Exhibition Review – “Yayoi Kusama: THE MOVING MOMENT WHEN I WENT TO THE UNIVERSE” at Victoria Miro Gallery – London

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A l’exception de la collaboration en 2012 avec Louis Vuitton à Paris quand Yayoi Kusama avait décoré les boutiques de la marque française de luxe avec des sculptures recouvertes de ses pois emblématiques, je n’avais pas encore fait connaissance en direct avec les œuvres de l’artiste japonaise hors-pair.

De passage à Londres pour quelques jours, j’ai donc profité pour aller visiter l’exposition Yayoi Kusama : THE MOVING MOMENT TO THE UNIVERSE à la Galerie Victoria Miro à Wharf Road.

Ouverte du 3 octobre au 21 décembre 2018, l’exposition présente de nouvelles peintures caractéristiques de l’artiste, comprenant des œuvres de la série My Eternal Soul, des citrouilles en bronze peint et des sculptures de fleurs ainsi qu’une salle des miroirs, Infinity Mirrored Room.

Mais tout d’abord une présentation s’impose, qui est Yayoi Kusama ? Née dans la ville de Matsumoto, au Japon en 1929, elle étudie la peinture à Kyoto avant de déménager à New York dans les années 1950. Au milieu des années 1960, elle devient connue dans le monde avant-gardiste pour ses événements provocateurs et ses expositions impressionnantes. Au fil des années, elle a développé un art singulier qui, bien qu’il partage des affiliations avec des mouvements comme le surréalisme, le minimalisme et la Pop Art, résiste à toute classification.

Depuis ce temps, les œuvres artistiques extraordinaires de Kusama ont continué : peinture, dessin, collage, sculpture, performance, film, gravure, installation et art environnemental ainsi que conception de la littérature, la mode et le design, bref une artiste qui touche à tout.

Elle représente le Japon à la 45e Biennale de Venise en 1993 et ces dix dernières années, elle a présenté des expositions dans le monde entier : en Amérique du Nord, Japon, Corée, Singapour, Chine, Australie, Russie, Brésil, Argentine, Mexique, Chili, Espagne, Angleterre, France, Danemark, Norvège, Suède et Finlande.

Sélectionnée par TIME Magazine parmi les 100 personnalités les plus influentes du monde en 2016, Yayoi Kusama a développé tout au long de sa carrière, un ensemble unique et diversifié de œuvres qui traitent une approche très personnelle de la nature et la relie profondément avec un public international.

Infini cosmique et obsession personnelle, les nouvelles œuvres dans cette exposition témoignent d’une artiste à l’apogée de son art à l’approche de son 90e anniversaire.

L’exposition au Victoria Miro Gallery est gratuite, mais il faut réserver un créneau de visite sur le site web. Et bien sûr tout est déjà sold out. Mais parfois les gens ne se présentent pas pour leur visite, donc il peut y avoir de disponibilités sur place ou sur Facebook. Et c’était mon cas – j’ai eu de la chance et me voilà donc à l’intérieur de la gallérie après environ 20 minutes d’attente.

La visite commence à l’étage avec INFINITY MIRRORED ROOM – MY HEART IS DANCING INTO THE UNIVERSE. Ici, l’accès est limité à 3 personnes toutes les 60 secondes.

On entre dans une salle avec des miroirs et des lanternes en papier recouvert de motifs à pois lumineux, qui sont suspendus au plafond. Les visiteurs sont pratiquement enveloppés dans cet univers coloré et répétitif, créant l’illusion d’un espace infini de points colorés. Juste magique.

Pour la deuxième partie de l’exposition, nous pénétrons dans une galerie consacrée à son amour et obsession éternelle – la citrouille. La forme de la citrouille est un motif récurrent dans l’art de Kusama depuis la fin des années 1940.  La famille de l’artiste cultive des graines à Matsumoto, et elle rencontre donc la courge kabocha dans les champs qui entouraient sa maison d’enfance.

