HOLISPARK introduces their debut album “Sonic Bloom” – Interview

 

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Dans la catégorie jeune espoir dans le rock français, je vote aujourd’hui avec le groupe lillois Hoilspark, une de mes plus belles découvertes rock – métal « Made in France » de ces derniers mois.

Le quintette : Manon Hollander(Chant), Kévin Stahl (guitare), Roch Deroubaix (batterie) Nico Delpierre (guitare), Maxime Mouquet (basse)– a sorti son premier album « Sonic Bloom » en février 2018, un opus très réussi qui nous dévoile une explosion de sonorités variées – pop rock mais aussi punk et métal – une énergie contagieuse, des guitares bien présentes, une force brute, de l’émotion et de la spontanéité.

Un chant puissant et clair avec beaucoup de personnalité, des riffs frais et orageux, une batterie furieuse et entêtante, de lignes de basse dynamiques, ces jeunes rockers brillants et déterminés savent pertinemment ce qu’ils veulent.

Mais pour apprendre plus sur eux, je vous laisse en compagnie de Manon et Nico que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer pour une interview découverte.

Holispark, vous étiez 3 et mais vous voilà 5 ? Qu’est ce qui s’est passé ?

Manon : A la base, on était un trio parce qu’on sortait d’un précédent projet avec qui au fur et à mesure on s’était un peu essoufflés. On ne se retrouvait plus dans les influences qu’on pouvait avoir musicalement, donc on a décidé d’arrêter. Mais Roch, Kevin et moi, on était toujours d’accord sur ce qu’on voulait faire.

On a donc créé un tout nouveau projet en juin 2015 et on l’a appelé Holispark. On a enregistré l’EP – The Harvest. Et pour le défendre sur scène, on avait besoin d’être 5, car il y avait de la basse et 2 guitares en studio, donc on a invité 2 copains Nico et Max, de venir partager la scène avec nous.

Au début, c’était plutôt dans une démarche de musiciens additionnels car avec l’expérience qu’on a pu avoir, on savait que nous 3 on pouvait se faire confiance.

Après, à force de concerts, des moments de partage, des blagues et des moments de galères, car il y a eu beaucoup sur notre route, on s’est rendu compte qu’on pouvait compter sur Nico et Max.

Et Hoilspark si on n’était pas avec Nico et Max ça ne s’appellerait même pas Holispark, ça n’aurait pas la même saveur, le même goût. Et donc, en rentrant de la tournée de The Harvest et avant de commencer de composer l’album, on s’est mis d’accord pour être 5.

Le changement de formule entre l’EP et l’album a forcément changé le son. Comment est-ce que vous décrivez cette évolution et quelles sont vos influences ?

Manon : En fait dans le projet d’avant, on avait déjà revu de faire un CD sauf que cela avait trainé beaucoup trop longtemps, ce qui a fait aussi qu’on s’est séparé. On perdait un peu l’étincelle.

En reprenant le nouveau projet, on s’est dit qu’il fallait sortir quelque chose parce que, sinon on va exploser, donc on a sorti l’EP « The Harvest » et on l’a appelé comme cela -la récolte- parce que en fait pendant tout ce temps on est restés énervés, cramponnées à nos idées de faire un CD et finalement ça y est, la récolte, le moment est venu.Les titres étaient là et on avait quelques choses à défendre.

Et puis sur scène on a rencontré Nico et Max qui ont rapporté leur touche musicale : Nico a des touches de métal et Max a des touches de punk, ce qu’on n’avait pas forcement auparavant. Kev avait un peu d’inspiration métal aussi, Roch est un peu glam rock et punk rock aussi et moi je suis très pop et un peu rock, ça dépend de période.

Je crois que chacun a une vision différente, une approche différente de la musique même s’il ya des points que se rejoignent. Si on est à 5 cela veut dire qu’il y a quelques choses qui nous réunit, ce n’est pas parce que on se force.

Je dirais donc que Sonic Bloom est carrément différent de The Harvest, c’est libérateur – on a enfin l’album qu’on voulait à 5 et on est vraiment fiers de la couleur qu’il a.

