressuscités (tiens !) la messe de Ghost se déroule sans faute. Même si leur show n’est pas aussi spectaculaire que celui de Zenith : le décor cathédrale est bien trop petit sur la gigantesque scène du stade, les effets spéciaux n’ont pas le même impact sous la lumière du jour et le son est légèrement brouillon au début (enfin ce que j’entends dans les tribunes) pour s’améliorer rapidement. Notre cher Cardinal Coppia et ses 7 Ghouls sont à la hauteur : les morceaux s’enchainent « Absolution », « Cirice » ou encore « Year Zero ». Tobias Forge alias le Cardinal Copia se déplace au long et en large de la scène, prend ses poses théâtrales et lance ses discours glaciaux. Le public semble ravi et se déchaine surtout à la fin sur « Dance Macabre » et « Square Hammer »

Enfin, vers 21h00 Ecstasy of Gold d’Ennio Morricone la B.O. du film « Le Bon, La Brute et Le truand » retenti et des images du film projetés sur l’immense l’écran annonce le début de Metallica show.

Les 4 musiciens démarrent avec « Hardwired » extrais du leur dernier album suivi par « The Memory Remains » et le classique « Ride the Lightning ». L’ambiance est électrisante. La fosse est en délire et tout le monde est débout dans les tribunes autour du moi – les vieux fans de rock tiendrons bon pendant les 2 h de show.

Tout au long du concert on aura le droit à une bonne dose de Metallica, une excellente incursion dans leur vaste discographie, mélangeant les différentes étapes et ambiances de leur carrière avec une légère préférence pour le Black Album. « The God that Failed », « The Unforgiven » « Sad but True » déclenche l’hystérie du public qui chante en cœur. Le stade resonne. Projections spectaculaires inspiration street art.

D’ailleurs l’écran gigantesque déroulera des images impressionnantes – les images des caméras qui filment le groupe se mélangent avec des videos spécifiques à chaque morceau. Lars Ulrich se donne à la tache toujours avec autant de ferveur. James Hetfield et Kirk Hammett changent non-stop les guitares rugissantes et Robert Trujillo tient la cadence et enchaine ses poses à la basse. Surprise réservé par les 2 derniers qui vont reprendre en français « Ma gueule » de Johnny Hallyday, au délice de public évidement.

« One » avec ses fabuleuses guitares et la batterie inégalable, images de guerre sur l’écran et magnifiques toiles de lasers au-dessous de nos têtes, est tout simplement immense et « Master of Puppets » impressionnante. For Whom the Bell Tolls«, « Creeping Death » et « Seek & Destroy font brillamment partie de la fête. Et je dirais que ce sont les moments les plus appréciés par le public (moi comprise).

Les musiciens chanteront quelques morceaux sur une scène avancée au milieu de la fosse. Les fans n’ont pas arrêté de chanter, crier et d’applaudir fortement tout au long (75000 personnes de TOUT les âges) avec plus d’enthousiasme quand même pour les morceaux plus anciens. James Hetfield s’est montré communicatif comme à son habitude, en demandant plusieurs fois si tout le monde a écouté Hardwire…to Self Distruct et si on a aimé et exprime sa joie d’être à Paris. 35 ans depuis leur premier concert à Paris, la relation avec le public français est très forte.

 

En rappel, « Spit Out the Bone », un magistral « Nothing Else Matters » les écrans de téléphones allumés et un fabuleux « Enter Sandman » pour clôturer tout en beauté. Comme à son habitude, le groupe va rester un petit moment sur scène pour distribuer de médiators et remercier le public, sa famille, comme ils aiment appeler leurs fans.

Une mise en scène spectaculaire, un set list cultissime, de tubes légendaires et des nouveautés. Un show tous simplement ENORME !

À propos – les guitares électriques étaient bien en vie…

SETLIST

Hardwired

The Memory Remains

Ride the Lightning

The God that Failed

The Unforgiven

Here Comes Revenge

Moth Into Flame

Sad but True

Welcome Home (Sanitarium)

Ma Gueule – cover

Frantic

One

Master of Puppets

For Whom the Bell Tolls

Creeping Death

Seek & Destroy

Encore:

Spit Out the Bone

Nothing Else Matters

Enter Sandman

 

 

English Version.