Ecrivant au sujet de l’importance des citrouilles dans son livre Infinity Net : l’autobiographie de Yayoi Kusama, elle dit : « il semble que les citrouilles n’inspirent pas beaucoup de respect. Mais j’ai été enchantée par leur forme charmante et séduisante. Ce qui m’a attiré le plus, c’était la modestie généreuse de la citrouille. Et son équilibre spirituel solide. »

Les Œuvres exposées incluent des citrouilles sculptées en bronze, peintes dans une palette vibrante de rouge, jaune et vert avec leurs formes pulpeuses ornés des motifs de points noirs qui créent une géométrie sophistiquée.

Les sculptures de citrouille intègrent plusieurs aspects clés de la pratique de Kusama : le motif répété de points a une connotation de croissance et de fertilité et une palette singulière et vibrante.

Kusama a peint citrouilles depuis son enfance et en Infinity Net rappelle que « j’étais confrontée à l’esprit de la citrouille, oubliant tout le reste et concentrant mon esprit entièrement sur la forme qui se trouvait devant moi. A l’instar de Bodhidharma qui a passé dix ans face à un mur de pierre, j’ai passé autant qu’un mois entier face à une seule citrouille. Je regrettais devoir prendre du temps pour dormir. »

Les œuvres exposées, créé à l’aide de la même palette de rouge, de jaune et de vert, révèlent des innombrables variantes de la citrouille et son motif de points répétés.  Evocations de citrouilles presque abstraites, verticales, plein d’énergie, chaque peinture porte sa propre humeur distincte et son caractère.

Comme les citrouilles, les fleurs occupent une place importante dans l’art de Kusama.  FLOWERS THAT SPEAK ALL ABOUT MY HEART GIVEN TO THE SKY – Les fleurs en bronze sont exposée dans le petit jardin en bord de l’eau de la galerie où, typiquement, on retrouve une démarcation entre la nature et l’art exubérant.   À la fois simplifiée et fantasmatique, ces formes de couleurs vives, recouvertes de pois sont conçus pour être vues sous plusieurs angles, encourageant les spectateurs à se déplacer autour d’eux.

Pour la dernière partie de l’exposition, on peut admirer les peintures célèbres de l’artiste qui font partie de la série intitulé My Eternal Soul.

Instinctives, abstraites, modernes, les peintures grand format abondent d’images et de couleurs explosives : des têtes, des yeux, des visages et créatures bizarres, des soleils et des formes géométriques y compris les points pour lesquels l’artiste est synonyme, pour offrir des impressions de mondes à la fois microscopique et macroscopique.

Superbe. Si vous êtes à Londres ne ratez pas cette exposition !

Source: Yayoi Kusama: THE MOVING MOMENT TO THE UNIVERSE –press release

Photos: – RockArtFashion.net

Yayoi Kusama: THE MOVING MOMENT WHEN I WENT TO THE UNIVERSE 3 October–21 December 2018 Victoria Miro, 16 Wharf Road, London N1 7RW

 

English Version

Visiting London for some days, I had the opportunity to visit Yayoi Kusama: THE MOVING MOMENT WHEN I WENT TO THE UNIVERSE at Victoria Miro Gallery on Wharf Road. Displayed from 3rd October to 21st of December 2018 the major exhibition of the Japanese artist features’ new paintings, including works from the iconic My Eternal Soul series, painted bronze pumpkin and flower sculptures, and a large-scale Infinity Mirrored Room.

This is my first exhibition of this amazing artist except of her collaboration in 2012 with Louis Vuitton in Paris when she decorated the iconic boutique with sculptures covered with her emblematic polka dots.

But who is Yayoi Kusama?

Born in Matsumoto City, Japan in 1929, she studied painting in Kyoto before moving to New York in the late 1950s. By the mid-1960s she had become well known in the avant-garde world for her provocative happenings and stunning exhibitions. Along the years she has developed a practice, which, though it shares affiliations with movements such as Surrealism, Minimalism and Pop Art, resists any singular classification.

Since this time, Kusama’s extraordinary artistic endeavours have spanned painting, drawing, collage, sculpture, performance, film, printmaking, installation and environmental art as well as literature, fashion and product design. She touches everything.