Nico : Et entre les deux, il y a eu une soixantaine de dates, la maturité et aussi une volonté d’affirmer un peu plus ses choix et sa personnalité musicale : Un pop rock mais peut-être un peu trop rock pour la pop et trop pop pour le rock.

S’il faut se définir ça sera rock alternatif, même si  je préfère dire qu’on fait du rock d’une manière générale.

On fait notre musique à nous. On a fait un CD pour nous, avec la musique qui nous plait et tant mieux si cela plait à d’autres personnes. On n’a pas cherché à faire de la musique pour toucher une certaine catégorie de personnes, c’est juste être sincère.

Il y a des gens qui vous entendre du The Cranberries dans nos influences, du No Doubt et Superbus et il y a d’autres qui vont entendre des touches métal ou punk. En fait, on peut retrouver des influences d’un peu partout, de n’importe quel style, c’est vrai et c’est faux, il n’y a pas de vérité, on entend ce qu’on a envie d’entendre et tant mieux si ça parle.

 The Harvest (La Récolte), Sonic Bloom (la Floraison), la tournée s’appelle The Garden (le Jardin), pourquoi ce clin d’œil à la nature ?

Manon : Déjà pour The Harvest, on s’était fait cette l’idée de récolte avec tout le travail qu’on a fait en amont, et enfin l’EP voyait le jour, il est arrivé, les gens il pouvait le savourer, l’écouter, c’était un don de la nature.

Et puis avec du recul, on s’est dit avec Sonic Bloom que la graine représentait aussi le projet Holispark. Avoir un projet, un album, un groupe, c’est comme avoir un bébé.

Nico : C’est comme une graine qui pousse, qui donne une tige, une fleur, qui se développe.

Manon : On pense au fait de s’épanouir, de grandir, d’apprendre et d’évoluer, parce la terre évolue en même temps que nous.

Ce que j’aime avec cette idée de nature est de vraiment ne pas trop lui demander, mais finalement elle est là, elle a son intérêt d’être là et nous, c’est un peu pareil. On aime ce qu’on fait, on a notre intérêt d’être là, après les gens ils font ce qu’ils veulent, s’ils sont touchés tant mieux, si non tant pis.

Nico : Sonic Bloom, c’est un peu l’idée de croissance, de nos regarder composer et grandir à 5 et se développer à travers la musique. C’est l’idée de floraison. On avait eu cette volonté de se confiner et créer à 5 d’où l’idée de la serre sur la pochette, avec des plantes à l’intérieur qui poussent.

Mais aussi, le côté nature dans l’énergie car on fait beaucoup de live – la force brute de la nature qui reprend se droits, qui détruit pour recréer, un renouvèlement et une croissance.

C’est un peu astral mais c’est quelque chose qui nous touche particulièrement.

Si vous devriez choisir une seule chanson sur l’album laquelle sera et pourquoi ?

Manon : Je dirais « Emotionally », la chanson qui ouvre l’album. C’est une chanson très personnelle, autant dans la composition que dans le texte. Elle parle des sentiments vraiment profondes, des grosses peines qu’on a pu avoir. C’est un morceau chargé en émotion, d’où le nom.

En fait, on a investi tellement dans notre musique que finalement, ça prend une telle ampleur que de fois on ne rend pas compte.

Je me rappelle un concert ou avant la chanson, je me suis permise de faire un discours et dire de quoi cette chanson parlait et les gens ont applaudi. C’était tellement prenant, car je me suis rendu compte que ce que je raconte il y a quelqu’un qui l’a vécu. Ça m’a fait tellement bizarre, je me suis dit que cette chanson, représente un sentiment que tout le monde a déjà ressenti et ça fait du bien de fois de ne pas se sentir seul dans sa peine. En la jouant en live, c’est toujours un moment particulier.

Nico :  Pour le plaisir de jouer en live, je dirais Hope. Le riff est vraiment agréable à jouer, j’aime bien l’énergie, c’est tranchant. Ça groove et c’est du rentre dedans par moment.

Qui ou quoi vous a donné envie de faire de la musique ?