Recently, I have read several articles that reported “the death of the electric guitar” and argued that rock music is “music for old people”. Well, nothing new here because It has been many years, I keep hearing “Rock is Dead” and I have spoken several times on this site.

No need to argue and let’s see what happened at Stade de France, Paris, on May 12th, 2019, where Metallica performed exactly 7 years after their 20 years celebration of Black Album, this time as part of World Wired Tour“.  Are we going to find electric guitars still alive? There will be only old people in the audience? Suspense!

The evening starts with Bokassa, a band whose Lars Ulrich, Metallica’s drummer is big fan. In front of an audience not yet heated, the trio offers us about 30 minutes of angry and energetic stonerpunk with heavy guitars and powerful screams. The sound is good and the Norwegians did not seem impressed by the vastness of the stage and of the stadium. They take the opportunity to remind us that their album Crimson Riders will be released June 21. Let you know soon about them.

Under a pretty sunset, the stadium starts to fill up and it is Ghost’s tour, another band from the North, to pleasure our ears.  Masterful riffs and resurrected guitars (well!), the mass of Ghost is flawless.  Even if their show is not as spectacular as the one of Zenith: the cathedral setting looks too small on the huge stage of the stadium, special effects do not have the same impact in the light of the day and the sound is slightly bad at the beginning but improve quickly. Nevertheless, our dear Cardinal Coppia and his 7 Ghouls are at on the Top. “Absolution”, “Cirice” or “Year Zero”. Tobias Forge alias Cardinal Copia moves along the stage, take his theatrical poses and launches his chilling speeches. The audience is happy and ramp especially at the end on “Dance Macabre” and “Square Hammer.”

Finally, around 9:00 Ecstasy of Gold of Ennio Morricone from soundtrack movie “The good, the bad and the ugly” starts and the images of the film projected on the huge screen announce the beginning of Metallica show.  The 4 musicians start with “Hardwired” out of their last album, followed by “The Memory Remains” and the classic “Ride the Lightning”. The atmosphere is electrifying. The pit is going crazy and everyone is standing in the tribune around me – old rock fans will keep rocking for two hours of show.

Throughout the concert we enjoy a healthy dose of Metallica, an excellent trip into their vast discography, mixing the different steps and atmospheres of their career with a slight preference for the Black Album. “The God that Failed”, “The Unforgiven”, “Sad but True” that triggers the hysteria of a singalong audience.  The tribunes echo. Spectacular projections street art inspiration.

On the gigantic screen run impressive images – images of the cameras filming the band mixed with specific videos for each song. Lars Ulrich gives himself to the task always with so much fervour. James Hetfield and Kirk Hammet keep changing the roaring guitars while Robert Trujillo keep the pace and poses at the bass.

Surprise coming up from Kirk and Robert performing “Ma Gueule” of Johnny Hallyday in front of a delighted audience.  “One” with its fabulous guitars and unbeatable drums, war images on the screen and beautiful laser jets under our heads, is simply huge. Impressive “Master of Puppets”, For Whom the Bell Tolls”, “Creeping Death” and ” Seek & Destroy” are brilliantly part of the party. And I would say those are the most popular and appreciated moments by the fans (including me).

The musicians will sing a few songs on an advanced stage in the middle of the pit. The 75000 fans (of all ages!) have not stopped singing, screaming and applauding strongly throughout with more enthusiasm for the older songs.  James Hetfield is communicative as usual, asking several times if everyone listened to Hardwire…to Self-Destruct and if we liked it and expresses his joy to be in Paris. 35 years since their first concert in Paris, the relationship with the French public is very strong.

Encore, “Spit Out the Bone”, a magistral “Nothing Else Matters” on phones switched on and a fabulous “Enter Sandman” to finish an amazing gig. As usually, the band will stay a little bit on stage to distribute picks and to thank the audience, their family, as they love to call their fans.

A spectacular stage, a cult set-list with legendary tubes and new ones. Just HUGE!

And by the way, that evening, the electric guitars were very much alive…

 

 

SETLIST

Hardwired

The Memory Remains

Ride the Lightning

The God that Failed

The Unforgiven

Here Comes Revenge

Moth Into Flame

Sad but True

Welcome Home (Sanitarium)

Ma Gueule – cover

Frantic

One

Master of Puppets

For Whom the Bell Tolls

Creeping Death

Seek & Destroy

Encore:

Spit Out the Bone

Nothing Else Matters

Enter Sandman

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