Kusama represented Japan at the 45th Venice Biennale in 1993, and over the past decade there have been museum exhibitions of Kusama’s work touring the world in North America, Japan, Korea, Singapore, China, Australia, Russia, Brazil, Argentina, Mexico, Chile, Spain, England, France, Denmark, Norway, Sweden and Finland.

Selected as one of TIME Magazine’s World’s 100 Most Influential People in 2016, Yayoi Kusama has developed throughout her career, a unique and diverse body of work that, highly personal in nature, connects profoundly with global audiences.

Continuing to address the twin themes of cosmic infinity and personal obsession, the new works in this exhibition are testament to an artist at the height of her powers as she approaches her 90th birthday.

The exhibition at Victoria Miro Gallery is free but we need to book timed ticked on web site. The bad thing it is currently sold out. But if you are lucky enough, people do not show up for their visit and some tickets are available at the gallery or on Facebook. So, this was my case as arriving at the gallery I just waited around 20 minutes and 2 places were available.

The exhibition starts on the 1st floor with INFINITY MIRRORED ROOM –MY HEART IS DANCING INTO THE UNIVERSE. Here the access is limited to 3 people every 60 seconds. Inside there  is a large mirrored room with paper lanterns covered with polka dots patterns suspended from the ceiling. Visitors are practically wrapped in colourful and repetitive universe creating the illusion of an infinite space of colourful dots. Just magical.

On the second part of the exhibition, we penetrate a gallery dedicated to her eternal love and obsession – the pumpkin.

The pumpkin form has been a recurring motif in Kusama’s art since the late 1940s.

The artist’s family cultivated plant seeds in Matsumoto, and she was familiar with the kabocha squash in the fields that surrounded her childhood home.

Writing about the significance of pumpkins in her book Infinity Net: the Autobiography of Yayoi Kusama, the artist notes:‘It seems that pumpkins do not inspire much respect. But I was enchanted by their charming and winsome form. What appealed to me most was the pumpkin’s generous unpretentiousness. That and its solid spiritual balance.’

Works on display include new bronze pumpkin sculptures, painted in a vibrant palette of red, yellow and green, their curvaceous forms adorned with tapering patterns of black dots that create a sophisticated geometry with connotations of growth and fertility.

Kusama has painted pumpkins since childhood, and in Infinity Net recalls that ‘I would confront the spirit of the pumpkin, forgetting everything else and concentrating my mind entirely upon the form before me. Just as Bodhidharma spent ten years facing a stone wall, I spent as much as a month facing a single pumpkin. I regretted even having to take time to sleep.’

The works on display, created using the same palette of red, yellow and green, reveal myriad variations of the pumpkin form and its pattern of repeated dots.

Varying from evocations of single pumpkins on patterned grounds to almost abstract, vertical forms, pulsating with energy, each painting carries its own distinct mood and character.

Like pumpkins, flowers have long been an important part of Kusama’s art. FLOWERS THAT SPEAK ALL ABOUT MY HEART GIVEN TO THE SKY – the painted bronze flower sculptures are exhibited outside in the gallery’s waterside garden where, characteristically, they straddle a line between nature and exuberant artifice.

At once simplified and fantastical, these forms, their surfaces covered with polka-dotted planes of vivid colour, are designed to be viewed from multiple angles, encouraging audiences to move around them.

On the last part of the exhibition we can admire  the Paintings from the artist’s celebrated, ongoingMy Eternal Soul series.

Instinctive, abstract, modern, the large format paintings abound with explosive colours and strange images: heads, eyes, faces, strange creatures, suns, patchworks and geometric shapes including the dots for which the artist is synonymous to offer impressions of both microscopic and macroscopic worlds.

Superb. If you are in London don’t miss this exhibition!

 

 

Source: Yayoi Kusama : THE MOVING MOMENT TO THE UNIVERSE –press release

Photos: – RockArtFashion.net

Yayoi Kusama: THE MOVING MOMENT WHEN I WENT TO THE UNIVERSE 3 October–21 December 2018 Victoria Miro, 16 Wharf Road, London N1 7RW

 

 

 

 

 

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