Manon : Le jeu Guitar Hero. Avant, j’avais toujours chanté de trucs que j’ai entendu à la radio comme Jennifer ou Lorie, des trucs de filles. Et puis, j’ai un grand frère qui avait acheté Guitar Hero et tous les soirs on rentrait des cours et on passait nos soirées à jouer à Guitare Hero. A chaque fois, on se faisait engluer par ma mère.

Je trouvais le rock tellement cool. Enfin de la musique où les gens pouvaient crier, sauter, il y avait tellement des sentiments.

Le rock me permet de me lâcher et trouver plein de façons d’extérioriser. J’ai l’impression que le rock est la musique vraie, sincère.

Je m’intéresse beaucoup aux paroles et je me suis rendu compte que tous les groupes de métal sont tellement doux dans leur paroles, comparé au contraste avec la musique. Je trouve ça sincère et touchant. C’est la musique qui me touche le plus.

Je chantais Paramore – « Misery Business » et je me prenais trop pour Hayley Williams, c’était cool.

Nico :  Je n’ai pas eu une grosse culture musicale de mes parents. Ils écoutaient de la musique, mais pas du rock. Ma mère a voulu m’inscrire dans un cours d’harmonie vers 11 – 12 ans mais je n’aie jamais voulu. Après vers mes 16 ans, j’ai rencontré un ami qui faisait de la guitare et j’ai trouvé ça bien.

Ça m’a passionné et puis j’ai eu ma première guitare pour Noël et j’ai pu parfaire ma culture musicale avec des amis. Assez vite, je me suis dit que je savais ce je voulais faire :  de la musique et pas seulement pour m’amuser.

Pour moi, la musique est plus qu’une vie, une religion, un état d’esprit. Je ne passe pas une seule journée sans penser musique, écouter de la musique ou jouer de la musique.

M’impliquer dans un projet comme Holispark, c’est vraiment important dans ma vie. J’aurais du mal à faire une autre chose.

Et tous les 5 comment est-ce que vous travaillez ensemble ? Qui fait quoi ?

Nico :  En général, il y a toujours une idée de riff ou des lignes de chant. Ça part quand même d’une idée de base, mais pour la construction des morceaux – chacun a sa place : Roch, le batteur, écrit ses partis batterie, Max à la basse écrit ses les lignes de basse, et le fait de travailler ensemble permet de rebondir sur les ides des uns et des autres.

C’est vraiment un truc construit à 5 et une façon de penser à 5. On répète 3- 4 fois par semaine et pour composer l’album, c’était toujours sous forme de jam. On a essayé toutes les idées en live – on voulait vraiment avoir un rendu live et pas maquetter à la maison, derrière un bureau. On voulait vraiment garder cette énergie.

Et en fait, d’où vient ce nom de Holispark ?

Nico : C’est un jeu de mots pour « Holy » écrit avec Y pour le côté « Sacré » et « Holi » écrit avec « i » qui est la fête de printemps en Inde – une explosion de couleurs. « Spark » pour l’étincelle. En fait, il y a cette idée de feu sacré qui est le fil conducteur du groupe.

Manon : C’est étincelle qu’on a tous en nous. Car en fait, il faut savoir que quand on est musicien, on n’est pas toujours vraiment bien compris. C’est difficile de garder son étincelle car il y a parfois de gens qui te met plus bas que terre et qui te disent souvent d’arrêter de rêver –  tu ne vas pas révolutionner le monde avec ce que tu fais.

On n‘a pas du tout l’intention de vouloir révolutionner le monde. Mais on a l’intention de garder l’étincelle, car on y croit et on a envie de croire tous les 5. S’il y a un de nous qui perds son étincelle, les autres 4 se battent pour l’aider à la raviver.

Justement quel sera votre scène ou festival où vous rêvez jouer un jour ?

Manon – Je voudrai bien faire Coachella. Il y a plein d’artistes que j’aime qui y vont, donc ça sera cool de le faire.

Nico : Si on parle vraiment de rêve – ça sera Wembley. Même en première partie ça me va.

L’idée de chanter en anglais, c’est venu dès le début ou vous avez essayé d’abord en français ?

Manon : C’était l’idée du début de chanter en anglais parce que déjà on écoute tous de la musique en anglais.

Nico : Je pense qu’il y a eu l’unanimité de chanter en anglais car on trouve que l’anglais pour le rock c’est un peu plus chantant, plus groovy. Je trouve que c’est difficile de faire sonner du rock en français. Après, il y on a qui le font très bien et c’est tant mieux.

Le souci avec le français et aussi le fait que les gens vont écouter plus les paroles que la musique et on ne voulait pas passer à côté de ça.

Et bien sûr chanter en anglais permet de s’exporter. Si on chante en français, cela veut dire jouer que dans les pays francophones et cela ferme des portes. Bon ce n’est déjà pas mal de chanter en Belgique et au Québec mais c’est plus difficile de chanter uniquement en français si on va en Angleterre ou en Allemagne.

Qu’est-ce que vous pensait de la scène rock française en ce moment ?

Manon : J’ai l’impression qu’elle se fait discrète …

Nico : On va dire que la scène médiatisée est assez limitée. Les groupes qui cartonnent vraiment tournent plus à l’étranger qu’en France – en rock métal – par exemple, je pense à Gojira adulé partout dans le monde. Aux USA, ils ont fait de la télé et nous on n’arrive même pas à les faire passer à la radio…c’est là qu’on voit un peu la différence de culture.

En France, on est plus chansons à texte, et s’est plus difficile de se faire sa place dans le champ visuel médiatique. Après dans la scène rock en général malgré tout, il y a vraiment des très bons groupes en France. On a croisé beaucoup de très bons groupes locaux. En fait, il manque une grosse radio en France qui diffuse du rock.

Manon : il y a de très bons groupes mais juste qu’ils ne sont pas assez diffusés et aussi il faudra mettre en avant le fait que ce sont de français. J’écoute beaucoup de playlists et de fois, je découvre que ce sont de français mais ils ne passent jamais à la radio.  C’est vraiment dommage, car c’est de la bonne musique mais les gens ne savent pas.

Nico : Le problème ce ne sont pas les mélomanes, ou les gens qui écoutent les radios ou les télés, ce sont les diffuseurs qui choisissent ce que les gens doivent écouter. En France, le seul rock qui fonctionne, c’est le rock étranger paradoxalement.

Manon : Comme ils ont de quota, ils passent toujours le rock ancien :AC/DC, Metallica, Sting ou Phil Collins. C’est toujours la même chanson ou les mêmes artistes qui reviennent à la radio. C’est toujours sympa de les réécouter, mais il y a un truc qui se perd. J’ai l’impression qu’en France on se contente de ce qu’on sait faire.

Ce qu’ils passent à la radio se sont les recettes qu’on connait et qui fonctionnent. Ça brasse de l’argent certainement et on est un peu frileux de faire d’autre chose.

Nico : Je pense qu’avec l’avènement des plateformes, cela va se populariser un peu plus. Les gens vont de plus en plus sur Deezer et Spotify et surtout avec les playlists cela permet aux groupes émergents de pouvoir se faire une place.

Et puis, on a la culture festival en France et c’est quand même une chance. On a pas mal de festivals qui permettent aux groupes du rock de pouvoir exister un peu sans la scène française.

Niveau vestimentaire, qu’est-ce que vous aimez porter sur scène ?

Manon : On a un code couleur qui est autour de noir et doré pour rester dans la thématique de la pochette.

Les garçons sont surtout en noir car c’est difficile de trouver du doré même si c’est un peu dans la tendance actuelle. Parfois des T-Shirts avec des œillets pour ressortir le coté métallique. Personnellement, j’ai des chaussures dorées et un chemisier fleuri orange et doré avec de manches bouffantes que j’aime bien porter sur scène.

C’est une chose qui évolue mais ce code couleur reste quand même important. On travaille actuellement avec quelqu’un qui est en train de revoir tout notre plan de scène, qui veut jouer avec la verdure qu’on retrouve sur l’album.

On lui laisse le libre choix à ses idées et on verra où cela nous mène. Mais c’est parti pour que le plateau soit un peu plus fleuri et vert, ramener un peu de couleur dans le noir.

Quelques mots concernant la tournée ? 

Nico : On aimera bien faire de festivals car c’est un bon moyen de se faire connaitre sur les scènes découverte. On aura accès à un public plus averti.

Manon : Pour l’instant, on fait beaucoup de concerts mais on est seuls, le public vient sans savoir exactement ce qu’on fait, tandis que là si on fait des festivals ça sera de festivals axé rock, métal, dans cet univers-là et le public sera plus préparé à comprendre notre musique et à la  vivre avec nous. Et puis, on est dans le nord et finalement, l’Allemagne, la Belgique, l’Angleterre ne sont pas loin.

Merci beaucoup

Manon et Nico : Merci à toi

« Sonic Bloom » – Holispark est disponible depuis le 2 février 2018 chez Send The Wood Music.

https://www.facebook.com/holisparkband/

English Version.

In the category New Talented French Rock Band, I vote today with Hoilspark, one of my best discoveries rock – metal “Made in France” these latest months.

The quintet – Manon Hollander (vocals), Kévin Stahl (guitar), Roch Deroubaix (drums) Nico Delpierre (guitar), Maxime Mouquet (bass) – released their debut album “Sonic Bloom” in February 2018, a wonderful record that reveals an explosion of varied sounds -pop, rock but also punk and metal – a contagious energy with awesome guitars, an exquisite raw force, emotion and spontaneity.

Powerful, clear vocal with a lot of personality, stormy riffs, furious drums, dynamic bass lines, these young talented and motivated these young brilliant people are determined and know exactly what they want.

But to learn more about them, I leave you in the company of Manon and Nico, that I had the great pleasure to meet for a very nice chat.

 

Holispark, you were a 3 -pieces band and you’re a 5 piece now? What happened?

Manon: Initially, we were a trio because we were part of a previous project that we decided to stop because we were quite bored. But Roch, Kevin and myself, we still have our idea of what we wanted to do, so, we created a new project in June 2015 and we called him Holispark.

We released an EP – The Harvest and to defend it on stage, we needed to be 5, because there were a bass and 2 guitars in the studio, so we invited 2 mates, Nico and Max to come and share the stage with us.

First, it was rather in an approach of touring musicians because with experience we may have had with the previous members, we knew that the three of us we could trust each other.

After many gigs, moments of sharing, jokes or difficult moments, because there have been many on our road, we realized that we could count on Nico and Max and we said, it’s all good and is now, we are 5.

And Hoilspark wouldn’t be called Holispark if we weren’t with Nico and Max. The flavour wouldn’t be the same.

And on the way home from The Harvest tour and before starting to write the album, we decided to be 5.

Changing formula between the EP and the album has necessarily changed the sound. How do you describe this evolution and what are your influences? 

Manon: In fact, in the previous project, we wanted to make a CD, but it took too long. It was one of the reasons that we split. We had lost our spark.

So, when we started the new project, we decided to release something quickly, because otherwise we’re going to explode, so we released the EP “The Harvest” called like this as we were finally harvesting, it was the right time. The tracks were there and we had something to defend.

And then on stage, we met Nico and Max who brought with them some influences that we did not have before. Now it’s different because Nico has some metal influences and Max has punk influences, that we did not necessarily had before in our music.

Kev have some metal influences also, Roch has some glam rock and a punk rock influences also and I am very pop and a little rock depends on period.

I believe that everyone has a different vision, a different approach to the same music but there are some points where we all meet. If we’re to 5 means that there are some things that brings us together this isn’t because we force.

We can say that something that has evolved. “Sonic Bloom” is totally different from “The Harvest”, it’s liberating – we finally got the album we wanted to do with 5 members and we’re really proud of it.

Nico: And between the two, there were about 60 shows, we won some maturity and also, the desire to assert more our choices and our musical personality: A pop-rock, but maybe a little too rock for pop and too pop for the rock. If need to define our music, it will be alternative rock but I prefer to say that we do rock, in general.

We do our music for us. We did a CD for us, with music that we like and so much better if it pleases to others. We did not try to make music to reach a certain category of people but just being honest.

There are people who will  hear The Cranberries in our influences, No Doubt or Superbus and there are others who will hear metal or punk influences. In fact, we can find influences from everywhere, of any style.

The Harvest, Sonic Bloom, the tour is called The Garden why this permanent reference to nature?

Manon: Already for The Harvest, we got this idea of harvest with all the work we’ve done upstream, and finally the EP, it happened, people he could enjoy it, listen to it, it was a gift from nature.

And then with hindsight, we said that with Sonic Bloom that the seed was also the Holispark’s project. To have a project, an album is like having a baby.

Nico: It’s like a seed that grows, which gives a stem and a flower that grows.

Manon: We think of the fact to flourish, grow, learn and evolve, because the Earth is evolving along with us.

What I love about this idea of nature, is that we do not ask it too much, but finally it is there, it has its interest to be there and we are a little bit like that. We love what we do, our interest is to be there, people they do what they want, if they love is so much the better, if not it is too bad.

Nico: And with Sonic Bloom, it is somewhat the idea of growth, watch us grow and develop through music. It’s the idea of blooming. We had this desire to be confined and create together-  so it’s the idea of the greenhouse on the cover, with plants that grow inside.

But also, because we do a lot of live we thought of nature’s energetic side, the raw force of nature which destroyed to rebuild, a renewal and growth.  It’s a bit astral but this is something that affects us.

If you choose only song on the album which will be and why?

Manon: I would say “Emotionally”, it’s the song that opens the album. It’s a very personal song which reveals deep feelings, a track loaded with emotion. In fact, we have invested so much in our music that finally takes such magnitude that we did not realize it.

There is a concert where before this song, I allowed myself to make a speech and say what it was talking about this song and people clapped. It was so emotional, so I realised that what I’m saying, there is someone who has lived it. It was weird , I think this song reveal a feeling that everyone has felt and  playing live is always a special moment.

Nico: For the pleasure of play live I would say Hope for the pleasure of playing it live. The riff is really enjoyable to play. I like the energy and the groove.

How did you decide to make music?

Manon: With the game Guitar Hero. Before, I was always singing stuff that I heard on the radio like Jennifer or Lorie, you know, girls stuff. And then, my older brother had bought Guitar Hero and every day, we come back from school and we spent our evenings playing Guitar Hero.

I thought the rock was son Cool. Finally, the music where people could shout, jump, there are so many feelings. Rock allows me to find plenty of ways to express myself. I have the impression that the rock is real, it is sincere music. I was singing Paramore – “Misery Business” and I thought I was Hayley Williams, it was cool.

I am very interested in the lyrics and I realised that the lyrics of all metal bands are so nice and kind compared to contrast with the music. I think it’s heartfelt and touching

Nico: I did not receive a rock education from my parents. They listened to music, but not rock. My mother wanted me to attend a harmony class when I was 11-12 years old and I’ve never wanted and then when I was 16, I met a friend who has a guitar and I thought it was great.

I got my first guitar for Christmas and I was able to improve my musical culture with friends. Soon enough, I knew what I wanted to do: music and not just for fun.

For me, music is more than a life, a religion or a state of mind. I do not spend one day without thinking music, listening to music or playing music. Getting involved in a project like Holispark, it is very important in my life. I wouldn’t do anything else.

 How do you work together? Who does what?

Nico: In general, there is always a riff idea or some melody lines. That’s the basic idea and then for building the song – each of us has his place: Roch, the drummer, wrote his battery parts, Max on bass write his bass lines and so on, and working together allows us to bounce on the ideas of each other.

It’s really something built by 5 people. We rehearse 3 – 4 times a week and for writing the album, we have been always jamming. We tried all the ideas in live – we really wanted to have a live feeling and not just creating behind a desk, in front of a PC. We really wanted to keep that live energy.

And in fact, from where comes the name of Holispark?

Nico: It’s a word game for “Holy” written with “Y” for the side ‘Sacred’ and ‘Holi’ written with ‘i’, which is the feast of spring in India – an explosion of colour. And “Spark” for the spark. In fact, there this idea of sacred fire which is the main theme of the group.

Manon: It is the spark we have in us. Because actually, you should know that when you are a musician, you are not always really well understood. It’s hard to keep his spark because very often people tells you to stop dreaming – you are not going to change the world with what you’re doing…

We have no intention to change the world but we have the intention to keep the spark, because we believe in what we are doing. If there is one of us who lose his spark, the other 4 are fighting to help to revive.

What will be your dream festival or stage where you would like to play one day?

Manon – I would like to do Coachella. There are plenty of artists that I like that perform there, so it will be real cool to do it.

Nico: If we really talk about dream – it will be Wembley. Even in opening of another band would be great.

The idea to sing in English, it has come from the very beginning or you have tried first to sing in French?

Manon: It was the idea of the beginning to sing in English because already we’re all listening to music in English.

Nico: I think there is unanimity to sing in English because we find that English for rock is groovier. I think it’s difficult to sing rock in French.

The fact is also that if we sing in French, people are listening to more the lyrics then music and we do not want this. And of course, singing in English allows us to export our music. If we sing in French it means playing only francophone countries and it closes some doors. Well it’s not bad to perform in Belgium and in Quebec, for example, but It is more difficult go in England or in Germany.

What do you think of the French rock scene in this moment?

Manon: In France, I feel that rock is quite discreet at the moment.

Nico: Let’s say that the high-profile scene is quite limited. Bands that are smashing now are really touring more abroad than in France. For example, I think of Gojira, known everywhere in the world. In USA they did TV shows and in France, we do not even hear them on the radio… it is here, we see a little difference in culture.

In France, it is more lyrics songs that work, and it is more difficult to find its place in the Visual Media field.

But we have great rock bands in France We met very good local bands. What we do not have in France is a big radio that broadcasts rock and metal.

Manon: Rock bands are not broadcasted. I listen to a lot of playlists and sometimes, I discover that many bands are French but they are not played on the radio.  And it’s a shame, because it’s good music and people should know them.

Nico: The problem is not the music lovers or those who listen to radios or TVs but the broadcasters who choose that people need to listen to. Paradoxically, In France only the international rock works.

Manon: As they have quota, they always play the old rock like AC/DC, Metallica, Sting or Phil Collins. It’s always the same song or the same artists who are played on the radio. It’s always nice to listen to them but there is one thing that gets lost. I have the impression that in France, we just do what we know to do without taking risks.

Nico: I think that with the advent of platforms, this will change. People go more and more on Deezer and Spotify and especially with the playlists that helps emerging artists to be able to get known. And then, we got the culture of festivals in France and this is a chance. There are a lot of festivals that allow groups of rock to exist.

What do you like to wear on stage? Do you have a dress code?

Manon: We have a colour code: black and gold in order to stay in the theme as the album cover.

Boys are especially wearing black because it is difficult to find golden clothes even if it is trendy now.

Personally, I have golden shoes and a flowery orange golden blouse with puffed sleeves that I like to wear on stage.

It is something that evolves, but this colour code remains important. We currently work with someone who is reviewing all our stage plan trying to introduce some “green” found on the album.  We let him free choice in his ideas and we’ll see what is going to happen. More flowery and green will bring a little colour in the darkness

A few words about the tour? 

Nico: We’d love to perform to festivals because it’s a good way to make ourselves known on the “discovery stage”. You will have access to a more experienced audience.

Manon: For now, we do a lot of concerts but we’re alone, the audience comes without knowing exactly what we’re doing. While there if we make more rock-metal oriented festivals, in this universe we could find an audience more prepared to understand our music. And then, we live in the North of France and Germany, Belgium or England are not so far.

Thank you very much

Manon and Nico: thank you

“Sonic Bloom» is available since February 2, 2018 at Send the Wood Music

https://www.facebook.com/holisparkband/

 

 

 

 

 

 

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